En 1983, alors que fait rage la Troisième Guerre mondiale, dans un pays d'Europe non déterminé, le personnel médical d'une antenne chirurgicale, située à l'arrière des lignes, vit en perpétuel état d'alerte. Taciturne et apparemment insensible, Jean-Marie Desprée, chirurgien talentueux brisé par la vie et le départ de sa femme, se consacre exclusivement à son travail et à ses malades. Un jour, il fait la connaissance d'une jeune infirmière idéaliste, Harmony. À son contact, il va reprendre goût à la vie.
Fiche technique
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Pour le casting, Alain Delon exigea de choisir sa partenaire féminine. Il proposa le rôle à plusieurs actrices comme Dominique Laffin, qui refusa pour cause de divergences idéologiques: elle lui lance un verre au visage lors d'une soirée après qu'il a proféré une remarque sexiste. Le rôle échoit finalement, sur décision d'Alain Delon, à Véronique Jannot, connue pour ses rôles à la télévision, et qui tient là son premier grand rôle au cinéma après les feuilletons télévisés Le Jeune Fabre (1973) de Cécile Aubry et Paul et Virginie (1974) de Pierre Gaspard-Huit.
Tournage
De nombreux figurants sont des habitants de la Malmaison, commune près de laquelle le film a été tourné.
Le film bénéficia du soutien de l'armée française, qui fournit des prototypes et matériels qui n'étaient pas encore déployés. Le char de combat AMX-30 est utilisé dans le film.
Jeune adolescente, Véronique Jannot placardait dans le grenier de sa maison des photos d'Alain Delon pour lequel elle éprouvait une passion. Elle l'avait rencontré et discuté avec lui en 1974 dans les studios de Billancourt lors de la postsynchronisation de Paul et Virginie et deux ans plus tard ce dernier lui avait dit qu'ils travailleront un jour ensemble.
Jouant le rôle d'une jeune femme malade, Véronique Jannot était réellement malade sur le tournage, subissant un traitement chimiothérapeutique après l'ablation de ses ovaires. Véronique Jannot ayant caché à Alain Delon son traitement chimiothérapeutique pendant le tournage, ce dernier s'aperçut que quelque chose n'allait pas et exigea de Véronique Jannot de connaître la vérité.
↑Pierre Mikaïloff et Gilles Verlant, Le Dictionnaire des années 80, Larousse, , 560p. (ISBN978-2035850256, lire en ligne), p.298
↑Clémentine Autain, Dites-lui que je l'aime, Paris, Grasset, , 185p. (ISBN978-2246813958), p.168«Tu étais quand même cette femme qui avait jeté son verre à la tête d’Alain Delon dans une soirée. Il avait tenu un propos sexiste, tu lui avais balancé le verre à la tête – et pas seulement l’alcool, tout le verre.»
↑Véronique Jannot, Trouver un chemin, Michel Lafon, 2006, p. 90: "- J'ai rendez-vous avec Pierre Granier-Deferre. - Oui, je sais, répond-il, ménageant son effet. C'est moi qui t'ai fait venir."
↑Véronique Jannot, Trouver un chemin, Michel Lafon, 2006, p.26: "Sur les murs de ce grenier, j'avais placardé partout des photos de Jean-Paul Belmondo et d'Alain Delon."
↑Véronique Jannot, Trouver un chemin, Michel Lafon, 2006, p.31: "Malgré ma passion affichée pour Delon, Belmondo et quelques acteurs de cette génération, je n'avais jamais envisagé de devenir comédienne."
↑Véronique Jannot, Trouver un chemin, Michel Lafon, 2006, pp.89-90
↑Véronique Jannot, Trouver un chemin, Michel Lafon, 2006
↑Véronique Jannot, Trouver un chemin, Michel Lafon, 2006, p. 91 et 92: "Alain s'est bientôt aperçu qu'il se passait quelque chose d'anormal. (...) - Il faut qu'on parle. Il y a un problème!"