Lettrisme

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Le lettrisme, également appelé hyper-créatisme ou hyper-novatisme, est à l'origine un mouvement artistique, puis pluriculturel, né en 1945 avec l'arrivée en France de son fondateur Isidore Isou.

Définition

Le lettrisme, renonçant à l'usage des mots, s'attache au départ à la poétique des sons, des onomatopées, à la musique des lettres.

La définition qu’Isidore Isou, le fondateur, donne à ce mouvement à Bilan est:« Art qui accepte la matière des lettres réduites et devenues simplement elles-mêmes (s'ajoutant ou remplaçant totalement les éléments poétiques et musicaux) et qui les dépasse pour mouler dans leur bloc des œuvres cohérentes. »

Par la suite, le Lettrisme se définit comme un mouvement culturel fondé sur la novation dans toutes les disciplines du savoir et de la vie[pas clair], au moyen notamment de La Créatique ou la Novatique, ouvrage rédigé par Isou entre 1941 et 1976. Il est donc nécessaire de distinguer le « Lettrisme » comme mouvement d'avant-garde, et le « lettrisme » comme art basé sur les lettres ou les phonèmes.

Le Lettrisme est l'un des principaux mouvements d'avant-garde depuis le dadaïsme et le surréalisme. Il représente une tentative extrême de dépassement de l'activité créatrice, fondée sur une connaissance rigoureuse des domaines abordés (la kladologie, du grec klados, branche qui signifie littéralement Science des branches de la culture et de la vie, et qui se propose de faire une description profonde et complète de la culture, qu'elle divise en domaines de l'Art, de la Science, de la Philosophie, de la Théologie et de la Technique, dont elle précise les secteurs de recherche et de découverte).

Plus tard, Isou propose le terme d'hyper-créatisme ou d'hyper-novatisme pour mieux définir ce mouvement qui ne s'est pas réduit à la poésie à lettres.

Repères historiques

Le lettrisme apporte en 1950 l'hypergraphie (d'abord nommée « métagraphie »), art fondé sur l'organisation des lettres et des signes, et considérée comme un dépassement à la fois de l'art plastique figuratif et abstrait, et aussi du roman à mots. Cet art sera, par la suite, dépassé par l'Art infinitésimal (1956), qui envisage n'importe quel élément (textes, images, objets…), au-delà de sa signification immédiate, comme support à l'élaboration d'œuvres purement mentales, imaginaires ou inconcevables, l'Art supertemporel (1960), fondé sur les interventions créatives, concrètes ou mentales du public pendant un temps indéterminé (créant ainsi des œuvres perpétuellement changeantes) et l'excoordisme (1992), considéré comme l'au-delà de l'Infinitésimal, qui s'appuie sur les extensions et les coordinations de particules esthétiques concrètes, imaginaires ou inimaginables.

Le groupe lettriste s'est attaché à toutes les formes de l'art, y compris le cinéma (Traité de bave et d'éternité, d'Isidore Isou, 1951, Le film est déjà commencé ?, de Maurice Lemaître, 1951), la danse (Sonnet gesticulaire (1959), de Maurice Lemaître) et la peinture (peintures hypergraphiques d'Isou, Gabriel Pomerand, Maurice Lemaître, Roberdhay, Gil Joseph Wolman, Jean-Louis Brau, Jacques Spacagna, Aude Jessemin, Roberto Altmann, Roland Sabatier, Micheline Hachette, Alain Satié, Gérard-Philippe Broutin, Jean-Pierre Gillard, François Poyet, Anne-Catherine Caron…).

L'œuvre théorique d'Isou comprend, à côté de l'exposé de la doctrine lettriste, un commentaire critique de chaque domaine abordé.

Cependant, et malgré les dissentiments qui lient les principaux acteurs du mouvement (particulièrement entre Isou et son ex-disciple Debord), cet élan créateur a permis des œuvres audacieuses, comme le cinéma discrépant ou le Traité d'économie nucléaire (Le Soulèvement de la jeunesse) (1949), d'Isidore Isou.

