| Le Cheylas | |||||
Le Cheylas vue de la D 523. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Isère | ||||
| Arrondissement | Grenoble | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Le Grésivaudan | ||||
| Maire Mandat |
Pierre Baruzzi 2026-2032 |
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| Code postal | 38570 | ||||
| Code commune | 38100 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Cheylasiens | ||||
| Population municipale |
2 389 hab. (2023 |
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| Densité | 284 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 22′ 20″ nord, 5° 59′ 36″ est | ||||
| Altitude | Min. 240 m Max. 1 202 m |
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| Superficie | 8,4 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Le Cheylas (ville isolée) |
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| Aire d'attraction | Grenoble (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton du Haut-Grésivaudan | ||||
| Législatives | Cinquième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Isère
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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| Liens | |||||
| Site web | www.lecheylas.fr | ||||
| modifier |
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Le Cheylas [lə ʃela] est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Ses habitants sont appelés les Cheylasiens. La commune compte un monument faisant l’objet d’une inscription partielle au titre des monuments historiques, le manoir de la Tour.
Le Cheylas est une commune située dans la vallée du Grésivaudan, au pied de la montagne de Brame-farine, entre la chaîne de Belledonne et le massif de la Chartreuse, à égale distance (30 km) de Grenoble et Chambéry. La commune fait partie de l'aire urbaine de Grenoble. La commune est rattachée à la communauté de communes Le Grésivaudan.
La banquette interglaciaire de Barraux et les vallées perchées du Grésivaudan sont un site géologique remarquable de 556,69 hectares qui se trouve sur les communes de Goncelin, Le Cheylas, La Flachère, Morêtel-de-Mailles, Sainte-Marie-d'Alloix et Saint-Vincent-de-Mercuze-Sainte-Marie-du-Mont. En 2014, ce site d'intérêt géomorphologique est classé « deux étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique ».
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 200 à 1 500 mm, irrégulièrement répartie en été. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 19,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 338 mm, avec 9,6 jours de précipitations en janvier et 8,3 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Theys à 8 km à vol d'oiseau, est de 6,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 545,8 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 30,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −22,5 °C, atteinte le .
La partie occidentale du territoire communal est bordé par l'Isère, en sa rive droite.
Le territoire communal est traversé par l'ancienne route nationale 523 qui relie Saint-Martin-d'Hères (près de Grenoble) à Montmélian. À la suite de la réforme de 1972, cette voie a été déclassée en RD 523.
Au , Le Cheylas est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle appartient à l'unité urbaine de Le Cheylas, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée,. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Grenoble, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 204 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris),.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (38,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (46,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (32 %), zones agricoles hétérogènes (25,4 %), zones urbanisées (15,3 %), eaux continentales (8,5 %), prairies (8,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,4 %), terres arables (4,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,7 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).


Le Bourg est le plus grand lieu-dit de la commune. On y trouve la mairie, le groupe scolaire Chartreuse, le restaurant Le Carré gourmand, un centre commercial, le complexe sportif ainsi que le manoir de la Tour.

La Gare doit son nom à l'ancienne gare ferroviaire, aujourd'hui désaffectée. On y trouve le groupe scolaire Belledonne, le restaurant scolaire et la crèche municipale.
Le lieu-dit l'Usine comporte :
Les lieux-dits le Villard, le Trouillet et l'Abbaye sont situés sur la montagne de Brame-Farine, qui surplombe Le Cheylas à l'Est.
Autres lieux-dits : au Sud de la commune, à flanc de coteau en direction de Goncelin, le quartier des Chaberts abrite une maison édifiée en 1773, avec plaque (de 1,5 × 1 m) atrière d'origine fleurs de lys, dauphins et initiales du propriétaire. En ce hameau une rivière glaciaire souterraine passe sous les habitations à environ 8/10 mètres de profondeur.
L'ensemble du territoire de la commune du Cheylas est situé en zone de sismicité n°4 (sur une échelle de 1 à 5), comme la plupart des communes de son secteur géographique.
| Type de zone | Niveau | Définitions (bâtiment à risque normal) |
|---|---|---|
| Zone 4 | Sismicité moyenne | accélération = 1,6 m/s2 |
Construit à partir de 1475 sur un terrain plat peut-être autrefois protégé par des fossés, le manoir de la Tour présente l'élégante façade d'un édifice typique du XVIe siècle. Il est donc très probable que quelques habitations se trouvaient sur l'emplacement actuel du Bourg. Mais on est sûr que des champs cultivés permettait à Sébastien Guiffrey (le propriétaire du manoir) de se nourrir suffisamment.
La communauté de Cheilas (Le Cheylas) était sous l'Ancien Régime rattaché au mandement de Morêtel. Par décret du , cette communauté était incorporée à la commune de Goncelin. Toutefois, sept ans plus tard, en 1801, elle retrouve son autonomie communale.

L'économie de la commune est longtemps restée à dominante rurale. Toutefois, son économie s'est trouvée revigorée par l'installation de deux usines importantes. D'une part les ateliers sidérurgiques de Wheelabrator-Allevard, émanation moderne de la sidérurgie du Pays d'Allevard, ont glissé vers la vallée de l'Isère. D'autre part, Le Cheylas est le siège de l'usine hydroélectrique au débouché du tunnel Arc-Isère. Ces deux sites ont créé quelques services.
Depuis 1995, la commune est jumelée avec la commune Italienne de Pavarolo, située à côté de Turin. Existent d'autre part des coopérations décentralisées avec les communes maliennes de Dembella, Tella, Benkadi et Blendio.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006.
En 2023, la commune comptait 2 389 habitants, en évolution de −6,9 % par rapport à 2017 (Isère : +3,2 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.
Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition du Grésivaudan, un ou plusieurs articles à l'actualité de la ville, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.
La commune est située sur l'aire de diffusion de radio Ici Isère, une radio publique qui émet sur tout le territoire du département de l'Isère.

