| Autre(s) nom(s) | Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises |
|---|
| Titre | Loi relative à la croissance et la transformation des entreprises |
|---|---|
| Pays | France |
| Langue(s) officielle(s) | (fr) |
| Type | loi |
| Branche | économie |
| Législature | XVe législature de la Cinquième République française |
|---|---|
| Gouvernement | Philippe II |
| Promulgation | 22 mai 2019 |
Lire en ligne
La loi du relative à la croissance et la transformation des entreprises, dite loi PACTE (Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises), est une loi présentée par le gouvernement d'Édouard Philippe, destinée à faire grandir les entreprises françaises et repenser la place des entreprises dans la société.
Ce projet de loi a pour but de donner les moyens nécessaires aux entreprises pour innover, se transformer, grandir et créer des emplois.
Les objectifs de ce projet de loi ont été annoncés officiellement par Bruno Le Maire le . Il a également indiqué que la loi viserait en partie à améliorer la performance des TPE et des PME,,.
À l'automne 2017, en amont de la loi, le gouvernement crée des binômes entre des députés de la majorité et des chefs d'entreprise pour faire remonter des sujets,. À la suite de l'audition de plus de 600 personnes, les propositions ont été soumises à une consultation publique de 3 semaines.
Au début de l'année 2018, le gouvernement prépare la première version du projet de loi. Le Conseil d'État est saisi afin de contrôler la conformité de la loi, le .
Le , Bruno Le Maire présente le projet de loi en Conseil des ministres permettant le dépôt de celui-ci à l'Assemblée nationale le lendemain.
Au début de , la loi est présentée en commission spéciale à l'Assemblée nationale afin d'être examinée par des députés.
La loi est votée en première lecture à l'Assemblée nationale en et transmise au Sénat.
À l'Assemblée Nationale, plusieurs députés, dont notamment Charles de Courson ont critiqué l'argumentaire du gouvernement pour justifier la privatisation du Groupe ADP. Les sénateurs votent contre les privatisations d'Aéroports de Paris et de la Française des jeux.
Un texte modifié est voté en 1re lecture par le Sénat le .
Après un échec de la Commission mixte paritaire, le texte retourne devant l'Assemblée, et est adopté le , en nouvelle lecture.
De retour devant le Sénat, à la suite d'une question préalable adoptée par la Commission spéciale, le texte rejeté en nouvelle lecture par le Sénat le .
La loi PACTE est définitivement adoptée par l'Assemblée Nationale, le , 147 députés votent pour (LREM, MoDem), 50 votent contre (PCF, LFI, PS, LR) et 8 s'abstiennent. Le vote de Jean-Luc Mélenchon, qui a combattu le projet, a été par erreur comptabilisé en faveur du projet, et inversement pour Bruno Bonnell.
Une saisine du Conseil constitutionnel a eu lieu le , par plusieurs groupes parlementaires, remettant notamment en cause la privatisation de l'Aéroport de Paris,.
Le , le Conseil constitutionnel valide l'essentiel de la loi PACTE. Le président du Conseil constitutionnel Laurent Fabius assure qu’il y a une « pleine cohérence juridique » entre la décision du et celle validant le projet de loi Pacte : la première « s’inscrit dans le cadre d’une procédure permettant, si elle aboutit, de déclarer ADP « service public national », ce qu’il n’est pas aujourd’hui » ; la seconde « confirme que, aujourd’hui, ADP n’est pas un service public national et elle juge qu’il n’est pas non plus un « monopole de fait », ce qui, en application de la jurisprudence du Conseil, permet juridiquement sa privatisation ». Estimant de même que la Française des Jeux possède des droits exclusifs, mais qui ne lui confèrent pas « un monopole de fait au sein du secteur des jeux d’argent qui comprend également les paris hippiques, les jeux de casino et paris sportifs en ligne », il autorise cette privatisation.
Le , le Conseil constitutionnel a été saisi par 218 parlementaires afin d'organiser un référendum d'initiative partagée sur cette question, en application de l'article 11 de la Constitution de 1958. Le , le Conseil constitutionnel valide la proposition de référendum d'initiative partagée sur les aéroports de Paris, pouvant être organisé si un nombre suffisant de signatures des électeurs est mis en œuvre pendant neuf mois, du au ,.
Dans Mediapart, le journaliste Romaric Godin critique l'aspect « fourre-tout » de la loi.
Le journal Libération relaie plusieurs critiques. La CGT et les députés PCF et France Insoumise critiquent la loi en ce qu'elle facilite l'actionnariat salarié afin de se substituer en partie au salaire. Le Parti socialiste se considère « pas hostile » au projet. Le député socialiste Dominique Potier considère que « c’est un texte qui passe à côté des aspirations des salariés au XXIe siècle ».
Le Figaro porte un jugement plutôt positif sur le contenu du texte, tout en critiquant son aspect fourre-tout et la lenteur de son vote. Il conclut : « S'il [le projet de loi] contient des mesures de bon sens qui vont faciliter la vie des entreprises, [il] souffre d'un travers de taille qui risque d'en limiter l'impact : il porte en lui tous les travers de ce que la France est capable de faire, de pire, en matière de processus de réforme ».
Les commissaires aux comptes, qui voient l'étendue de leur mission réduite par le texte, s'opposent au texte et demandent une saisine du Conseil constitutionnel.