
Un lymphome, aussi plus rigoureusement appelé lymphome malin est un cancer du système lymphatique qui se développe aux dépens des lymphocytes. Il est caractérisé par des proliférations cellulaires malignes (ou cancers) ayant pris naissance dans un organe lymphoïde secondaire : nœuds lymphatiques, rate ou tissus lymphoïdes associés aux muqueuses (digestives et respiratoires notamment). Les lymphomes, comme les leucémies, font partie des hémopathies malignes.
Les lymphomes sont souvent révélés par la découverte d'une adénopathie. Ils peuvent s'étendre à n'importe quelle partie du système lymphatique, qui comprend la moelle osseuse, la rate, le thymus, les nœuds lymphatiques et les vaisseaux lymphatiques, et qui assure normalement la défense immunitaire de l'organisme contre les bactéries, parasites, toxines, corps étrangers, etc.

Pris conjointement, les lymphomes représentent 5,3 % de tous les cancers (hors cancer des cellules basales de la peau) aux États-Unis et 55,6 % de tous les cancers du sang.
Selon le National Institute of Health, les lymphomes représentent environ 5% de tous les cas de cancer aux États-Unis, et le lymphome de Hodgkin en particulier intervient dans moins de un pour cent des cas. Étant donné que l'ensemble du système lymphatique fait partie du système immunitaire du corps, les patients chez qui le système immunitaire est affaibli, comme dans le cas d'une infection par le VIH ou par l'usage de certaines drogues ou médicaments sont également exposés à un risque accru de développer un lymphome.
En France, les lymphomes représentent les deux tiers des cancers hématopoïétiques, avec une estimation de 28 000 nouveaux cas en 2018 dont 2 000 lymphomes hodgkiniens et 26 000 lymphomes non hodgkiniens . Les tendances d’incidence au cours des 30 dernières années montrent une augmentation pour la plupart des sous-types de lymphomes (le lymphome folliculaire, le lymphome diffus à grandes cellules B, le lymphome de la zone marginale ou encore le lymphome T mature non cutané) . Cette augmentation peut s’expliquer en partie par le vieillissement et la croissance de la population générale, ainsi que par un meilleur accès au diagnostic et au traitement. Cependant, d’autres facteurs de risque sont suspectés d’être impliqués dans cette hausse de l’incidence . Les études épidémiologiques ont identifié divers facteurs associés à l’apparition des lymphomes, notamment des facteurs sociodémographiques, le statut vis-à-vis de certaines maladies infectieuses, les antécédents familiaux et médicaux, le mode de vie, ainsi que les expositions professionnelles.
Une étude menée sur des enfants atteints de graves pathologies immunologiques (leucémie lymphoblastique aigüe, lymphome) a démontré leurs graves carences en zinc ainsi qu'en magnésium mais n'en donne pas les causes.
C'est un cancer en très forte et rapide augmentation partout dans le monde. En France, où le taux d'incidence est intermédiaire entre des pays à forte incidence comme les États-Unis et l'Australie, et des pays moins touchés en Asie, l'augmentation du taux annuel moyen d'incidence a été respectivement de 3,8 % chez l'homme et de 3,5 % chez la femme. Toutefois, le taux de mortalité est en plus fort accroissement chez la femme (+ 5,1 %) que chez l'homme (+ 3,9 %). C'est l'hémopathie maligne la plus fréquente, et la 8e cause de cancer en Europe. Globalement, le nombre de cas rapporté à 100 000 habitants a été multiplié par deux en trente ans. La recherche des causes de cette augmentation a donné lieu à de nombreuses études. Certaines ont conclu à des résultats probants sur l'influence des facteurs étudiés (agents infectieux de type virus associés à certaines formes — virus d'Epstein-Barr, HHV8, HIV, HTLV-1, hépatite C — ou bactérie — Helicobacter pylori — obésité et alimentation trop riche en graisses et viandes, dioxine incorporée aux pesticides ou issue de rejets environnementaux), pour d'autres cette influence est limitée ou non probante voire nulle (tabac, nitrates, radiations ionisantes) ou encore contestée (exposition au soleil).

Le lymphome peut présenter certains symptômes non spécifiques :

Il existe trois types de lymphome : lymphome hodgkinien, les lymphomes non hodgkiniens et le groupe leucémie lymphoïde chronique/Lymphome à petits lymphocytes.
