| Louis Baeckelmans | |
Plaque dans (l'ancien) Palais de Justice d'Anvers exécutée par l'acrhitecte Ernest Dieltiens, en l'honneur de Louis Baeckelmans. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Naissance | Anvers |
| Décès | (à 36 ans) Anvers |
| Nationalité | Belge |
| Activités | Architecture |
| Formation | Académie des Beaux Arts d'Anvers |
| Œuvre | |
| Projets | Palais de Justice d'Anvers
Eglise Sainat Amand (Anvers) |
| Distinctions | Prix de Rome belge en 1858 |
| Entourage familial | |
| Famille | Baeckelmans |
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Louis Baeckelmans (Anvers, 1835 - ibidem, 1871), est un architecte belge. Ses réalisations relèvent des styles éclectique et néo-gothique.
Fils de Petrus Joannes (Pierre Jean) Baeckelmans (1791-1874), maître menuisier et fabricant de meubles, et de Joanna Verbert (1793-?), Louis Baeckelmans accomplit ses études au collège jésuite Notre-Dame d'Anvers, puis à l'Athénée royal. Il poursuivit ensuite sa formation à l'Académie des beaux-arts d'Anvers, où il se montra un élève doué à tous égards.
En 1852, à l'âge de 17 ans, puis en 1853 et 1854, il s'illustra dans les cours d’« Architecture » en remportant le premier prix d'excellence, puis remporta le prix de Rome belge en 1858. La somme reçue grâce cette récompense, conjuguée aux sacrifices financiers de ses parents, lui permit d'entreprendre un voyage d'études à travers l'Europe. Il porta une attention particulière à l'Italie et à la Grèce, où il étudia le génie de l'architecture antique. La France et l'Allemagne retinrent également son attention. Il s'attachait notamment à comparer les bâtiments. Lui-même allait construire dans les styles éclectique et néo-gothique.



De retour en Belgique, il reçut une médaille d'or au Salon de Bruxelles de 1863. En 1865, il fut chargé de la construction de l'église Saint-Amand, rue Van Kerckhoven. Deux ans plus tard, en 1867, il devint membre correspondant de la Commission royale des monuments et des paysages. La même année, il dressa les plans de construction de l'église Saint-Englebert et Saint-Bernard à Zemst-Laar et de l'église Saint-Antoine-de-Padoue, sur le Paardenmarkt à Anvers.
Il fut récompensé en 1869 par deux fois : d'une part, il remporta un concours ouvert pour la construction du palais de justice sur la Britselei et d'autre part, il obtint une chaire de professeur à l'Académie, succédant à Frans Andries Durlet (° Anvers, 11-7-1816, † Anvers, 2-3-1867).
Un an plus tard, en 1870, il faisait partie d’un groupe de délégués participant aux cérémonies de l'isthme de Suez. Ce voyage lui offrait l'opportunité d'étudier l'architecture et la culture égyptiennes. Mais en 1871, à l'âge de 36 ans, alors qu'il travaillait à la restauration de la vieille église de Léau, il tomba malade. Il décéda le mercredi 8 novembre à 4 heures du matin. Ses obsèques, célébrées le samedi à 10 heures en l'église Saint-Jacques, rassemblèrent ses élèves et de nombreuses personnalités du monde de l'art et de l'architecture au cimetière Frédégandus de Deurne.
Le directeur de l'Académie de l'époque, De Keyser, s'exprima comme suit :
« Baeckelmans, ce génie exceptionnel, occupe une place de choix dans l'art contemporain, aux côtés des maîtres qui font la fierté de notre pays. C'est à son talent remarquable que nous devons les monuments exceptionnels actuellement en construction, qu'il n'a pu achever avant sa disparition prématurée. Parmi ceux-ci figurent l'église Saint-Amand, l'église de Laar et le palais de justice. C'est grâce à son immense savoir en architecture que notre regretté collègue fut nommé professeur en 1867.
[…] Quel crève-cœur pour cet artiste si estimé de voir disparaître à jamais, avec tant de modestie et de résignation, ces beaux rêves inspirés par l’art. Quel crève-cœur pour nous de subir une perte si profonde, nous privant des fruits de son talent et des services importants qu’il était appelé à rendre à l’art et à l’enseignement !
Avec la disparition de Baeckelmans, l'art belge perd un nom qui aurait grandement contribué à son rayonnement ; l'Académie perd un professeur dévoué dont la valeur était incontestable. Pour les étudiants, il était un guide sûr ; pour le corps professoral, un ami sincère et affectueux, bien plus qu'un collègue . Certains l'aimaient comme leur propre enfant, d'autres comme un frère : nous étions en effet partenaires lorsque nous l'avons accompagné dans ses premiers grands projets, et nous avons partagé ses bancs d'école […]. »

En hommage, la rue Baeckelmansstraat à Anvers a été baptisée de son nom.