| Le Merlerault | |
L'église Saint-Martin. | |
Blason. |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Orne |
| Arrondissement | Mortagne-au-Perche |
| Maire délégué Mandat |
Martine Gressant 2025-2026 |
| Code postal | 61240 |
| Code commune | 61275 |
| Démographie | |
| Gentilé | Merluriens |
| Population | 756 hab. (2023 |
| Densité | 40 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 42′ 02″ nord, 0° 17′ 07″ est |
| Altitude | Min. 184 m Max. 321 m |
| Superficie | 19,10 km2 |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Rai |
| Législatives | Deuxième circonscription |
| Historique | |
| Fusion | |
| Intégrée à | Merlerault-le-Pin |
| Localisation | |
| modifier |
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Le Merlerault est une ancienne commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie.
En 2025, elle fusionne avec Les Authieux-du-Puits, La Genevraie, Godisson et Nonant-le-Pin pour former la commune nouvelle de Merlerault-le-Pin, dont elle est devenue une commune déléguée.
La commune est aux confins du pays d'Ouche, du pays d'Auge, de la plaine d'Argentan, de la campagne d'Alençon et du Perche.
Situé sur l'ancienne route nationale 26, son bourg est à 12 km au sud de Gacé, à 14 km au nord-est de Sées, à 27 km à l'est d'Argentan et à 28 km à l'ouest de L'Aigle.
La superficie du Merlerault est de 19,10 km2 ; son altitude varie de 184 à 321 mètres.

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie.
Elle est drainée par le Don, l'Ure, la Dieuge, le ruisseau Saint-Martin, le Bief, des bras du Don, le cours d'eau 01 des Etangs des Bruyères, le Don, le fossé 01 de la commune de la Genevraie, le fossé 01 de la Flonière, le fossé 01 de la Lamberderie, le fossé 01 de la Reboursière, le fossé 01 de l'Étang des Grandes Bruyères, le fossé 01 de l'Étre-au-Macé, le fossé 01 des Planchettes, le fossé 01 des Ventes de Nonant, le fossé 01 d'Oisellerie Haras, le fossé 01 du Bois Chausson, le fossé 01 du Bois du Mesle, le fossé 01 du Champ Mignon, le fossé 02 de la commune de la Genevraie, le fossé 02 de la Croix Blanche, le fossé 02 du Colombier, le fossé 02 du Sapin, le fossé 03 des Ventes de Nonant, le fossé 04 des Planches, le fossé 07 de la Motte, le fossé 08 de la Vallée, le ruisseau de la Genevraie, le ruisseau du Bois Guimon et divers autres petits cours d'eau.
Le Don, d'une longueur de 30 km, prend sa source dans la commune de Brullemail et se jette dans l'Orne à Almenêches, après avoir traversé dix communes.
L'Ure, d'une longueur de 30 km, prend sa source dans la commune de Ménil-Froger et se jette dans l'Orne à Argentan, après avoir traversé neuf communes.
La Dieuge, d'une longueur de 16 km, prend sa source dans la commune et se jette dans l'Ure à Gouffern en Auge, après avoir traversé six communes.
Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : les étangs des Bruyères (0,98 ha),.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 791 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 7,9 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 775,3 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 39,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,5 °C, atteinte le .
