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Louis Marmoz, né le à Angoulême, est analyste critique de l’éducation et de la recherche, spécialiste des sciences de l’éducation. Il est professeur des universités dans ce domaine ainsi qu'en sciences de gestion.
Il est le fils de Francisque Marmoz, ingénieur et directeur de société, et de son épouse, Jane.
Louis Marmoz suit, en 1969 et 1970, une « formation doctorale » en économie appliquée (Université Paris-Dauphine).
Il soutient, en 1979 une thèse de doctorat en sciences de l'éducation à l'Université de Caen, sous la direction de Gaston Mialaret, puis en 1984, une thèse de doctorat ès-lettres et sciences humaines à l'Université de Caen, toujours sous la direction de Gaston Mialaret.
Entre 1968 et 2010, Louis Marmoz exerce les fonctions de moniteur de travaux dirigés à l'université de Caen, de professeur coopérant à l'Université du Québec à Trois-Rivières, d’assistant à l'université de Caen en même temps que chargé de cours à l’Université Paris X - Nanterre, de Maître-assistant à l’Université Lille-II, de professeur à l'université de Caen puis à l’Université de Versailles-Saint Quentin en Yvelines.
À l'université de Caen, il assure la direction d’un centre de recherches entre 1986 et 1999 (le Centre d’Études et de Recherche en Sciences de l'éducation -CERSE-EA965), et d’un service commun de l'université, entre 1986 et 1992 (le Centre Universitaire de Formation des Enseignants - CUFE).
Les enseignements de Louis Marmoz portent sur les domaines de l’éducation comparée, des politiques éducatives, de la gestion des ressources humaines, de l’épistémologie.
De 1997 à 2016 Louis Marmoz travaille pour UNESCO comme titulaire de la Chaire de sciences de l’éducation pour l’Afrique centrale dont le siège est à l’Université Marien-Ngouabi (Brazzaville).[réf. nécessaire]
Louis Marmoz oriente son activité vers le développement des formations au niveau du doctorat en dirigeant ces formations en France et en Afrique centrale (Congo, Cameroun, République démocratique du Congo, Tchad) et aide à leur mise en place au Portugal et au Brésil. Il dirige directement la préparation de 63 thèses de doctorat ou équivalents soutenus.
De 2000 à 2007, Louis Marmoz a été mis à la disposition de l’UNESCO par le gouvernement français comme Conseiller auprès de la Division de l’enseignement supérieur puis du Département Afrique[réf. nécessaire].
Il réalise plus d’une centaine de missions internationales, dans 17 pays, principalement le Portugal, le Brésil et ceux d’Afrique centrale, tout en étant organisateur ou co-organisateur de plus de 70 colloques internationaux et directement responsable ou co-responsable d’une dizaine de projets de recherche internationaux (CAPES/COFECUB, UNESCO, ministère français de l’éducation, etc.)
Depuis 1992, il est expert auprès du Ministère français de l’Éducation Nationale[C'est-à-dire ?] en ce qui concerne les propositions de recherches à dimension internationale.
Louis Marmoz a épousé en 1968 Helena Lousada de Vasconcelos, morte en 2018 et est le Père de Raoul Marmoz.[réf. nécessaire]
À côté de ses activités d’enseignant et de chercheur, Louis Marmoz a développé de nombreuses actions dans le milieu de la recherche en éducation ; ses activités éditoriales ont permis de publier de nombreux auteurs ; il s'est investi dans de nombreuses associations de spécialistes de la recherche.
En matière d’édition, il a fondé la collection « Éducations et sociétés » (L’Harmattan éd.) et a dirigé ou fondé des revues scientifiques dans le domaine de l’éducation, en particulier, les sciences de l’éducation pour l’ère nouvelle, Les documents du CERSE, Les cahiers africains de recherche en éducation (L’Harmattan éd.), Sociétés brésiliennes – travail, éducation, développement (L’Harmattan éd.), et La recherche en éducation (avec Maria Teresa Estrela ; AFIRSE).
Dans ses responsabilités associatives, il a été Président de l’Association Francophone Internationale de Recherche Scientifique en Éducation (AFIRSE) de 2006 à 2015 après en avoir été secrétaire général, fondateur en 1990, Président (avec Claude Comiti) de l’Assemblée des Responsables de Centres Universitaires de Formation des Enseignants (ARCUFEF)[réf. non conforme] de 1986-1990 et vice-président de l’Association des Enseignants et Chercheurs en Sciences de l’Éducation (AECSE) de 1975 à 1985.
Docteur honoris causa de l'université du Rio Grande do Norte (Brésil) depuis 2016, Louis Marmoz est aujourd’hui Président d’honneur de l’AFIRSE[réf. nécessaire].
Il revient aux thèses de Friedrich Engels et Karl Marx : la paupérisation est un effet nécessaire du développement du capitalisme, un signe de son incapacité à durer, et de son autodestruction finale. En un sens, ce signe est différent de celui qui sera développé ultérieurement, correspondant uniquement à l’appauvrissement d’une partie de la population.
Les travaux de Louis Marmoz tendent à confirmer l’incapacité du système capitaliste à mener les tâches de développement qu’il s’est assignées ; au contraire, son évolution et ses fonctionnements désordonnés ne peuvent le sauver, et accélèrent sa destruction.
La notion de paupérisation aide à comprendre l’évolution et les difficultés des différents secteurs d’activité et en particulier de l’éducation ; le système essaye de le faire servir à ses objectifs, sans en être capable, tant par l’absence d’horizon que par la concurrence des objectifs qu’il se donne.
Louis Marmoz analyse les fonctionnements des systèmes de formation, l’évolution de leurs coûts, l’emprise d’enjeux commerciaux, leurs rapports et leur dépendance à d’autres structures, les difficultés de leur pilotage et les illusions de leurs liens avec l’emploi : il montre leur incapacité à construire l’avenir et leur inefficacité croissante.
Les travaux de Louis Marmoz portent sur l’histoire, les fonctionnements et l’épistémologie des sciences de l’éducation. Ils montrent que la création des études universitaires en sciences de l’éducation aurait pu être l’occasion d’une nouvelle organisation de ces disciplines relevant des analyses des faits sociaux ; elles auraient pu être spécifiées par rapport aux domaines qu’elles travaillent plutôt que par l’application systématique de disciplines plus anciennes, seulement justifiée par leur antériorité institutionnelle.
Le développement épistémologique suppose deux conditions : l’élaboration des recherches, in situ, selon des spécificités, voire des modalités, locales, régionales ou nationales, et la confrontation de ces recherches et de leurs résultats sur le plan international. Elles ne doivent pas paraitre contradictoires. La pratique de Louis Marmoz, ainsi que nombre de ses publications, illustrent ce besoin et cette démarche.
Il développe également une analyse critique des systèmes institutionnels d’évaluation des institutions de recherche et des chercheurs conduisant à un formatage anti-heuristique.
Dans les domaines plus généraux des politiques éducatives, il a mis en garde contre leur internationalisation irréfléchie ; concernant la formation des personnels de l’enseignement, il a insisté sur la nécessité d'organiser d’une formation tout au long de la carrière.
Cette liste n'est pas exhaustive.