Le Chien de minuit

Le Chien de minuit
Auteur Serge Brussolo
Pays Drapeau de la France France
Genre Roman policier
Éditeur Librairie des Champs-Élysées
Collection Le Masque no 2188
Date de parution 1994
Nombre de pages 223
ISBN 2-7024-2474-0

Le Chien de minuit est un roman policier et un roman social de Serge Brussolo, paru en 1994 dans la collection Le Masque. Il remporte la même année le prix du roman d'aventures.

Il se présente comme un thriller additionné d'une pointe de romance, doublé d'une étude psychologique sur la déchéance humaine, ses facteurs, ses manifestations, ses remèdes aussi, et à ce propos, d'un roman d'apprentissage : celui de David.

Titre

Le gardien Dogstone est surnommé « Chien de Minuit » en raison de son patronyme (« Dogstone » = « Chien de pierre ») mais aussi sa physionomie. En effet il évoque un pitbull tant par la force et la méchanceté (les gangs savent qu'il tue les grimpeurs), que pour son physique puissant et pour ses habitudes. Il arrive invariablement sur la terrasse à minuit pour y faire le ménage.

Sujet du roman

Paru en 1994, le roman de Serge Brussolo suit de près l'épisode sanglant des émeutes raciales de Los Angeles qui ont éclaté en . Celles-ci attiraient l'attention sur les conditions sociales extrêmes du South Los Angeles et de la plupart des très grandes métropoles américaines.

Critique acerbe de la société américaine, le roman dénonce le violent contraste social qui oppose les sans abri des grandes villes américaines et les "yuppies", dans leurs résidences bunkérisées, ces derniers bénéficiant, pour leur protection, de l'alliance d'un personnel impitoyable et d'une police complaisante.

Le cœur de l'action se situe dans la nuit de Los Angeles, dont la représentation n'est pas sans évoquer le climat de La nuit du dessinateur de B.D. Philippe Druillet. Citation, p 21 : « (…) la rue c'était la barbarie qui recommençait à chaque coucher de soleil. Un saut en arrière dans le temps, le retour à l'âge des cavernes. (…) les fauves commençaient à sortir des tanières. Des fauves sur deux pattes ou circulant dans de grosses voitures roulant tous feux éteints. »

À travers la fin tragique d'un jeune chef de gang noir, puis la misérable odyssée d'un romancier déchu et réduit à ce statut, l'auteur décrit l'existence des SDF américains, d'abord dans la rue (limbes où survit ou meurt la masse des épaves de la société américaine, exposée à toutes les humiliations et à toutes les menaces urbaines, dont la pollution n'est pas la moindre) puis dans l'espace compartimenté des toits d'immeubles, où l'air est plus sain, les menaces plus réduites, mais le péril d'un autre genre : il faut parvenir à se ravitailler, surmonter le vertige, exceller en escalade et en équilibrisme, et être capable de se faire respecter et de protéger son territoire. Seuls les plus vigoureux peuvent espérer y parvenir… un temps.

Brussolo évoque aussi, brièvement, le monde des serviteurs latinos soumis à un quasi-esclavage et à toutes les pressions. On apercevra enfin un exemple des exclus de la périphérie hispanique de Californie, à travers le motel écarté et délabré - mais propre - tenu par Mama Rosita.

Personnages

Par ordre d'apparition dans le roman :

Résumé

Le roman est composé de 15 chapitres.

Cette chronologie rend compte de l'enchaînement des faits mais aucun des protagonistes n'est très capable d'en mesurer avec précision les durées, excepté tout à la fin, David, dont on suit les aventures, ayant enfin acquis la conscience du temps et la maîtrise de son destin.