Principaux concepts esthétiques

La loi des deux hypostases esthétiques ou « loi de l'amplique et du ciselant »

Isou découvre ces deux phases en étudiant l'histoire de la poésie, mais le modèle conceptuel qu'il développe sera appliqué par lui à l'ensemble des différents autres arts.

En poésie, il juge que la première phase, dite « amplique », naît avec la poésie d'Homère. Homère établit le modèle de ce qu'un poème doit être. Les poètes ultérieurs développent ce modèle, et explorent, au travers de leurs œuvres, ce qui peut être fait dans le cadre du modèle homérique. Il arrive un moment, cependant, où tout ce qui peut être fait dans ce modèle a été fait. En poésie, Isou estime que ce point est atteint avec Victor Hugo (de même que Eugène Delacroix en peinture, ou Richard Wagner en musique). Passé ce point, la poésie amplique est simplement épuisée, il n'y a plus aucun intérêt à continuer à produire des œuvres suivant le modèle ancien : elles n'expriment aucune créativité authentique, et sont donc sans valeur esthétique.

La phase ciselante succède alors à la phase amplique. La forme, jusque-là utilisée comme un outil pour exprimer des choses qui lui sont étrangères — des évènements, des sentiments, etc. —, se retourne sur elle-même, et devient, parfois implicitement, son propre sujet. De Charles Baudelaire à Tristan Tzara (en peinture, de Manet à Kandinsky ; en musique, de Debussy à Luigi Russolo), les poètes de cette phase déconstruisent le grand édifice poétique né des siècles de recherches au sein du modèle homérique.

Enfin, quand la phase de déconstruction arrive à son terme, une nouvelle phase amplique doit commencer avec un nouveau fondement. C'est là que se situe Isou, qui retourne aux éléments les plus fondamentaux de la création, les « lettres » : des symboles visuels et des éléments sonores antérieurs à toute interprétation. Il se donne pour tâche d'inventer une nouvelle façon de recombiner ces ingrédients afin d'atteindre de nouveaux buts esthétiques.

Méca-esthétique

Polythanasie esthétique

Les arts neufs découverts par le Lettrisme

Lettrisme (poésie et peinture)

Pour Isou, le poème du futur sera purement formel, dépourvu de tout contenu sémantique. Le poème lettriste, ou « lettrie », est proche de ce que faisaient certains poètes futuristes italiens (tels que Filippo Tommaso Marinetti), russes (tels que Velimir Khlebnikov, Iliazd, ou Zaoum), et dadaïstes (tels que Raoul Hausmann ou Kurt Schwitters), et de ce qui sera fait par la poésie sonore et la poésie concrète (avec des artistes tels que Bob Cobbing, Eduard Ovčáček ou Henri Chopin).

Cependant, les lettristes ont toujours insisté sur la radicale originalité de leur approche, et se démarquent nettement de ces écoles, malgré les apparentes similarités dans leurs productions, dans la mesure où ils furent les premiers, malgré l'antécédence futuriste et dadaïste, à systématiser cette pratique et à l'inscrire dans un corpus théorique. Par ailleurs, la lettrie s'enrichit de ce qu'Isou appelle les « lettres nouvelles », ou « lettres a-alphabétiques », constituées par un lexique de sons inarticulés, corporelles, tels que les claquements de langue, les râles, grognements, applaudissements, toussotements, éternuements, et autres soupirs.

Bien que dépourvue de contenu sémantique, la lettrie amplique a une capacité à évoquer, par les arrangements sonores, des sensations et des idées. Ainsi, la symphonie La Guerre, composée par Isidore Isou en 1944 « raconte » la Seconde Guerre mondiale, de l'Occupation nazie à la Libération. Il en va de même pour son poème Neiges (1947), qui, par des ensembles phonétiques comme « Khneï Khneï thnacapata thnacapata », évoque la tombée de la neige.

