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Marie-Madeleine Louise Humann (née le à Strasbourg; † dans cette même ville) est une bourgeoise catholique de Strasbourg. Par son action au sein de l’École de Strasbourg, institution vouée au rétablissement des valeurs apostoliques, elle contribua de manière essentielle à la promotion de la foi catholique.
Louise Humann trouva un soutien permanent dans son combat grâce à l'amitié de Joseph Ludwig Colmar (1760-1818). En sa présence et celle d'une veuve strasbourgeoise, Marie-Thérèse Breck, elle avait fait vœu, le jour de la fête du Sacré-Cœur () dans les ruines du château de Turquestein, de consacrer sa vie au catéchisme et au soin des malades. Avec les fonds de la veuve Breck, ils fondèrent à eux trois une institution et un pensionnat rue Sainte-Élisabeth à Strasbourg. Lorsqu'en 1802 Colmar fut nommé évêque de diocèse de Mayence, Louise suivit ce prélat en Rhénanie et y fonda une nouvelle institution, qui devait notamment jouer un rôle salvateur lors de la grande épidémie de typhus qui décima la ville de Mayence en 1813. Cette maison d’éducation pour les jeunes filles reçut le titre Institut Joséphine parce que dotée par l’impératrice des Français (Mayence faisant alors partie des possessions napoléoniennes).
De retour à Strasbourg en 1819, elle réunit autour d'elle un cercle de bourgeois et d'universitaires déterminés à faire vivre l'héritage spirituel et philosophique du père Colmar, et dont elle demeura l'inspiratrice. À ce cercle appartenaient notamment :
Louise Humann reste une référence pour les successeurs des pères Bautain et Ratisbonne. Il y a par exemple à Box Hill (près de Melbourne) un Centre Louise Humann, collège de la congrégation de Notre-Dame de Sion.
Les parents de Georges Humann eurent treize enfants, dont :