David, professeur de lettres maltraité par ses élèves (il est en secteur difficile), se réfugie dans l'écriture d'une romance historique sous la Guerre de Sécession. Son livre plaît à Eather Spengley, directrice de la maison d'édition Sweet Arrow qui le publie et en fait un best-seller mais impose à David un contrat léonin dont il se satisfait, trop heureux d'échapper à son métier ingrat. Ce contrat le placardise, l'obligeant à renoncer au statut d'auteur au profit d'une jeune femme jugée en quelque sorte plus "bankable " et dont il a l'imprudence de tomber amoureux. Pris d'une crise de jalousie à la suite d'un article de presse people, le timide auteur fait un scandale, dénonce la supercherie et se retrouve licencié par Eather Spengley et poursuivi pour violation de contrat. Il perd tout : son argent, son logement, ses biens, son statut social relativement privilégié, et se retrouve à la rue.

Dans son infortune, il a la chance de gagner la protection de Ziggy, un surfeur déchu mais physiquement très en forme encore, car David est - outre un compagnon inoffensif - un merveilleux conteur, ce qui en fait une source de revenus assurée dans l'univers des clochards. David, timide introverti qui a sombré dans son univers onirique ne pourrait survivre longtemps sans lui. Dizzy est très vigilant mais souffre de son propre dérangement mental : outre ses crises de perte d'équilibre, il est obsédé par le projet de tuer - dans un but artistique - une femme parfaite. Il garde en permanence à cet effet une arme de précision et une unique balle.

Parallèlement, Lorie, illustratrice faiblement rémunérée et passablement marginalisée aux éditions Sweet Arrow, est choisie par Eather Spengley, pour gardienner gratuitement trois mois durant son splendide appartement au 30ème étage du 1224 Horton Street. Très vite, elle en vient à soupçonner le gardien de l’immeuble d'être le meurtrier de tous ces jeunes gens qui s'écrasent en nombre anormal au pied de l'immeuble. mais elle se sent bien incapable de partager ses soupçons avec la police, elle qui, dans sa jeunesse, n'a pas su, plus que son père, venger son frère, détruit dès l'enfance et rendu paralytique par un propriétaire de chevaux irascible. Elle est pauvre, le gardien lui est hostile et comme il ne l'autorise pas à accéder à la piscine du toit, elle se console avec le waterbed installé sur le balcon de l'appartement.

Bambata, chef de bande, est soumis bien malgré lui à un défi, sorte d'ordalie pour la conservation de son leadership. Il lui faut escalader les quarante étages du 1224 Horton Street,. Arrivé au sommet, à peine reposé et penché vers la rue pour grafer la marque probante à l'extérieur de l'immeuble, il est jeté dans le vide par un individu. Il s'écrase dans la rue, plus de cent mètres plus bas. La police conclut à un accident lors d'une tentative de cambriolage avortée. David et Ziggy ont le temps de contempler sa dépouille et David croise le regard inquiétant du gardien.

Quelque temps plus tard, les tensions urbaines s'aggravant à la suite de la mort suspecte de Bambara, très idolâtré par les jeunes Noirs, Ziggy juge préférable de gagner les toits, aventure d'ailleurs risquée, mais il est vital, désormais, de s'exposer le moins possible à la barbarie croissante de la rue. L'expédition vers les hauteurs est un succès. Ziggy en vient à révéler à David dans quel but il examine si constamment les jeunes femmes à la jumelle - sans qu'aucune préoccupation salace n'apparaisse : son rêve est de tuer une femme parfaite en détruisant son visage. Une sorte d'oeuvre d'art à rebours. David attribue le projet à une rêverie sans objectif réel, quoiqu'il se demande bien si l'étui de cuir qui ne quitte pas Ziggy contient ou non le fusil dont il parle.

Il s'avère que David et Ziggy ont atterri sur le territoire du dangereux trio de skatters d'altitude formé par le vieux Mokes et ses deux jeunes acolytes. Flairant en Ziggy un élément utile à ses projets - qui ne se révèleront qu'un peu plus tard - il le soumet à une épreuve de skatting de haut vol, que celui-ci remporte, et admet les deux dans son petit gang, puisque l'un des jeunes, Pinto, est enthousiasmé d'avoir le conteur avec eux et que Ziggy tient à lui.

Tout le monde est amené à surveiller le 1224 Horton Street car depuis la mort de Bambata, le jardin du dernier étage est le territoire qu'il faut impérativement remporter pour obtenir la position de gang dominant ... et échapper à l'hostilité du gang concurrent des Noirs. Mais pour cela, il faut tuer le Chien de Minuit, c'est-à-dire Dogstone, le gardien.