L’ensemble sportif Émé de Marcieu offre toute une palette d’équipements sportifs modernes. En intérieur : gymnase, mur d’escalade, boulodrome, salle de sport et dojo. En extérieur : terrain de football, courts de tennis, skate park et espace sports et loisirs (athlétisme, rocher d’escalade, fitness en plein air, surface multiactivités).
Les associations proposent des activités utilisant ces équipements.
Deux city stades dédiés aux jeux de ballon sont également implantés sur la commune, l’un dans le quartier des Vignes et l’autre route du Rompay, à côté de la maison de quartier de la Gare.
Associations sportives :

Marche et randonnée
Sentier « Au fil du Fay »
Ce sentier, accessible aux personnes à mobilité réduite, permet de se balader sur les berges du torrent « Le Salin », de traverser le cours d’eau grâce à deux passerelles ou de pique-niquer sur les bancs et tables installés à ses abords. La fraîcheur des gorges et du torrent font de ce sentier un parcours particulièrement apprécié en été.
Sentiers de randonnée
Plusieurs sentiers permettent de découvrir les hameaux et coteaux du Cheylas et de rejoindre les communes limitrophes. Des panneaux jaunes indiquent le départ de la plupart des chemins.
La vie économique de la commune comporte différents secteurs :

Construit à partir de 1475, le manoir de la Tour présente l'élégante façade d'un édifice typique du XVIe siècle. Il présente une belle tourelle d'escalier avec trois grandes fenêtres à meneaux moulurés en calcaire blanc, hélas dépouillés de leur parure. Ce n’est qu’au XVIIIe siècle que la tour fut recouverte d’un toit.
À l'arrière du bâtiment, sur l'angle sud-ouest, prend place une grosse tour circulaire de 8 mètres de diamètre intérieur, aux murs épais de 1,50 mètre. Une chapelle, très exiguë, est couverte d'une croisée d'ogives se réunissant sur le blason des Boutières, qui représente un lion toutes griffes dehors. Une fenêtre donnant dans l’escalier permettait aux domestiques d’assister à la messe.
La cave voûtée est en bon état. Une dalle recouvre un trou qui, aux dires des anciens, pourrait être ce qui reste des oubliettes. Au rez-de-chaussée, on remarque l’emplacement des bouches à feu et, une chose curieuse, un boulet de canon scellé dans la muraille qui serait un symbole ésotérique de l’époque.
En entrant, on découvre un superbe escalier en colimaçon qui dessert les étages. Au rez-de-chaussée, il ne faut pas manquer d’apprécier le plafond à la française de la salle des cuisines. Une chambre présente des poutres fabriquées en trois pièces, travail de charpentiers locaux dont la renommée dépassait nos frontières. La salle des gardes communiquait, par un escalier aujourd’hui muré, avec une salle de police, située dans la tour, sous la chapelle. Au même étage sont implantées les chambres. Celle qui est en façade sud a été une chambre nuptiale. Ce sont les deux cœurs gravés dans la pierre des meneaux qui nous l’apprennent. C’est l’hommage du sculpteur rendu à de jeunes époux.
Des communs construits au XVIIIe siècle encadrent la cour. L’un d'eux abritait une magnanerie (élevage de vers à soie) construite sous Louis XIV.
Le manoir fait l’objet d’une inscription partielle au titre des monuments historiques par arrêté du : seuls les façades et les toitures sont inscrits.

Espace naturel sensible de La Rolande
312 route de La Buissière
La commune accueille un espace naturel sensible où la forêt alluviale de l’Isère est encore présente. Il s’étend sur 57 hectares, étangs du Maupas compris, et est divisé en deux zones :
L’ENS abrite de nombreuses espèces protégées de plantes et d’animaux, en particulier des amphibiens et des orchidées. Une mare pédagogique permet de découvrir la vie aquatique et un sentier de découverte d’environ 2 km permet d’observer le milieu naturel sans déranger les animaux. Un livret pédagogique disponible en mairie décrit la faune et la flore observables autour des bornes qui balisent le sentier. L’accès est gratuit.
Les étangs du Maupas, quant à eux, font le bonheur des pêcheurs de l’association de pêche agréée du Cheylas, qui en assure la gestion.

En 2017, la commune obtient le label «2 fleurs » au concours des villes et villages fleuris.
La politique de gestion différenciée et raisonnée adoptée depuis plusieurs années en fonction des lieux, mais aussi de certaines exigences (contraintes liées à l’utilisation des lieux, à la sécurité, à l’impact visuel, à la protection de l’environnement) a été traduite en 2022 par l’adoption d’un plan de gestion des espaces publics.
Ainsi les espaces publics de la commune ont été répertoriés en 4 catégories : espaces ornementaux, espaces jardinés, espaces semi-naturel et espaces naturels. Pour chaque catégorie, le détail des objectifs attendus en termes d’entretien des espaces ainsi que les moyens mis en œuvre pour l’atteinte de ces objectifs ont été définis.