La lettrie aura cependant sa phase ciselante, où les poèmes deviennent de plus en plus inarticulés, hermétiques, discordants, laissant parfois libre cours à l'improvisation. En 1955, Isou propose, dans cette phase ciselante, la monolettrie, où le poème se réduit à l'usage d'un seul phonème, répété et trituré. En 1958, Isou publie, dans la revue Séquence, ses Anti-lettries, de simples espaces vides dans la page et portant pour titres Lettrie blanche, Lettrie vide, A-lettrie, ou encore Lettrie anéantissante. Cette dernière expression, liée à la polythanasie esthétique, sera explorée par Roland Sabatier dans ses "Équations lettriques" de 1966 et, notamment, dans "Œuvres musicales et poétiques (...) que je n'ai pas composées (1974-1976)" publiées dans son "Œuvres poétique et musicales, (1963-2007)", éd. Psi, 2007.

Hypergraphie

Les lettristes ont d'abord donné le nom de « métagraphie », puis d'« hypergraphie », à leur synthèse de l'écriture et des arts visuels. Des précédents peuvent être trouvés dans les œuvres cubistes, dadaïstes et futuristes, dans les domaines de la peinture et de la typographie, comme « Zang Tumb Tumb », de Marinetti, ou dans des poèmes comme « Calligrammes », d'Apollinaire. Cependant, l'Hypergraphie est considérée par Isou comme un nouvel amplique dans le roman et les arts plastiques, après l'épuisement de la prose par James Joyce et son Finnegans Wake, et l'épuisement de la représentation picturale par le cubisme, l'art abstrait, ou les ready-made de Marcel Duchamp.

L'Hypergraphie, créée en 1950, s'est d'abord développé dans le roman, proposant une prose où l'écriture traditionnelle en alphabet latin est augmentée par l'ensemble des signes et systèmes de notation de la communication. Ainsi, le texte se voyait complété par toutes sortes d'éléments comme le dessin, la photographie, les schémas, des signes d'autres cultures (idéogrammes, alphabets arabes ou hébreux, hiéroglyphes), des chiffres, des notes de musique ou encore des alphabets codés comme le morse ou le braille, des pictogrammes... Le roman hypergraphique emprunte volontiers aux codes du rébus ou de la bande dessinée, propose un véritable jeu avec l'espace de la page.

Avec son texte Mémoires sur les forces des arts plastiques et sur leur mort, également publié en 1950, Isou fait de l'Hypergraphie la nouvelle structure formelle d'une peinture qui, dépassant le paradigme « figuratif/abstrait », utilise comme éléments formels les lettres et les signes de tous les alphabets, auxquels peuvent s'ajouter des signes inventés par l'artiste.

Les premières œuvres hypergraphiques feront leur apparition au début des années 1950, avec notamment Les journaux des dieux (1950) d'Isidore Isou, Saint-Ghetto-des-Prêts de Gabriel Pomerand et Canailles de Maurice Lemaître. Par la suite, la peinture hypergraphique se développera à partir des années 1960, avec la venue de nouveaux membres au sein du groupe lettriste, comme Jacques Spacagna, Roland Sabatier, Alain Satié, Jean-Pierre Gillard, François Poyet, Gérard-Philippe Broutin.

De ce fait, avec un langage visuel qui leur est propre, les lettristes exploireront la phase amplique et la phase ciselant de l'art de la poly-écriture. Ils développeront l'Hypergraphie au-delà du roman et des arts plastiques, afin que ce dernier domaine soit appliqué à l'ensemble des arts visuels, du cinéma à l'architecture, en passant par la danse, le théâtre ou la photographie.

Esthapéïrisme / Art infinitésimal

Inspiré par le calcul infinitésimal de Leibniz et Newton, Isou concevra l’art imaginaire, nommé également « art infinitésimal » ou « esthapéïrisme » (néologisme formé par les termes grecs « esth » = esthétique et « apéïros » = innombrable), qu’il théorisera en 1956, dans son Introduction à l’Esthétique Imaginaire ou Mémoire sur la particule infinitésimale. À l’inverse de l’Hypergraphie qui intègre tous les signes concrets de la communication, cette nouvelle expression considérera la partie sensible de l’œuvre (odorat, vue, toucher, etc.) comme support-tremplin, menant cette fois à des signes virtuels, imaginaires, en perpétuel changement, générés par les élaborations mentales des spectateurs. La plastique infinitésimale a donc comme caractéristique la création de signes dont les formes, dépourvues de leurs sens premiers, suggèrent ainsi une poésie au-delà du monde concret.