Ziggy accepte de s'entraîner à escalader la façade de l'immeuble, et s'y offre quelques incursions spectaculaires.

A l'occasion de cette surveillance, Ziggy repère bientôt LA beauté absolue qu'il veut pour sa performance artistique. Il s'agit de la ravissante occupante du 30ème étage, dont la physionomie émeut d'autant plus David qu'il est resté compatissant et incapable de tuer ou de laisser tuer une innocente, et surtout qu'il la reconnaît grâce à son carton à dessin : il se souvient d'un prénom, Lorrie. Il l'a rencontrée chez son éditrice.

Tout s'accélère : Mokes a préparé un plan d'action pour conquérir la terrasse de l'immeuble : c'est Ziggy qui va escalader l'immeuble à l'heure convenable, se dissimuler, attendre le Chien de Minuit et le tuer. La mission est dangereuse et Ziggy exige de David qu'au cas où il y resterait, il tue à sa place la jeune femme, Lorrie. Dérouté, mais sans intention de remplir son serment, David promet.

Ziggy réussit l'exploit sportif, mais au moment où il se hisse sur le parapet de la terrasse, Dogstone lui écrase les doigts à la batte de base-ball. Ziggy tombe, laissant des traces sanglantes sur le parapet. David accompagné des deux jeunes, Bushey et Pinto, descend pour voir la dépouille de son ami et se montre incapable de révéler à la police de ce qu'il a vu. Bien lui en prend, d'ailleurs, puisqu'il découvre la complicité des flics et du gardien et qu'il n'aurait pas pu compter sur l'appui de Bushey et de Pinto.

Grand deuil au sein du gang. David, qui par ailleurs craint pour son avenir puisqu'il a perdu son protecteur, se découvre intensément soulagé : la jeune femme n'a plus rien à craindre. Mokes exprime clairement ses soupçons à l'égard de Pinto dont il pressent que sa jalousie l'a poussé à moucharder Ziggy en téléphonant à Dogston. Mais il y a urgence : le gang des Noirs se moque d'eux et ne reconnaît pas l'exploit de Ziggy. Bientôt Mokes se remet en selle et concocte un nouveau plan : David est bien incapable d'escalader les 40 étages de l'immeuble, et toutes les portes et l'ascenseur sont sous le contrôle du gardien, qui se déplace avec une carte-clé magnétique. Mais, une fois nettoyé, coiffé et rasé, David est d'allure rassurante ; il sait parler. En faisant pression sur le chef de l'équipe de nettoyage de l'immeuble, il est possible de l'y introduire au nez et à la barbe de Dogston avec l'équipe. Il suffira qu'il attende le gardien dans le cabanon à outils de la terrasse avec le fusil et l'unique munition de Ziggy, et qu'il le tue à faible distance. Grâce à une minutieuse terreur imposée aux enfants d'Esteban Curador, travailleur honnête, mais pas très en règle, à qui l'on fait croire en outre qu'il a affaire à la mafia, le gang de Mokes obtient sa complicité.

Le plan réussit en dépit des angoisses de David qui n'a pas pu s'y soustraire, et le voici caché dans le cabanon, derrière des bidons et totalement incapable par nature, d'assassiner quiconque. Dogstone le découvre et lui révèle que c'est Pinto qui l'a prévenu de l'ascension de Ziggy et de sa venue, juste avant de l'envoyer ad patres par dessus le parapet.

David reprend conscience, horriblement douloureux, la hanche déboîtée, le visage éraflé, dans une chambre blanche : il est tombé par chance sur le matelas d'eau du balcon du 30ème étage et il est soigné par Lorrie en personne. Elle lui confie sa défiance du gardien. Ils échangent des souvenirs sur Sweet Harrow et l'on découvre que Laurie n'a rien d'une grande bourgeoise et n'est pas admise parmi les « gens d'ici » (des yuppies , des "aristocrates", petite leçon de Laurie sur la mentalité des "Golden Boys"). On apprend aussi qu'elle avait trouvé David émouvant du temps de son travail au placard de Sweet Arrow, mais avait renoncé à attirer son attention tant il était comme absent. Ces deux-là ont beaucoup en commun.

