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Lucien Lippert, né le à Arlon et mort le à Novo-Buda (Ukraine), est un militaire belge qui a collaboré avec l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale.
Il a commandé la Légion Wallonie, une unité militaire collaborationniste composée de Belges francophones intégrée par la suite à la Waffen-SS. Lippert devient ainsi le premier commandant de la SSSturmbrigade Wallonien, la première formation wallonne au sein de la SS.
Lucien Lippert, né le à Arlon, est le fils d'un employé des chemins de fer. Il fait ses études secondaires chez les frères Maristes de l'Institut Sainte-Marie d'Arlon.
Destiné au métier des armes, il intègre l'école des cadets de l'armée belge puis en 1932 est admis à l'École royale militaire. Sorti second de sa promotion, il choisit le 14e régiment d'artillerie. Comme tout membre du corps des officiers, il ne faisait pas de politique n'y étant pas autorisé.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, il participe à la campagne des 18 jours qui voit la défaite de l'armée belge. Il est fait prisonnier par les Allemands et incarcéré à l'Oflag III B de Tibor en Allemagne (Pologne actuelle). En , il est rapatrié en Belgique pour servir dans les cadres du Service des volontaires du travail pour la Wallonie.
Il s'engage dans la Légion Wallonie et fait partie du contingent du . Il quitte Bruxelles pour rejoindre avec 860 volontaires principalement rexistes un centre d'entraînement en Allemagne. D' à , il fait partie de l'état-major de la Légion Wallonie. Avec le grade de premier lieutenant, il est l'adjoint du capitaine Georges Tchekhoff, russe exilé et ancien officier des armées blanches. En , il est promu capitaine (Hauptmann) et commandant de la Légion wallonne.
Après l'intégration de l'unité au sein de la Waffen-SS et sa réorganisation sous le nom de « SS-Freiwillige Sturmbrigade Wallonien », Lippert est promu en juin 1943 au grade de Sturmbannführer (grade équivalent à Major) et placé à la tête de la brigade nouvellement formée.
Militaire de carrière avant tout, Lippert veut limiter l'action de la Légion Wallonie à sa seule action sur le front sans implication politique en particulier en Belgique. En désaccord avec Degrelle, il n'est pas en faveur de l'engagement de sa Sturmbrigade sur le Front de l'Est dans des combats offensifs en raison de son manque de préparation. Ceci n'empêche pas son départ avec l'unité du camp de Wildflecken pour le front en . D'autre part, il veut dégager la Légion Wallonie de toute ingérence allemande pour conserver son caractère spécifiquement wallon. En effet, la Légion aurait pu purement et simplement être dissoute pour s'amalgamer à la 5e Panzerdivision SS Wiking dont elle relève.
Du au , la Légion Wallonie est engagée dans les combats de la forêt de Teklino lors de la bataille de Tcherkassy. Le , Lippert, qui combat en première ligne pour rompre l'encerclement russe, est tué par une balle explosive près du village de Novo-Buda. Il est inhumé au cimetière militaire allemand de Kiev-Syrez.
Léon Degrelle lui succède au poste de commandant de la légion.
Le , Lucien Lippert reçoit la Croix de fer en or et est promu Obersturmbannführer, à titre posthume.
Les distinctions allemandes suivantes lui ont été décernées :