En complément de ce dernier, il proposera, en 1960, le cadre supertemporel, caractérisé par l’accomplissement, infini, total et authentique du public à l’intérieur de cadres offerts par l’artiste afin de concevoir « une œuvre qui intègre et dépasse le temps, parce qu’elle se construit d’une façon incessante, et se forge durant des générations et des générations de producteurs ».

Excoordisme / Téïsynisme

En 1992, le créateur du Lettrisme désire une fois de plus dépasser ses apports antérieurs dans la branche de l'Art.

Ce dernier, dans son Manifeste de l’Excoordisme ou du Téïsynisme mathématique et artistique, propose l’« Excoordisme » (né de l’abréviation des termes « extensions » et « coordinations ») ou le "Téïsynisme" (né du grec ancien « τειυεσθαι » = extension ; « συν-αρμξω » = coordination).

L’ouvrage en question s’ouvre sur un élargissement des mathématiques en proposant les nombres extensibles et coordinateurs, capables, selon Isou, de rendre compte d'une masse de possibilités inexploitée dans cette science. Par la suite, et à partir de cette restructuration du domaine des éléments abstraits, Isou façonnera l’Excoordisme artistique en présentant successivement les particularités de la mécanique, de l’élémentique, de la rythmique, etc., du secteur concerné.

Essentiellement, ce nouvel art transcende les limites offertes par les domaines esthétiques antérieurs en découvrant, notamment, des particules infiniment fines et infiniment gigantesques, mais également, en effectuant des agencements émouvants neufs, initialement issus des opérations élémentaires mathématiques, comme l’addition, la soustraction, la multiplication ou la division[Quoi ?]. De ce fait, le domaine téïsyniste se fonde sur l’intégralité des extensions et coordinations menées à partir des éléments esthétiques acquis, eux-mêmes situés entre l’infiniment petit et l’infiniment grand.

Les membres du groupe lettriste

Membres permanents (personnalités étant restées dans le groupe)

Membres impermanents (personnalités ayant effectué un passage dans le Lettrisme)

Influences

Par son caractère original et avant-gardiste, le Lettrisme a anticipé ou influencé diverses personnalités et mouvements culturels[réf. nécessaire]. Parmi eux, nous relevons notamment Guy Debord par rapport aux théories économiques (le soulèvement de la jeunesse) et cinématographiques (film ciselant).

Dans un tout autre registre, le happening est apparu ultérieurement au Film Débat crée en 1951 par Isidore Isou qui se proposait de réduire le cinéma à la participation verbale des spectateurs. Plus tard, ce dernier approfondira le rôle du public dans l'élaboration de l’œuvre, notamment au travers de l'Art supertemporel (1960) qui invite explicitement les amateurs à intervenir indéfiniment au sein de la réalisation.

Aussi, la majorité des réalisateurs appartenant à la nouvelle Nouvelle Vague (dont Jean-Luc Godard et Alain Resnais), ainsi qu'au cinéma underground américain, réexploite le cinéma ciselant et discrépant expliqué par le créateur du Lettrisme, dans son Esthétique du Cinéma, et pratiqué par ce dernier par le film Traité de bave et d'éternité.

Dans l'entretien entre Jean Narboni et Éric Rohmer, on lit :

– Vous avez aussi, curieusement, écrit sur le mouvement lettriste et Isidore Isou, et vous teniez beaucoup à ce que nous republiions ce texte.

– Il y avait d’abord une provocation. Je voulais montrer aux gens des Cahiers du cinéma que mon point de vue était très moderne, que nous n’étions pas seulement des piliers de Cinémathèque, des réactionnaires admirant Hollywood, refusant les grands sujets, le cinéma social, Buñuel, etc. Le moderne pour moi, ce n’était pas le surréalisme, c’était le lettrisme, qui correspondait tout à fait à mon idée d’alors que les arts étaient en voie de destruction. Le lettrisme, c’est la fin absolue de la littérature – puisque le mot disparaît au profit de la lettre et du son non codifié.

