| Naissance | |
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| Décès | |
| Activité | |
| Parentèle |
Johann Georg Geib (d) (oncle) |
| Maître |
Johann Georg Geib (d) |
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Louis Philippe Geib est un facteur d’orgue né le à Bischtroff-sur-Sarre et mort le à Schiltigheim. De ses œuvres ne subsistent que deux buffets, ce qui ne permet pas de se représenter ses compétences sur les parties instrumentales. Les sources écrites laissent toutefois l’impression d’une qualité assez moyenne sur ce point.
Louis Philippe Geib naît le à Bischtroff-sur-Sarre. Son grand-père paternel, Adam Geib, est schultheiss de Staudernheim. Son père, Philipp Jacob Geib, s’est installé vers 1750 comme maître d’école à Pisdorf, où il épouse le Barbe Haeckel, avec laquelle il a au moins neuf enfants. Adam Geib a eu en outre au moins un autre fils, Johann Georg Geib, né en 1739 et qui devient un facteur d’orgue renommé, dont l’atelier se trouve d’abord à Sarrebruck, puis à Frankenthal.
Louis Geib fait ainsi probablement son apprentissage de facteur d’orgue chez son oncle. Il est également possible qu’il ait, comme affirmé par Jean Martin François Théodore Lobstein, fréquenté l’atelier de Jean André Silbermann, bien que cela semble moins probable, ce dernier ne parlant jamais de lui dans ses carnets,. À une date indéterminée, probablement avant 1806, il épouse à Montbéliard Sophie Fallot, fille du pasteur Frédéric Fallot.
Louis Geib semble en effet s’être trouvé à Montbéliard dès 1786. Dans les années suivantes, il répare dans les alentours les orgues de Gray, de Luxueil et d’Ornans, et construit un instrument pour une église de Besançon. Il semble toutefois travailler en 1791 avec son oncle à Güdingen et se trouver en 1795 à Bouxwiller, où il effectue des réparations mineures sur l’orgue de l’église catholique, puis en 1802 à Drulingen avant de travailler de nouveau à Bouxwiller en 1804. Il ne semble toutefois s’installer vraiment en Alsace qu’en 1806, lorsqu’il s’établit à Schiltigheim.
Par la suite, il construit un orgue pour l’église de Niederbronn en 1807. Il propose en 1811 de restaurer l’orgue de la cathédrale de Strasbourg, mais ce projet ne paraît pas avoir eu de suite. Il répare en 1812 l’orgue Silbermann de l’église Saint-Nicolas de Strasbourg, mais celle-ci ne semble pas avoir été de très bonne qualité et il ne sera plus embauché à Strasbourg par la suite. Il intervient toutefois dans les autres communes du Bas-Rhin, réalisant notamment un orgue pour l’église d’Obermodern en 1817. Il fournit en 1818 un petit orgue, qu’il prétend être un Silbermann qu’il aurait restauré, à Boofzheim, mais à des difficultés à se faire payer, la commune déclarant que l’instrument est de mauvaise qualité.
Il meurt le le à Schiltigheim.