L'habitude de séparer les lymphomes en deux types : lymphome hodgkinien et lymphome non hodgkinien remonte à la découverte par première fois par Dorothy Reed en 1898, et indépendamment par Carl Sternberg en 1898-1902. de cellules très caractéristiques dans le sang après coloration par coloration à l'hématoxyline colorant le noyau en bleu/violet et éosine colorant le cytoplasme en rose. Il suffit de voir une seule fois ces cellules pour les reconnaître. L'habitude fut donc prise de différencier les lymphomes en hodgkinien et non hodgkinien en fonction de la technologie disponible à l'époque.
Les classifications actuelles ont pour premier critère le type de lymphocyte impliquée :
Le deuxième critère est la taille de la cellule anormale : on parle alors de lymphome à grande cellule (plus du double d'une cellule normale); Il existe aussi des lymphomes à petites cellules.
En 2025, les lymphomes sont classées en fonction de critères morphologiques (examen au microscope) , phénotypique (recherche des protéines membranaires par immunohistochimie), génétique (recherche d'anomalie génétique et chromosomique par la cytométrie en flux) et moléculaire (recherche de gène de fusion par séquençage)
Les lymphomes à proprement parler décrivent des cancers liés à un problème de maturation ou à une anomalie survenant lors de stades intermédiaires du développement des lymphocytes. Les cancers provenant de stades précoces sont plus souvent caractérisés comme des leucémies lymphoblastiques ou des lymphomes lymphoblastiques. Concernant les cellules plus différenciées, lorsqu'il s'agit principalement d'une altération des plasmocytes, on parle alors de myélomes.
La maladie de Hodgkin, dans sa forme classique ou lymphome de Hodgkin, est un lymphome caractérisé par la présence de grosses cellules atypiques, les cellules de Reed-Sternberg. Il représente 10% des lymphomes
Il représente 90% des lymphomes.
On distingue la plupart des lymphomes non hodgkiniens selon leur degré de malignité :

Le schéma ci-contre illustre le rapport entre les anomalies chromosomiques et leurs conséquences moléculaires dans le développement d'un lymphome. Il illustre aussi la localisation des cellules cancéreuses dans le centre germinatif d'un ganglion.
Événements précoces déclencheurs:
Relation avec le centre germinatif
La cinquième classification de l'OMS paru en 2022 distingue les lymphomes selon l'origine cellulaire du lymphome : lymphocyte B et lymphocyte T ou NK. La classification regroupe les proliférations non cancéreuses des lymphocytes avec les proliférations cancéreuses. Beaucoup des proliférations non cancéreuses correspondent à un risque de lymphome ou de leucémie d'autres se transforment à un rythme lent en lymphome ou leucémie. Depuis la parution de la 3ᵉ édition de la classification de l’OMS des tumeurs lymphoïdes en 2001 , celle-ci constitue la référence mondiale établissant les principes de base pour le diagnostic des tumeurs lymphoïdes. Les volumes successifs de l’OMS publiés en 2008 et 2017 ont élargi et affiné les connaissances existantes sur ce type de néoplasme toujours complexe.

Le schéma représente un follicule présent dans la zone corticale d'un ganglion lymphatique. Au centre du follicule se trouve le centre germinatif qui est entouré de plusieurs couches :
Les lymphomes B sont décrits d'après leur appartenance à une de ces couches.
Au dessus, du follicule sont schématisés les différents types de lymphome B et leurs mutation génétiques principales.
La partie en dessous du follicule (la barre commençant par les lettres GCB) ne concerne qu'un seul type de lymphome mais qui est aussi le plus fréquent de tous les lymphomes : le lymphome à grandes cellules B dont il existe de nombreux sous types.
