| Titre original |
Стиляги Stiliagui |
|---|---|
| Réalisation | Valeri Todorovski |
| Scénario |
Iouri Korotkov Valeri Todorovski |
| Acteurs principaux |
Anton Chaguine Oksana Akinchina |
| Pays de production |
|
| Genre | drame, musical, romance |
| Durée | 130 minutes |
| Sortie | 2008 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Les Zazous (Стиляги, Stiliagui) est un film musical russe réalisé par Valeri Todorovski et sorti en 2008.
Basé sur un scénario de Iouri Korotkov, le film se concentre sur la vie des membres de la sous-culture zazoue soviétique (ou « Stiliagui ») dans les années 1950. Les critiques comme les créateurs eux-mêmes qualifient l'œuvre de diverses manières : film musical, comédie musicale, tragicomédie musicale ou encore « film festif ». L'intrigue suit Mels Birioukov, un jeune Soviétique ordinaire qui trouve l'amitié et l'amour auprès d'« ennemis idéologiques » occidentaux.
L'une des particularités du film réside dans sa bande originale, composée de tubes du rock russe réarrangés dans des styles jazz et rock 'n' roll. Le film comporte de nombreuses séquences de danse et de chorégraphie. Au-delà de sa vocation purement divertissante, l'œuvre aborde des questions et des enjeux importants liés aux visions géopolitiques du monde.
En Russie, le film a acquis un statut culte, car sa bande originale se compose en grande partie de reprises de morceaux de rock russe des années 1980 et 1990, interprétés par des groupes tels que Bravo (ru), Nautilus Pompilius, Nol et les Red Elvises. Il a reçu un accueil globalement favorable de la part de la critique.
L'action du film se déroule à Moscou en 1955. Staline est mort, mais son culte de la personnalité n'a pas encore été dénoncé par Nikita Khrouchtchev. Une sous-culture connue sous le nom de Zazous (ou « Stiliagui ») voit le jour dans la capitale. Ces jeunes se passionnent pour le jazz et le rock 'n' roll, privilégiant un mode de vie libre et dynamique ainsi que des vêtements colorés à la morne conformité des les citoyens soviétiques modèles (ou « jlobov »). Leur mode de vie contraste vivement avec la réalité terne et sombre de l'ère soviétique d'après-guerre. Pourtant, la campagne officielle contre le « cosmopolite sans racine » est toujours en vigueur, et les patrouilles du Komsomol ainsi que les brigades de droujinas volontaires répriment activement les Zazous.
Mels Birioukov (Anton Chaguine), membre du Komsomol, participe à une rafle au parc Gorki dirigée par la « commissaire » Katya (Ievguenia Brik). Il y rencontre Polina — surnommée Polza — (Oksana Akinchina), une jeune femme issue du milieu zazou, et en tombe amoureux. Polza invite Mels à « Broadway » (la rue Gorki). Mels adopte l'allure adéquate et se fait de nouveaux amis devant le « Cocktail Hall ».
Par la suite, Fred — un meneur des zazous issu de la « jeunesse dorée » — part pour un stage aux États-Unis ; ce voyage doit marquer la première étape de la formation de ce futur diplomate. Mels est exclu du Komsomol ; il joue du saxophone et fréquente Polza, avant de découvrir avec surprise qu'elle est enceinte d'un autre homme. Après la naissance d'un enfant métis, Mels et Polza quittent leur appartement communautaire pour s'installer chez la mère de Polza. Leurs amis zazous leur rendent visite de temps à autre. Mais bientôt, l'un d'eux est arrêté par les autorités alors qu'il achetait des disques américains, un autre est enrôlé pour servir dans les sous-marins, et un troisième est banni de Moscou et relégué au-delà du « cent unième kilomètre ». À son retour des États-Unis, Fred ne retrouve que Mels. L'ancien chef de la bande apporte à Mels un nouveau saxophone ainsi qu'une nouvelle : il n'existe pas de zazous en Amérique.