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de chaleur date du record |
14,2 1.1.2022 |
19,7 25.2.2026 |
23,2 30.3.2021 |
28,1 8.4.2026 |
32,5 26.5.2026 |
38,8 25.6.2026 |
39,1 25.7.2019 |
38,9 13.8.2026 |
32,7 9.9.2023 |
27,5 9.10.2023 |
22 1.11.2015 |
15,5 30.12.2022 |
39,1 2019 |
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| Maximale moyenne | 6,8 | 7,8 | 11,1 | 15 | 18 | 21,3 | 23,8 | 23,3 | 20,5 | 15,4 | 10,7 | 7,7 | 15,1 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 4,2 | 4,7 | 7,2 | 10,2 | 13 | 16,3 | 18,3 | 18,1 | 15,5 | 11,8 | 7,9 | 5 | 11 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | 1,7 | 1,5 | 3,3 | 5,3 | 8,1 | 11,2 | 12,8 | 12,8 | 10,5 | 8,2 | 5,2 | 2,3 | 6,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de froid date du record |
−12,1 7.1.2009 |
−12,5 12.2.2012 |
−9,2 13.3.2013 |
−3,8 3.4.2022 |
−1,6 2.5.2021 |
2,7 1.6.2011 |
5,3 30.7.2015 |
5,4 21.8.2014 |
1,1 26.9.2010 |
−1,8 21.10.2010 |
−6,5 30.11.2010 |
−10,1 19.12.2009 |
−12,5 2012 |
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| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 71,8 | 61,3 | 60,9 | 52,8 | 68,6 | 61,7 | 49,2 | 63,7 | 42,6 | 70,9 | 79 | 92,8 | 775,3 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 1 mm (jours) | 13,9 | 11,8 | 10,6 | 9,5 | 9,5 | 8,9 | 6,8 | 9,8 | 7,8 | 12,5 | 14,5 | 15,2 | 130,6 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 5 mm (jours) | 5,2 | 4,6 | 4,2 | 3,5 | 4,2 | 4,2 | 3,5 | 3,9 | 2,8 | 4,8 | 5,5 | 6,9 | 53,4 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 10 mm (jours) | 1,7 | 1,5 | 1,6 | 1,2 | 2,2 | 1,9 | 1,3 | 1,9 | 0,9 | 2,1 | 2,1 | 2,8 | 21,2 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
25 17.1.2024 |
18,9 11.2.2026 |
25 11.3.2013 |
37 8.4.2022 |
78,5 28.5.2018 |
40 6.6.2013 |
60,6 12.7.2021 |
41 6.8.2014 |
32,2 23.9.2012 |
51,7 2.10.2021 |
38,8 13.11.2010 |
28,2 7.12.2024 |
78,5 2018 |
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Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Au , Le Merlerault est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes,.

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (91,4 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (48,1 %), prairies (43,2 %), forêts (5 %), zones urbanisées (3,6 %).
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
Le nom de la localité est attesté sous les formes Merula en 862 et Merula Radulphi (non daté).
Le toponyme serait issu du latin merula, « merle », et de l'anthroponyme Raoul, baron normand du XIIe siècle.
Vers l'an 1020, Richard de Sainte-Scolasse, seigneur de la région, compagnon d'arme de Richard II de Normandie (dit Richard « l'Irascible » ou Richard le « Bon », duc de Normandie de 996 à 1026), aurait fait don du domaine du Merle à l'un de ses compagnons d'armes, Roger, contre le service de dix chevaliers en temps de guerre. Le prénom d'un descendant de ce Roger, Raoul, Ranulf ou Rault du Merle, sera à l'origine de la terminaison "rault" du nom du bourg.
Le bourg devient au Moyen Âge une cité féodale fortifiée. A l'époque du roi Philippe-Auguste, le seigneur du Merle tient cette baronnie directement du roi sous condition que ce dernier puisse marier à sa convenance l'aîné des enfants du Merle. Pendant la guerre de Cent Ans, le bourg est l'objet de combats. Un incendie le dévaste en 1345. En , le château que défend en vain Jean du Merle est conquis et pillé par les troupes du duc de Lancastre. Occupé à nouveau par les Anglais en 1359, il est repris en 1364 par les Français à l'issue de violents combats contre les troupes anglo-navarraises de Ferrando d'Ayens.
Le bourg quitte la famille du Merle à l'occasion du mariage en 1385 d'Agnès du Merle dame du Merle-Raoul et de Gacé avec Jean de la Champagne seigneur d'Avrilly, une forteresse aux défenses considérables. Leur fille Jeanne, décrite par certains comme la plus riche héritière du Cotentin, épousera Nicolas Paynel baron de Hambye et de Bricquebec qui transmettra le fief à leur gendre Louis d'Estouteville, gouverneur de Normandie.
Au Moyen Âge, les Montgomery y possèdent un haras.
Au XVe siècle, le bourg est rebâti à deux kilomètres au nord-est de l'ancien village. Un siècle plus tard, Sully et Henri IV y créent le Haras du Roi. En 1665, Louis XIV à l'initiative de Colbert, crée le Haras du Pin, premier dépôt d'étalons de son histoire.