| Proliférations lymphocytaires B et des lymphomes | ||
| Désignation OMS | Abréviation | Aggresivité |
|---|---|---|
| Lésions tumor-like à prédominance de cellules B | ||
| Proliférations lymphoïdes réactionnelles riches en cellules B pouvant mimer un lymphome | ||
| Maladies en rapport avec IgG4 | ||
| Maladie de Castleman unicentrique | ||
| Maladie de Castleman multicentrique idiopathique | ||
| Maladie de Castleman multicentrique associée à KSHV/HHV8 | ||
| Néoplasme des précurseurs des cellules B | ||
| Leucémie lymphoblastique et lymphome à précurseur B | ||
| Lymphome et leucémie lymphoblastique à précurseur B sans précision | ||
| Lymphome et leucémie lymphoblastique à précurseur B avec hyperdiploïdie | ||
| Lymphome et leucémie lymphoblastique à précurseur B avec hypodiploïdie | ||
| Lymphome et leucémie lymphoblastique à précurseur B avec iAMP21 | ||
| Lymphome et leucémie lymphoblastique B avec fusion BCR::ABL1 | ||
| Lymphome et leucémie lymphoblastique à précurseur B avec des caractéristiques BCR::ABL1 | ||
| Lymphome et leucémie lymphoblastique à précurseur B avec réarrangement KMT2A | ||
| Lymphome et leucémie lymphoblastique à précurseur B avec fusion ETV6::RUNX1 | ||
| Lymphome et leucémie lymphoblastique à précurseur B avec des caractéristiques ETV6::RUNX1 | ||
| Lymphome et leucémie lymphoblastique à précurseur B avec fusion TCF3::PBX1 | ||
| Lymphome et leucémie lymphoblastique à précurseur B avec fusion IGH::IL3 | ||
| Lymphome et leucémie lymphoblastique à précurseur B avec fusion TCF3::HLF | ||
| Lymphome et leucémie lymphoblastique à précurseur B avec d'autres anomalies génétiques définies | ||
| Néoplasme des cellules B matures | ||
| Proliférations néoplasique et pré-néoplasique à petits lymphocyte | ||
| Lymphocytose monoclonale à cellule B | ||
| Leucémie lymphoïde chronique / lymphome à petit lymphocyte | LLC/LLP | |
| Leucémie et lymphome des cellules B de la rate | ||
| Leucémie à tricholeucocyte | ||
| Lymphome de la zone marginale de la rate | ||
| Lymphome splénique diffus de la pulpe rouge à petites cellules B | ||
| Lymphome/leucémie splénique à cellules B avec nucléoles proéminents | ||
| Lymphome lymphoplasmocytaire | ||
| Lymphome lymphoplasmocytaire | ||
| Lymphome de la zone marginale | ||
| Lymphome de la zone marginale extranodal du tissu lymphoïde associé aux muqueuses | MALT | |
| Lymphome cutané primitif de la zone marginale | ||
| Lymphome de la zone marginale ganglionnaire | ||
| Lymphome pédiatrique de la zone marginale | ||
| Lymphome de la zone folliculaire | ||
| Lymphome folliculaire in situ | ||
| Lymphome folliculaire | ||
| Lymphome folliculaire pédiatrique | ||
| Lymphome folliculaire duodénale | ||
| Lymphome cutané à centre folliculaire | ||
| Lymphome cutané primitif du centre folliculaire | ||
| Lymphome à cellule à manteau | ||
| Néoplasme in situ à cellule du manteau | ||
| Lymphome à cellules du manteau | ||
| Lymphome à cellules du manteau non ganglionaire | ||
| Transformation de lymphome B indolent | ||
| Transformation de lymphome indolent à cellule B | ||
| Lymphome à grande cellule B | ||
| Lymphome diffus à grande cellule B | ||
| Lymphome à grandes cellules B riche en cellules T/histiocytes | THRLBCL | |
| Lymphome à grandes cellules B avec réarrangements de MYC et BCL2 | ||
| Lymphome à grandes cellules B ALK positif | ||
| Lymphome à grandes cellules B avec réarrangement IRF4 | ||
| Lymphome de haut grade avec aberration 11q | ||
| Granulomatose lymphomatoïde | ||
| Lymphome diffus à grandes cellules B positif au virus Epstein-Barr | ||
| Lymphome diffus à grandes cellules B positif associée avec une inflammation chronique | ||
| Lymphome à grandes cellules B associée à la fibrine | ||
| Lymphome à grandes cellules B associée à une surcharge liquidienne | ||
| Lymphome plasmoblastique | ||
| Lymphome à grandes cellules B des sites immunitaires privilégiés | IP-LBCL | |
| Lymphome cutané à grandes cellules B de type jambe | ||
| Lymphome B à grandes cellules intravasculaires | ||
| Lymphome médiastinal à grandes cellules B | ||
| Lymphome de la zone grise | GZL | |
| Lymphome B de haut grade | ||
