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| Nom de naissance |
Lawrence M. Poons |
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| Représenté par |
Galerie Almine Rech (d) |
| Lieu de travail |
États-Unis () |
| Mouvement | |
| Mécène | |
| Conjoint |
Paula DeLuccia |
| Site web |
Brown Sound (1968) |
Lawrence M. « Larry » Poons, né le à Tokyo, est un peintre abstrait américain. Révélé au début des années 1960 par ses toiles de points et d'ovales colorés rattachées à l'Op art, il s'est ensuite éloigné de ce style, ce qui lui a valu d'être associé tour à tour au hard edge, au Color field (en), à l'abstraction lyrique et à l'expressionnisme abstrait.
Né à Tokyo, Larry Poons étudie de 1955 à 1957 au Conservatoire de Nouvelle-Angleterre (en) de Boston avec l'intention de devenir musicien professionnel. La découverte de l'exposition de Barnett Newman chez French and Company, en 1959, le décide à abandonner la composition musicale. Il s'inscrit alors à la School of the Museum of Fine Arts de Boston, puis à l'Art Students League of New York à Manhattan. Il enseigne dans cette dernière institution de 1966 à 1970, puis de nouveau à partir de 1997.
Poons se fait connaître dans les années 1960 avec des tableaux de cercles et d'ovales disposés sur des fonds unis, souvent très colorés. Ces œuvres, désignées comme les Dot paintings (« peintures de points »), produisent une impression de mouvement et sont classées dans l'Op art. Au début de la décennie, il est représenté par la Green Gallery (en) aux côtés de Donald Judd, Claes Oldenburg et Lucas Samaras, puis, à la fin des années 1960, par Leo Castelli. Bien qu'il expose avec les artistes optiques en 1965, il se détourne dès 1966 de l'Op art pour des toiles abstraites plus libres et plus picturales. Cette évolution, critiquée par une partie du public, est soutenue par Frank Stella, qui lui laisse un mot de félicitations à sa galerie.
Selon la critique Roberta Smith (en) du New York Times, « depuis son émergence dans les années 1960, M. Poons a montré une forte préférence pour des champs de couleur vibrante couvrant toute la toile, même si ses moyens pour y parvenir ont énormément varié ».
Sa toile Brown Sound fait la couverture du numéro d'été 1968 d'Artforum. Poons apparaît dans le documentaire d'Emile de Antonio Painters Painting: The New York Art Scene 1940-1970 (en) (1972) et il est le sujet du film Manual of Arms (1966) de Hollis Frampton. Il figure également dans la série de portraits Portraits of the Artists (1967) d'Andy Warhol, aux côtés de Jasper Johns, Donald Judd, Roy Lichtenstein, Lee Bontecou, Frank Stella, Robert Rauschenberg, Robert Morris et James Rosenquist, tous artistes ayant collaboré à une série d'estampes pour Leo Castelli. Un documentaire de Paul Tschinkel, Larry Poons: On Making Art (1999), lui est consacré. En 2018, il est l'une des figures centrales, avec Jeff Koons, Gerhard Richter et Njideka Akunyili Crosby, du documentaire de Nathaniel Kahn sur le marché de l'art The Price of Everything,.
Il vit principalement à New York et possède un atelier dans le nord de l'État de New York.
S'il a renoncé à la composition, Poons a joué de la guitare au début des années 1960 dans The Druds (en), éphémère groupe de musique bruitiste d'avant-garde réunissant des figures de l'art conceptuel et de l'art minimal new-yorkais : Walter De Maria à la batterie, La Monte Young au saxophone et Patty Mucha (alors épouse de Claes Oldenburg) au chant, sur des textes d'Andy Warhol et de Jasper Johns,.
Pilote de motos anciennes, il partage son temps entre la peinture et la compétition. L'American Historic Racing Motorcycle Association (en) (AHRMA) lui a décerné la Hailwood Cup 500 cm3 en 1998 et 2003, ainsi que le trophée John & Ginny Demoisey 2003 récompensant les couples de pilotes, avec son épouse, la peintre Paula DeLuccia. Il court sur une Matchless G50 et une Ducati 250.
Ses œuvres figurent dans de nombreuses collections, parmi lesquelles la Galerie d'art Albright-Knox à Buffalo, l'Art Institute of Chicago, le Cleveland Museum of Art, le Hirshhorn Museum and Sculpture Garden à Washington, le Metropolitan Museum of Art, le Musée d'Art contemporain de Los Angeles, le musée des Beaux-Arts de Boston, le Musée des Beaux-Arts de Houston, le Museum of Modern Art, le Philadelphia Museum of Art, le Musée d'Art de Santa Barbara, le Smithsonian American Art Museum, la Tate à Londres, le Musée Van Abbe à Eindhoven, le Whitney Museum of American Art et la Yale University Art Gallery[réf. nécessaire].