En 1672, un prêtre du Merlerault, Claude Le Febvre, fait de son vivant une donation pour financer une cérémonie annuelle autour du feu de la Saint Jean, paiement de douze fagots et rémunérations des clercs ainsi que des carillonneurs. Il en précise les différentes phases, chants dans l'église, sortie en chantant Inter natos mulierum non surrexit major Joanne Baptista puis le Te Deum, procession, allumage du feu sur la place à huit heures du soir, hymnes à Saint Jean-Baptiste, retour vers l'église en chantant les Laudes, puis le Benedictus et l’oraison du jour.
En 1715, le haras national du Pin est construit pour rassembler en Normandie les haras du Roi. Il remplace les haras royaux du Merlerault et de Montfort-l'Amaury.
Au XVIIe siècle, Le Merlerault devient un des dix-huit relais de poste de la route royale d'Alençon à Rouen (déplacé à Nonant-le-Pin en 1784 à l'achèvement de la nouvelle route 138).
En 1822, la commune du Merlerault, instituée par la Révolution française (1 264 habitants en 1821) absorbe Mont-Marcey (133 habitants), à l'ouest de son territoire.
Le , Charles X, autoriser à s'exiler — à la suite des Trois Glorieuses — quitte Rambouillet pour Cherbourg où un paquebot à destination de l'Amérique l'attend (il choisira finalement l'Écosse puis la Bohême), est rejoint au Merlerault par le colonel Caradoc, émissaire britannique de Louis-Philippe, qui lui remet la proposition de confier au nouveau pouvoir l'héritier du trône, le duc de Bordeaux, ce que sa mère, la duchesse du Berry et son grand-père refusent.
La première pierre des halles est posée en 1831.
En 1867 est mise en service par la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest la gare du Merlerault sur la ligne de Saint-Cyr à Surdon empruntée par les trains de la relation de Paris-Montparnasse à Granville.
Le , la place de la mairie est détruite par l'explosion de trois camions américains remplis de munitions. Elle est reconstruite mieux qu'à l'identique.
La gare ferme en et sa desserte est désormais assurée par service routier de transport à la demande TER Normandie.
Afin d'éviter une baisse des dotations de l’État et permettre une mutualisation des services, tout en lui donnant plus de poids dans les décisions de l'intercommunalité, dix communes ont envisagé en 2022 de fusionner sous le régime des communes nouvelles. Après réflexions, seules les communes du Merlerault, Nonant-le-Pin, Godisson, Les Authieux-du Puits et La Genevraie ont confirmé cette démarche par délibérations de leurs conseils municipaux en , après des réunions publiques tenues à Merlerault et Nonant-le-Pin,.
La commune nouvelle est ainsi créée le par un arrêté préfectoral du .

Avant la fusion, Le Merlerault se trouvait dans l'arrondissement d'Argentan du département de l'Orne.
Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton du Merlerault. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Pour les élections départementales, les électeurs du Merlerault votent depuis 2014 dans le canton de Rai.
Pour l'élection des députés, ils votent au sein de la deuxième circonscription de l'Orne.
Le Merlerault était le siège de la très petite communauté de communes du Pays du Merlerault, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1996 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Conformément aux prescriptions de la loi de réforme des collectivités territoriales du , qui a prévu le renforcement et la simplification des intercommunalités et la constitution de structures intercommunales de grande taille, celle-ci a fusionné avec la communauté de communes de la Vallée de la Risle pour former, le , la communauté de communes des Vallées du Merlerault.
Une seconde fusion intervient dans le cadre des dispositions de la Loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe), qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité transitoire a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté de communes des Vallées d'Auge et du Merlerault.
Depuis la fusion de 2025, les habitants y sont représentés par les élus de Merlerault-le-Pin.
Le gentilé est Merlurien.
En 2023, la commune comptait 756 habitants, en évolution de −6,55 % par rapport à 2017 (Orne : −2,88 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
L'herbe du Merlerault, particulièrement grasse, a toujours été favorable à l'élevage des chevaux. Les nombreux haras aux alentours sont les successeurs des haras Montgomery au Moyen Âge et des haras royaux d'Henri IV.
Armes de la ville du Merlerault : |