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Louis Bollioud-Mermet, né le à Lyon où il est mort le , est un musicien et académicien français. Non marié et sans enfant, la branche Bollioud-Mermet s'éteint avec lui.
La famille Bollioud (parfois Bullioud ou Bouilloud), est une ancienne famille qui regroupe de nombreuses branches. L’arbre généalogique remonte jusqu’à Étienne Bollioud qui était intendant de Philippe Ier de Savoie, archevêque de Lyon de 1246 à 1267.
Louis est né de Marianne Curtillat de Montclocher et de Charles (1683-1742) qui remplissait plusieurs fonctions : écuyer, chevalier de l’ordre de Saint-Louis et lieutenant de vaisseau.
Louis Bollioud-Mermet nait à Lyon le et décède dans la même ville le . Non marié et sans enfant, la branche Bollioud-Mermet s'éteint avec lui.
Il consacre sa vie à ses passions : la musique et la vie académique. Il est membre de plusieurs sociétés savantes et y participe activement. Il est aussi musicien, organiste, compositeur et critique.
Membre de l'Académie des Beaux-Arts de Lyon, il est désigné pour représenter la musique le . Le il est nommé, pour l'année à venir, président de l'Académie devenue Société royale des Beaux-Arts. Le il est élu secrétaire perpétuel de la Société.
Élu membre de l'Académie des Sciences et Belles-Lettres le , il en devient directeur le .
À la fusion des deux académies au sein de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon en , il est secrétaire pour les sciences puis pour les lettres, jusqu'au ou il démissionne de cette fonction. Il restera investi au sein de la vie académique jusqu'en ou il présente son ouvrage L'Athénée de Lyon rétablie sur l'histoire de l'Académie.
Musicographe, il écrit un nombre considérable d'essais sur la musique. Il s'intéresse à l'histoire de la musique, à la pratique de la musique instrumentale ainsi qu'aux théories de la musique.
Il s'inscrit dans un débat entre la musique profane, ou musique italienne, représentée par Lully et la musique sacrée, ou musique française, de Michel-Richard de Lalande (dont il prend le parti) et s'oppose ainsi à Jean-Philippe Rameau qu'il considère corrompre la musique française. Ce débat lui inspire l'écriture de l'ouvrage De la corruption du goût dans la musique française et l'oppose à d'autres académiciens tel que Jean Dumas.
Ses manuscrits se trouvent aujourd'hui conservés aux archives de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon. On cite ici les plus notables.