| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 72 ans) Namur |
| Nationalité | |
| Activité |
peinture |
| Formation | |
| Maître | |
| Distinction |
chevalier de l'ordre de Léopold |
Translation des reliques de saint Guibert de Gorze à Gembloux (Église Saint-Guibert, Gembloux) |
| Artiste |
Louis Bonet |
|---|---|
| Date |
1848 |
| Technique |
huile sur toile |
| Dimensions (H × L) |
90 × 60 cm |
| Localisation |
collection privée |
Jacques Louis Bonet, né le à Grand-Manil et mort le à Belgrade (Namur), est un artiste-peintre belge.
Jacques Louis Bonet est le fils d’un meunier établi à Grand-Manil près de Gembloux.
Il apprend la peinture auprès de Ferdinand Marinus (Académie des Beaux-Arts de Namur) et plus encore auprès du portraitiste François-Joseph Navez (Académie de Bruxelles), son véritable maître.
Il décède à Belgrade, une localité de la banlieue namuroise où il a passé plus de trente ans de sa vie, et il y est porté en terre au milieu d’un important concours de personnes parmi lesquelles se distinguent des membres du collège échevinal et du conseil communal de Namur, le corps enseignant et de nombreux anciens élèves de l’Académie des Beaux-Arts locale, les directeurs et professeurs de l’École industrielle, des représentants de l’Académie de musique, ainsi que plusieurs sommités du monde artistique bruxellois.
Dans ses éditions des samedi 16 et dimanche , L’Opinion libérale de Namur et de la Province reproduit le texte des quatre discours qui sont alors prononcés devant le caveau familial :
À près de soixante-dix ans, note Théodore Baron, Bonet entreprend encore le gigantesque tableau d’histoire qui, au dernier salon de Namur, a brillé par-delà tous les autres, aussi bien par ses immenses dimensions qui présentaient des difficultés d’exécution peut-être insurmontables pour beaucoup, mais encore par la belle intelligence de sa composition, sa belle coloration sobre, sa lumière, et le parfum religieux qui s’en exhalait. Il l’ennoblissait encore par l’élévation de la pensée qui avait présidé à son enfantement. Cette toile qui représente la Translation des reliques de saint Guibert de Gorze à Gembloux orne depuis lors le chœur de l’église de la petite ville coutelière.
Avant 1914, ses Deux mères et l’enfant du jugement de Salomon, son Galilée démontrant son système à Milton, ses portraits du bourgmestre Émile Cuvelier et du paysagiste François Roffiaen font partie de la collection artistique réunie par la ville de Namur avec l’intention de fonder un Musée des Beaux-Arts qui ne verra jamais le jour.
À vrai dire, l’œuvre de Louis Bonet est faite d’une abondance de scènes de genre, de pages d’histoire – profane aussi bien que religieuse – et de portraits. C’est dans ces derniers, peut-être, que réside la part la plus originale de sa création comme le suggère un délicat portrait de sa fille Alphonsine (L'enfant à la levrette), autant que l'affirment les lignes signées des seules initiales « E. L. » :