David a besoin de temps pour se remettre. C'est avec retard qu'il réalise qu'ils sont à la merci du Chien de Minuit, bien que le store blindé du balcon les protège de toute incursion. Aucun secours à attendre des résidents, contents des services de Dogstone et frileux face à toute idée de scandale, aucun espoir à fonder sur la police, complice. Eather Spengler ne reviendra pas avant un mois et nul ne s'inquiètera de l'absence de Laurie. Dogstone contrôle toute l'infrastructure du bâtiment et en particulier le téléphone, l'eau, l'électricité, la climatisation, qu'il s'empresse de couper, organisant un blocus en règle, aggravé par la chaleur de l'été californien. Les provisions et l'eau s'épuisent très vite.

Lorrie est manifestement consciente de son statut de témoin gênant. Elle a sauvé David, et, craignant Dogstone, elle ne l'a pas immédiatement appelé quand il a atterri sur le balcon et ne répond pas à ses appels derrière la porte. Elle est donc vouée à une disparition facile à organiser pour le concierge. David a cependant quelque mal à se convaincre qu'elle ne va pas céder aux appel de Dogstone et se rend bien compte qu'il est la source de ses problèmes.

La cohabitation des deux victimes se fait dans des conditions de plus en plus effroyables. En définitive, Dogstone, qui aime régler rapidement les problèmes, et qui a pris la mesure de son pauvre adversaire, lui propose de régler l'affaire à la loyale, par un duel façon western sur la terrasse. Cette tentative oblige Laurie a surmonter l'une de ses peurs : elle réduit la luxation de la hanche de son compagnon d'infortune qui va pouvoir affronter Dogstone. Celui-ci semble respecter la règle du jeu qu'il a instaurée, mais les dés sont pipés : si David peut effectivement l'affronter avec le fusil qu'il porte en bandoulière et qui ne l'a pas quitté, Dogstone, ancien du Vietnam, a mis un gilet pare-balles militaire et n'est pas sérieusement blessé par le tir de David. Il lui porte quelques coups, se complet à lui exprimer son mépris et lui annonce qu'il va le noyer "comme un chaton" dans la piscine ... à cet instant surgit Mokes.

Celui-ci, ayant compris la trahison de Pinto, l'a tué puis s'est lancé dans l'ascension de la façade de l'immeuble, qu'il a réussie. Planqué dans le cabanon, il a attendu patiemment son heure. C'est lui qui, finalement, affronte le "Chien de Minuit" et tous deux tombent enlacés dans le vide.

Laurie a cette fois pris son courage à deux mains et, utilisant la carte-clé magnétique que Dogstone avait posée en évidence, comme un appas, elle évacue David, derechef blessé, avant l'arrivée de la police. Elle l'emmène à quelques heures de route de Los Angeles, dans le motel délabré de Mama Rosita, ancienne domestique au ranch du père de Laura.

Elle décide de rompre définitivement avec Los Angeles et le monde pourri des Yuppies. Elle se tourne vers le Mexique où la famille de Mama Rosita va l'accueillir, et où l'attendent, en tant qu'artiste-peintre, diverses possibilités. Elle quitte David, jugeant qu'« on ne peut rien bâtir de bon en s'appuyant sur un cauchemar ».

La presse a salué le sacrifice du courageux concierge qui a sauvé l'immeuble d'un pyromane. Une plaque à son nom sera apposé dans le hall, payée par une collecte des locataires du 1224 Horton Street.

