| Réalisation | Jacques Deray |
|---|---|
| Scénario |
Jacques Deray Jean Herman |
| Musique | Ennio Morricone |
| Acteurs principaux |
Jean-Paul Belmondo Henry Silva Carlos Sotto Mayor Pierre Vernier |
| Sociétés de production |
Cerito Films Les Films Ariane |
| Pays de production |
|
| Genre | Policier |
| Durée | 100 minutes |
| Sortie | 1983 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Le Marginal est un film français réalisé par Jacques Deray, sorti en 1983. Écrit par Jacques Deray et Jean Herman, et dialogué par Michel Audiard, il met en vedette Jean-Paul Belmondo dans le rôle d'un commissaire de police prêt à tout pour coincer un trafiquant de drogue. Dès sa sortie, Le Marginal rencontre un grand succès populaire, avec 4 956 822 entrées.
Le commissaire Philippe Jordan (Jean-Paul Belmondo) est un flic aux méthodes expéditives. Encombrant tant pour ses supérieurs que pour ceux qu'il traque, en raison de méthodes souvent peu licites, il ne manque pas d'efficacité. Récemment muté à Marseille, il veut mettre hors d'état de nuire Sauveur Mecacci, un des parrains de la French Connection et pédophile notoire, pour qui Jordan éprouve de la rancœur. Après une poursuite en hélicoptère, duquel il saute sur un bateau, il saisit deux cents kilos d'héroïne qu'il jette à la mer.
En punition, Jordan est muté à la suite de la découverte du cadavre d'un indicateur dans son salon, pour le compromettre. Jordan se retrouve alors dans un commissariat de police parisien, un « placard à balais », où il fait équipe avec l'inspecteur Rojinski, l'un de ses amis dans le commissariat.
Jordan reste toujours fixé sur son objectif, coincer Mecacci, et ne néglige aucune piste pour obtenir des témoignages contre celui-ci. Il fréquente donc les lieux les plus mal famés de la capitale, se liant au passage avec Livia Dolores Maria, une prostituée qu'il défend contre ceux qui lui reprochent de parler à un flic. Il compte aussi sur de vieilles connaissances : Francis Pierron, patron d'une salle de boxe qui s'occupe aussi de machines à sous ; « Tonton », qu'il a mis à l'ombre et qui accepte de le renseigner à condition qu'il arrache sa fille au squat des Antillais. Ainsi Jordan arrive-t-il à « Freddy le chimiste », ancien complice de Mecacci.
Contre une somme rondelette, Freddy accepte de témoigner, lorsque l'un des sbires de Mecacci le tue. Jordan rattrape le tueur, Marc Villa, qui n'avoue pas. Mecacci fait ensuite tuer Francis car il a refusé sa « protection ». Jordan se venge en tuant les assassins lors d'une course-poursuite en voiture.
Contacté par un certain Baldi, Jordan doit arriver jusqu'au caïd. Il déjoue un piège en neutralisant les tireurs, qui tuent Baldi au passage. Avec l'arme de ce dernier, Jordan va à la rencontre de Mecacci et le tue.
Plus tard, Rojinski annonce à Jordan l'assassinat de Mecacci. Celui-ci feint la surprise, se gardant bien de lui dire que c'est lui qui a tué l'impitoyable criminel.
Le film a été un succès, se classant en 3e position du box-office français 1983, totalisant 4 956 822 entrées.
Lors de sa première semaine d'exploitation à Paris, le film totalisera 468 821 entrées, un record pour Jean-Paul Belmondo à l'époque.
Avec ce film, Belmondo atteint son apogée commercial : le film dépasse le million de spectateurs à Paris et en périphérie, en seulement cinq semaines, comme L'As des as sorti un an auparavant. Les films suivants de Jean Paul Belmondo marquent une lente érosion ; chacun fait moins bien que le précédent, jusqu’à l’échec du Solitaire, considéré par Belmondo lui-même, comme le polar de trop.