La fusion de dix communes qui a créé L'Oudon en 1973 en a fait, avec 5 484 hectares, la plus étendue des communes du Calvados jusqu'en 2017.
Localisation
La commune est au sud-ouest du pays d'Auge. Le bourg de Saint-Martin-de-Fresnay (au centre de la commune) est à 7,5 km sud-est de Saint-Pierre-sur-Dives, à 12 km au sud-ouest de Livarot, à 17 km au nord-ouest de Vimoutiers et à 23 km au nord-est de Falaise.
La commune de L'Oudon a été créée le par la fusion-association, décrétée le , des communes d'Ammeville (171 habitants en 1968), Berville (160 habitants), Écots (95 habitants), Notre-Dame-de-Fresnay (159 habitants), Garnetot (89 habitants), Grandmesnil (123 habitants), Lieury (242 habitants), Montpinçon (167 habitants), Saint-Martin-de-Fresnay (169 habitants) et Tôtes (125 habitants). Saint-Martin-de-Fresnay est alors désigné chef-lieu de l'association et donne son code INSEE (14624) à la nouvelle commune. Auparavant, en 1833, Ammeville (235 habitants en 1831) avait absorbé une partie de la commune d'Abbeville (148 habitants).
Par arrêté du , le chef-lieu est transféré à la commune de Tôtes, dont l'ancien code Insee (14697) devient le nouveau code de L'Oudon. Un nouvel arrêté préfectoral, le , fait de la commune de Notre-Dame-de-Fresnay le nouveau chef-lieu. Afin de prendre en compte ce transfert de chef-lieu, lors de la publication du COG 2016 l'INSEE décide de modifier le code commune de L'Oudon pour reprendre l'ancien code de Notre-Dame-de-Fresnay (14472).
Le conseil municipal était composé de quinze membres dont le maire et quatre adjoints. Dix de ces conseillers étaient les maires délégués des différentes communes associées. Quatorze conseillers sur quinze intègrent le conseil municipal de Saint-Pierre-en-Auge le jusqu'en 2020 et Emmanuel Morel devient maire délégué.
En 2023, la commune comptait 1 475 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2008, 2013, 2018, etc. pour L'Oudon) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations.
Population de Saint-Martin-de-Fresnay jusqu'en 1972, puis de L'Oudon [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
436
416
400
401
372
367
352
322
309
Population de Saint-Martin-de-Fresnay jusqu'en 1972, puis de L'Oudon [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
277
271
277
284
265
285
303
296
258
Population de Saint-Martin-de-Fresnay jusqu'en 1972, puis de L'Oudon [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
271
258
250
186
222
226
240
214
205
Population de Saint-Martin-de-Fresnay jusqu'en 1972, puis de L'Oudon [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2008
2013
2018
198
169
1 453
1 449
1 347
1 329
1 533
1 574
1 550
Population de Saint-Martin-de-Fresnay jusqu'en 1972, puis de L'Oudon [modifier], suite (4)
À Lieury, se trouve le lycée agricole du Robillard, premier lycée agricole construit en France, inauguré en 1963. Il propose des formations générales, technologiques et professionnelles axées sur l'agriculture ainsi que la gestion de l'eau, de la seconde à bac+3. Il possède également un centre équestre, destiné à tout public.
Économie
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Culture locale et patrimoine
Maison typique de la Normandie augeronne.
Ammeville
Église Sainte-Honorine. Arcisse de Caumont écrit dans sa statistique monumentale du Calvados tome V page 593 (1867) que, L'église d'Ammeville est trop peu caractérisée pour être chronologiquement classée. A cette époque l'église avait pour clocher une flèche en bois, couverte en ardoises. Le clocher actuel en briques a été construit au XIXesiècle en remplacement de la flèche en bois. L'ensemble maitre-autel et retable ont été recomposés: le retable et le tableau central (XVIIIesiècle) sont inscrits au titre d'objets. Le tabernacle et le gradin d'autel garni de perles, classés au titre d'objets, sont déposés depuis 1970 au musée de Vire. Le conseil municipal ne se voyait pas capable d'en assumer la conservation. Également le Christ en croix et les fonds baptismaux (XVIIesiècle) sont inscrits au titre d'objets.
Manoir de la Punaye.
L'église Sainte-Honorine.
L'église Sainte-Honorine.
Berville
Manoir du XVIIesiècle.
L'église Saint-Jacques-le-Mineur est un édifice composite, dont le portail ouest et certains éléments des murs semblent remonter au XIIesiècle. Un important incendie en 2017 a gravement endommagé la toiture. La restauration a été conduite dans le respect des matériaux et des techniques anciennes, visant à préserver l'authenticité architecturale et la lisibilité des différentes phases historiques.
↑Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
↑Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen Âge en France, Strasbourg, Éditions Publitotal, , 28eéd. (1reéd. 1979), 1304p. (ISBN2-86535-070-3, OCLC1078727877), p.673 (cf. Oudon (l'), Montpinçon).
↑Charles-Laurent Salch et Joseph-Frédéric Finó (photogr.Dominique Martinez), Atlas des châteaux forts en France, Strasbourg, Éditions Publitotal, , 19eéd. (1reéd. 1977), 834p., p.164 (cf. Saint-Martin-de-Fresnay).