| Lymphome de Burkitt | ||
| Lymphome de Burkitt | ||
| Lymphome et prolifération lymphoïde de cellule B associés au KSHV/HHV8 | ||
| Lymphome primitif des séreuses | ||
| Lymphome diffus à grandes cellules B (KSHV+/HHV8+ ) | ||
| Lymphoprolifération germinotrope (HHV-8+/EBV+) | ||
| Lymphome et prolifération lymphoïde associé à un déficit immunitaire | ||
| Hyperplasies survenant dans un contexte de déficience ou de dérégulation immunitaire | ||
| Troubles lymphoprolifératifs polymorphes survenant dans un contexte de déficience ou de dérégulation immunitaire | ||
| Ulcére muco-cutanée EBV-positive | ||
| Lymphomes liés à un déficit ou une dérégulation immunitaire | ||
| Proliférations lymphoïdes et lymphomes liées aux erreurs innées de l’immunité | ||
| Lymphome de Hodgkin | ||
| Lymphome de Hodgkin classique | ||
| Lymphome de Hodgkin à prédominance lymphocytaire nodulaire | ||
| Néoplasme à cellule plasmocytaire et autres maladies avec une protéine anomale | ||
| Gammapathie monoclonale | ||
| Maladie des agglutinines froides | ||
| Gammapathie monoclonale de signification indéterminée de type IgM | ||
| Gammapathie monoclonale de signification indéterminée de type non IgM | ||
| Gammapathie monoclonale à signification rénale | ||
| Gammapathie avec dépôt d'immunoglobuline monoclonale | ||
| Amylose à chaînes légères d'immunoglobulines | ||
| Maladie des dépôts d'immunoglobuline monoclonale non-amyloïde | ||
| Maladies à chaînes lourdes | ||
| Maladie des chaînes lourdes mu | ||
| Maladie des chaînes lourdes gamma | ||
| Maladie des chaînes lourdes alpha | ||
| Néoplasme plasmocytaire | ||
| Plasmocytome | ||
| Myélome | ||
Néoplasmes à cellules plasmocytaire avec syndrome paranéoplasique associé:
|
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Le schéma représente un ganglion lymphatique. Le follicule est représenté en jaune. On divise les lymphomes à cellules T et NK en forme ganglionnaire (nodal) et extra ganglionnaire (extra nodal) selon ou non qu’ils se développent dans le ganglion.
Les lymphomes à cellules T forment un groupe hétérogène de néoplasies rares, généralement agressives, dérivées des lymphocytes T ou des cellules tueuses naturelles. Ils représentent environ 5 à 10 % de l’ensemble des lymphomes dans les pays occidentaux, avec une incidence globale de 0,5 à 2 cas pour 100 000 habitants par an . Selon le sous-type histologique, les lymphomes à cellules T peuvent se présenter sous une forme ganglionnaire ou extraganglionnaire ,.
| Proliférations lymphocytaires T/NK et des lymphomes OMS 2022 | ||
| Désignation OMS | Abréviation | Agressivitè |
|---|---|---|
| Lésions pseudo-tumorales à prédominance T | ||
| Maladie de Kikuchi-Fujimoto | ||
| Prolifération indolente lymphoblastique à cellules T | ||
| Syndrome lymphoprolifératif auto-immun | ||
| Néoplasme des précurseurs des cellules T | ||
| Leucémie lymphoblastique ou lymphome à cellule T sans précision | ||
| Leucémie lymphoblastique ou lymphome à précurseur des cellules T | ||
| Néoplasme des cellules T et des cellules NK | ||
| Leucémies des cellules T /NK matures | ||
| Leucémie prolymphocytaire à cellules T | T-PLL | |
| Leucémie à grands lymphocytes granuleux T | T-LGL | |
| Leucémie à grands lymphocytes granuleux NK | NK-LGL | |
| Leucémie ou lymphome à cellule T de l'adulte | ||
| Syndrome de Sézary | ||
| Leucémie agressive à cellule NK | ANKL | |
| Lymphomes T primaires cutanés | ||
| Trouble lymphoprolifératif cutané primaire à petites ou moyennes cellules T CD4-positives | ||
| Trouble lymphoprolifératif cutané des extrémitèes à cellules T CD8-positives | ||
| Mycosis fongoïde | ||
| Papulose lymphomatoïde | ||
| Lymphome cutané primitif anaplasique à grandes cellules | pcALCL | |
| Lymphome T sous-cutané type panniculite | ||
| Lymphome T cutané primitif de phénotype TCR gamma/delta | PCGDTCL | |
| Lymphome T cytotoxique épidermotrope agressif primitif cutané CD8-positif. | ||
| Lymphome T périphérique primitif cutané sans précision | ||
| Prolifération lymphoïde et lymphome intestinal à cellules T/NK | ||
| Lymphome indolent T du tractus gastro-intestinal | ||