– Pourtant, vous n’étiez pas iconoclaste. Vous ne l’avez jamais été…

– Je n’étais pas iconoclaste. Je n’adhérais d’ailleurs nullement au lettrisme, je ne pensais pas que la voie du cinéma était celle que prétendait Isou, je disais seulement qu’il fallait le prendre en considération. Il a été d’une certaine façon le précurseur du happening. Ce qui se passait sur l’écran n’était destiné qu’à provoquer l’intervention du spectateur. Il a également dit que Godard n’avait rien inventé. Il y avait en effet déjà chez lui certaines idées godardiennes – ne serait-ce que le fait de maltraiter la pellicule, la salir, la piétiner, ou plus simplement mépriser les « raccords » de montage.

Par rapport à l'Art conceptuel, et avant l'apparition de ce mouvement, Isou a proposé en 1956 l'Art infinitésimal qui met en évidence le rôle secondaire de la matérialité de l'œuvre pour privilégier les données virtuelles, imaginaires.

Chronologie

Années 1940

Années 1950

Années 1960

Années 1970

Années 1980

Années 1990

Années 2000

Années 2010

Filmographie sélective

Voir aussi

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Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

  1. ↑ Mais publiée seulement en 1947 dans Introduction à une nouvelle poésie et une nouvelle musique, d'Isou, édité par Gallimard.
  2. ↑ Neiges, in Précisions sur ma poésie et moi, suivi de Dix poèmes magnifiques, d'Isidore Isou (Aux Escaliers de Lausanne, 1950, rééd. Exils, 2003).
  3. ↑ Ces poèmes ont été republiés dans l'ouvrage de Jean-Paul Curtay La poésie lettriste, sorti chez Seghers en 1974, et sont consultables sur le site lelettrisme.com.
  4. ↑ Le terme « métagraphie », signifiant littéralement « post-écriture », est apparu finalement inadéquat à Isou dans la mesure où il ne s'agit pas exactement d'un dépassement de l'écriture en soi, mais d'un élargissement de l'écriture à toutes les écritures, d'où l'emploi, à partir de 1953/1954, du préfixe hyper- à la place de méta-, et qui signifie « super-écriture ». Par ailleurs, le mouvement dissident Internationale lettriste (fondé en 1952) a récupéré le terme Métagraphie accolé à celui de "influencielle" pour nommer ses collages d'éléments détournés, ce qui a pu entraîner une confusion.
  5. ↑ Isisdore Isou, Essai sur la définition, l'évolution et le bouleversement total de la prose et du roman, Aux Escaliers de Lausanne, 1950. Cet essai est suivi de Les Journaux des Dieux, premier roman hypergraphique de l'histoire, dans lequel certains mots sont remplacés par des dessins et où la narration est progressivement perturbée par des effets de surimpression, des signes Braille ou des partitions musicales.
  6. ↑ Comme l'attestent les romans Saint-Ghetto-des-Prêts, de Gabriel Pomerand (éds OLB, 1950), ou Canailles, de Maurice Lemaître (in Revue Ur, no 1, décembre 1950).
  7. ↑ In Revue Ur, no 1, décembre 1950.
  8. ↑ Cf. Fabrice Flahutez, Le lettrisme historique était une avant-garde, Les Presses du Réel, 2011.
  9. ↑ Éric Rohmer et Jean Narboni, Le Goût de la beauté
  10. ↑ Isou ou les choses telles qu’elles sont. Opinions sur l’avant-garde. Cet article, publié pour la première fois dans les Cahiers du cinéma n° 10, mars 1952, et signé Maurice Schérer, est repris dans Éric Rohmer et Jean Narboni, Le Goût de la beauté
  11. ↑ The End of the Age of Divinity
  12. ↑ « Altagor (1915-1992) - Auteur - Ressources de la Bibliothèque nationale de France », sur data.bnf.fr (consulté le ).
  13. ↑ « ALTAGOR », sur cnap.fr (consulté le ).
  14. ↑ « André Vernier », sur europalingua.eu (consulté le ).