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Louis Cappel de Montgemberg (oncle) |
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Louis Cappel, né à Sedan le , mort à Saumur le , est un théologien protestant français.
Il est élevé à Tilloy jusqu'à l'âge de huit ans, époque où son frère aîné le fit venir à Sedan.
Sa première éducation finie, il se livra pendant quatre ans à l'étude de la théologie et soutint deux actes académiques, le et le , sous la présidence de Daniel Tilenus.
Le , Henri de La Tour d'Auvergne, duc de Bouillon le nomma proposant de sa chapelle domestique et le choisit pour précepteur de ses filles. Il passa deux ans à Oxford où il soutint en 1611 et 1612 au collège d'Exeter, des thèses publiques. L'académie de Saumur lui offrit une chaire d'hébreu, dans laquelle il s'installa le . Il fut admis au ministère pastoral de l'église réformée de Saumur, le , où il exerça conjointement avec Samuel Bouchereau et François Gomar ; il se fit décharger de cette fonction le .
Du 24 au , il participa, comme secrétaire, à la conférence « sur la grâce et le libre arbitre », avec John Cameron, Théophile Brachet de La Milletière et Daniel Tilenus, au château de l'Isle, près d'Orléans. Il fut en butte aux agissements de théologiens dont il ne partageait pas l'ensemble des doctrines ; il refusa leur chantage et se retira à Sedan, avec sa famille, à la fin de . Rappelé à Saumur en 1624, il y reprit sa chaire hébraïque qu'il n'abandonna que le en faveur de Jacques Cappel son fils. Le , l’académie de Saumur le nomma professeur en théologie, mais il ne fut solennellement installé dans ce poste que le . Il présenta au roi en 1650 la confession de foi de ses coreligionnaires.
Secouant le joug de la Massore, il établit un nouveau système de critique sacrée et soutint contre Johannes Buxtorf que les points voyelles, qui, selon ce savant, seraient aussi anciens que la langue hébraïque, ne remontent pas au-delà du VIe siècle de notre ère.