Quatre jours après le départ de Lorrie, David emprunte à Mama Rosita une vieille machine à écrire. Installé au soleil que sa peau - fait nouveau - supporte parfaitement, il écrit son nouveau roman, intitulé Le Chien de Minuit. En deux jours, le synopsis est fini. Il l'adresse avec un premier chapitre aux éditions Black Blade Press. Un certain temps plus tard, l'éditeur accepte son projet, lui envoie 2 000 $ à titre de réservation et lui propose de discuter des conditions du contrat. Six mois plus tard, il est édité sous son véritable nom. Son livre a un succès tel qu'il va être porté à l'écran. Et le roman (celui de Brussolo) s'achève sur une carte postale venue du Honduras : Laurie le félicite et lui laisse espérer la possibilité qu'ils se revoient.

David et Lorrie sont sauvés, Lorrie se reconstruit en Amérique latine où elle peut exercer son art dans un registre qu'elle aime, David surmonte toutes ses faiblesses et parvient enfin à la notoriété qu'il mérite, grâce à la publication d'un roman issu de sa terrible aventure dans l'univers des sans-abris. Peut-être même va-t-il revoir Laurie.

Esteban Curador, faute d'accusateur, gardera sans doute son emploi ; le Chien de Minuit ne tuera plus personne, Ziggy et Pinto non plus.

Juste retour des choses, Eather Spengler va retrouver son bel appartement dans un état effroyable. Elle et ses amis de la résidence ne bénéficieront plus des services un peu trop poussés du défunt concierge.

Évidemment, aucune véritable remise en cause de l'effroyable système social urbain américain n'apparaît le moins du monde envisageable. Certains lecteurs ont souligné une proximité du récit de Serge Brussolo avec l'univers du roman d'anticipation American Psycho de Bret Easton Ellis.

Récompense

Le Chien de minuit reçoit le prix du roman d'aventures en 1994.

Notes et références

  1. ↑ "La pauvreté n’épargne pas non plus les pays riches, dont les modèles sociaux sont ébranlés par une crise qui touche d’abord les plus démunis et atteint de nouvelles catégories sociales (travailleurs pauvres, familles monoparentales, jeunes, etc.). Les États-Unis sont l’un des pays développés où la pauvreté est la plus étendue et progresse depuis le début des années 2000.
    L’évolution la plus notable en matière d’inégalités concerne l’enrichissement massif d’une part égale à 1 % de la population. D’après Oxfam, les huit premières fortunes mondiales, toutes masculines, détiennent en 2017 autant de richesses que les 3,6 milliards d’individus les plus pauvres. Selon le Credit Suisse Research Institute, 1 % des personnes les plus riches détiennent plus de la moitié de la fortune mondiale des ménages. Atlas de Sciences-Po. Espace mondial. Pauvreté relative et ultra-concentration des richesses.
  2. ↑ Les slums sont des quartiers d'habitat collectif à très forte densité, dans des bâtiments de faible qualité, et habités par des populations pauvres ou en cours de paupérisation.
  3. ↑ "Frontclimber" : Littéralement "escaladeur de façade". Russo se place dans la tradition des auteurs américains, connus pour leur créativité linguistique et leur utilisation de néologismes. Par exemple, le terme “infobesity” a été inventé par le journaliste américain David Shenk en 1993 pour décrire la surcharge d’informations .
  4. ↑ Dogstone : Littéralement, en Anglais, "Chien de pierre"
  5. ↑ La Mafia sicilienne aux États-Unis présente pour les petites gens une menace extrême, notamment à Los Angeles, en raison de ses méthodes terroristes et de la passivité de la police à son égard.
  6. ↑ Un contrat léonin, est un contrat qui place les deux parties en situation d'inégalité sévère. Dans les contrats non réglementés par la loi, l'engagement des parties n'est pas contestable et les clauses d'un contrat, aussi injustes soient-elles, l'emportent. La passivité de David l'a amené à signer le contrat que lui proposait Eather Spengley sans rien examiner. Elle en a bien profité, la suite des événements l'a démontré.
  7. ↑ Waterbed : matelas rempli d'eau, élément de confort luxueux.
  8. ↑ Black Blade Press : littéralement "Les presses de la Lame Noire". Le lecteur français aura reconnu dans ce nom un amalgame des noms des deux grandes maisons d'édition de littérature populaire "Fleuve Noir" et "Presses de la Cité", notamment célèbres pour leurs polars.

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