| Prolifération lymphoproliférative indolente NK du tractus gastro-intestinal | ||
| Lymphome T associé à une entéropathie | ||
| Lymphome T intestinal epithéliotrope monomorphe | ||
| Lymphome T intestinal sans précision | ||
| Lymphome T/NK hépato-splénique | ||
| Lymphome T/NK hépato-splénique | ||
| Lymphome anaplasique à grandes cellules | ||
| Lymphome anaplasique à grandes cellules ALK + | ALK+ALCL | |
| Lymphome anaplasique à grandes cellules ALK - | ALK-ALCL | |
| Lymphome anaplasique à grandes cellules associé aux implants mammaires | BIA-ALCL | |
| Lymphome ganglionnaire à cellule T auxiliaire | ||
| Lymphome ganglionnaire à cellule T auxiliaire type immunoangioblastique | nTFHL-AI | |
| Lymphome ganglionnaire à cellule T auxiliaire type folliculaire | nTFHL-F | |
| Lymphome ganglionnaire à cellule T auxiliaire sans précision | nTFHL-NOS | |
| Autres lymphomes périphériques à cellules T | ||
| Lymphome T périphérique sans précision | ||
| Lymphomes à cellules T/NK EBV positif | ||
| Lymphome ganglionnaire à cellules T/NK EBV+ | ||
| Lymphome extra-ganglionnaire à cellules T/NK EBV+ | ENKTL | |
| Prolifération lymphoïde et lymphome à cellules T/ NK EBV + de l'enfance | ||
| Allergie sévère à la piqûre de moustique | ||
| Trouble lymphoprolifératif de type hydroa vacciniforme. | LHV-L | |
| Maladie systémique chronique active liée au virus d’Epstein-Barr | CAEBV | |
| Lymphome T systémique de l’enfant EBV + | SEBVTCL | |
Les causes des lymphomes ne sont pas toujours clairement établies. Cependant, certains facteurs sont associés au développement de certains types de lymphomes, principalement parmi les lymphomes non hodgkiniens.
Des infections bactériennes ou virales, telles qu'une infection d'Helicobacter pylori ou d'une infection par le virus d'Epstein-Barr peuvent jouer un rôle dans certains sous-types.
Une diminution de l'efficacité du système immunitaire, notamment en cas d'infection par le VIH, d'immunosupression après une transplantation ou de maladies d'immunodéficience peut également augmenter le risque de développer ce type de cancer.
Une mauvaise prise en charge de la maladie cœliaque entraînant une inflammation chronique et un dérèglement immunitaire est aussi associé à un risque accru de certains lymphomes.
On connait plusieurs facteurs environnementaux de risques :
En cherchant des biomarqueurs prédictifs de lymphomes chez des personnes exposées aux pesticides, à partir de la base de données Agrican de l'INSERM, des chercheurs marseillais ont trouvé dans le sang de participants à l'étude Agrican des cellules anormales qui semblent être les précurseurs des cellules tumorales constituant les lymphomes folliculaires. Selon Bertrand Nadel, ces biomarqueurs « témoignent d'un lien moléculaire entre l'exposition des agriculteurs aux pesticides, une anomalie génétique et la prolifération de ces cellules, qui sont des précurseurs de cancer », et « cet effet est fonction de la dose et du temps d'exposition[source insuffisante]. » Cette anomalie génétique ferait qu'un fragment du chromosome 14 s'en détacherait pour aller activer un oncogène situé sur le chromosome 18. L'expression de cet oncogène n'étant plus inhibée, des cellules qui auraient dû mourir vont proliférer.
Les personnes davantage exposées aux pesticides étant plus nombreuses que la moyenne à présenter dans leurs lymphocytes sanguins cette anomalie génétique, il semble que les pesticides puissent être responsables de cassures et mutation délétères de l'ADN. D'autres effets sont associés à cette anomalie, dont une instabilité générale du génome : deux gènes sont exprimés en même temps alors que normalement ils ne le sont pas, ce qui permet aux cellules anormales de résister aux mécanismes de mort cellulaire programmée, ajoute Bertrand Nadel. Environ 50 % de la population française porte la translocation, soit environ 30 millions de Français, mais moins d'une personne sur 17 000 déclare ce type de cancer. Chez les agriculteurs ou les individus exposés aux pesticides, le sang présente « 100 à 1 000 fois plus de cellules "transloquées" » que la moyenne.
La lignée cellulaire Jurkat, utilisée en recherche, est issue de ce type de lymphome.