Lutjanus est un genre de poissons de la famille des Lutjanidae, appelés en français « vivaneaux » (et en anglais « snappers »).
Dénomination et étymologie
Le terme « vivaneau » apparaît pour la première fois en 1777 dans le Traité général des pêches de Duhamel du Monceau. Lacépède l’utilise sous la forme « vivanet », tandis que Cuvier, en 1828, indique qu’il désigne surtout le poisson que l’on trouve à la Martinique et signale que les colons ont appliqué ces appellations à plusieurs espèces du même genre, comptant cinq espèces en Guadeloupe. Au fil du temps, le mot s’est étendu à des dizaines d’espèces tropicales et subtropicales. Cuvier a également créé le nom scientifique Lutjanus vivanus pour une espèce abondante des Caraïbes. En italien, le genre donne « lutiano », et en espagnol le poisson est appelé « pargo ». Le surnom anglais « snapper » (et son équivalent allemand « Schnapper ») provient de la rapidité avec laquelle il saisit ses proies, rappelant le verbe « to snap »/« schnappen ». En français, on rencontre parfois le terme « happeur ».
La base Etyfish indique que Lutjanus est un tautonyme de L. lutjanus, dérivé de ikan lutjang. Ikan signifiant poisson et lutjang étant le nom indonésien local désignant les vivaneaux (bien que Bloch pensait que l'espèce provenait du Japon).
Liste des espèces
Planche encyclopédique présentant différentes espèces de vivaneaux des côtes de l'Inde.Les gros vivaneaux sont comestibles et leur chair est prisée. Ici un beau Lutjanus campechanus.Un banc de Lutjanus kasmira.
Une nouvelle espèce de ce genre, Lutjanus arakan a été décrite au Bangladesh en , mais début 2026 n'est pas encore répertoriée dans les bases ichtyologiques et généralistes à l'exception de BOLD.
(de) Marcus Elieser Bloch. Allgemeine Naturgeschichte der Fische. 12 volumes (1782-95) [lire en ligne(page consultée le 3 janvier 2026)]
Ouvrage en partie traduit en français par Jean-Charles Thibeaux de Laveaux, sous le titre: Marcus Elieser Bloch, Ichtyologie, ou, Histoire naturelle, générale et particulière des poissons : avec des figures enluminées, dessinées d’après nature, vol.ptie.1-2, A Berlin, Chez l’auteur, & chez François de la Garde libraire, , 552p. (DOI10.5962/bhl.title.95488, lire en ligne), p.1‑552
Notes et références
↑Henriette Walter et Pierre Avenas, La Fabuleuse Histoire du Nom des Poissons : Du Tout Petit Poisson-Clown Au Très Grand Requin Blanc, Québec, Robert Laffont, (ISBN978-2-221-12409-3)
↑Mohammad Eusuf Hasan, Jean-Dominique Durand et Yukio Iwatsuki, «Lutjanus arakan, a new species of snapper (Teleostei: Lutjanidae) from the Bay of Bengal, Bangladesh, previously confused with L. lemniscatus», Journal of the Ocean Science Foundation, vol.45, , p.7–35 (ISSN1937-7835, DOI10.5281/zenodo.18073876, lire en ligne, consulté le )
(en) G.-R. Allen, FAO species catalogue. Vol. 6: Snappers of the world. An annotated and illustrated catalogue of the lutjanid species known to date, vol.6, Rome, Italy, FAO, coll.«FAO Fisheries Synopsis», , 382p.
(en) F. Arreguin-Sanchez, J. L. Munro, M. C. Balgos, D. Pauly, Biology, fisheries, and culture of tropical groupers and snappers: proceedings of an EPOMEX/ICLARM International Workshop on Tropical Snappers and Groupers, held at the University of Campeche, Campeche, Mexico, 26-29 October 1993, University of Campeche, Campeche, Mexico, The WorldFish Center, , 458p. (ISBN978-971-8709-62-7, lire en ligne)
Etienne Prevost, La pêche au vivaneau en Guyane française. Etude comparative et evaluation des trois techniques : (ligne a main, nasse, chalut), Cayenne, Guyane française, Ifremer, coll.«Rapports internes de la Direction des Ressources Vivantes de l’IFREMER», (lire en ligne), p.34