| Fondation |
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| Forme juridique | |
| Siège |
Rue aux Laines (Bruxelles) (depuis le ) |
| Pays |
| Site web |
(en + hu) brussels.mcc.hu |
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| BCE | |
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| OpenCorporates |
Le MCC Bruxelles (ou Mathias Corvinus Collegium Bruxelles) est un think tank conservateur créé à Bruxelles en en tant que branche du Mathias Corvinus Collegium (MCC, un think tank et organisme éducatif hongrois proche de Viktor Orbán), de son gouvernement et de son parti, le Fidesz, un parti politique hongrois d'extrême droite, national-conservateur et populiste. Le MCC Bruxelles se présente comme un « centre de réflexion hongrois pour mener la bataille des idées », voulant être un acteur de la scène politique bruxelloise. Plusieurs observateurs et médias ont qualifié l'institut de tête de pont idéologique de l'extrême droite européenne à Bruxelles, visant à influencer, de l'intérieur, les débats politiques de l'Union européenne.
Le MCC Bruxelles est créé en 2022 dans le contexte des tensions croissantes entre le gouvernement hongrois de Viktor Orbán et les institutions de l'Union européenne.
Le Mathias Corvinus Collegium, sa maison mère, a reçu d'importants financements de l'État hongrois sous la forme d'actions et de biens immobiliers, transférés via le conseil d'administration du MCC, sous l'égide de Balázs Orbán (homonyme du premier ministre, mais sans lien familial de parenté directe, qui est aussi secrétaire d'État au sein du cabinet du gouvernement de Viktor Orbán et devenu président du Conseil d'administration du MCC. En 2020, le gouvernement a transféré des actifs d'une valeur estimée à 1,7 milliard de dollars américains à la fondation qui gère le MCC, ce qui a consolidé ses liens avec le parti Fidesz au pouvoir, ce qui tend à accréditer l'accusation faite au gouvernement de Viktor Orbán d'utiliser le MCC Bruxelles et le MCC comme « vivier pour les futures élites favorables au Fidesz »,.
Il est dirigé par le professeur émérite de sociologie Frank Furedi, fervent critique de ce qu'il nomme le « « globalisme » et la « pensée dominante » des institutions bruxelloises, qui dit vouloir construire « un autre narratif » dans la sphère européenne, et créer le dialogue entre deux camps qui aujourd'hui ne se parlent plus. « Cela me rappelle les guerres de religions au XVIe siècle » a-t-il expliqué au journal Le Monde.
Il emploie 24 salariés dont deux personnalités John O'Brien (responsable de la communication) et le sociologue hongrois Frank Furedi (ancien trotskiste, aujourd'hui proche du Fidesz, nommé directeur du MCC Bruxelles). Son budget annuel s'élève à 6,3 millions d'euros en 2026.
Le MCC Bruxelles défend des opinions nationalistes et anti-européennes. Selon Le Monde, l'institut sert de carrefour « à une internationale réactionnaire en plein essor, qui s’appuie sur l’Europe autant qu’elle la fustige, et reçoit le généreux soutien des fondations proches du mouvement « Make America Great Again » (MAGA) et de l’administration Trump ».
David Paternotte, professeur à l'université Libre de Bruxelles, estime que le MCC Bruxelles est le fleuron d'un « gramscisme de droite » qui entend construire une défense face à une hégémonie culturelle supposée de la gauche dans les institutions européennes, justifiant une bataille culturelle pour « (re)conquérir le pouvoir ».
Les liens étroits entre le MCC Bruxelles et le gouvernement hongrois de Viktor Orbán ont suscité des questions et des critiques, liées au fait que ce think tank est un organe de lobbying, opaque, qui semble directement contrôlé par le parti politique de Viktor Orbán, le Fidesz, visant principalement à influencer le débat politique européen de l'intérieur et de l'extérieur, pour y faire avancer les idéologies d'extrême droite et anti-UE à Bruxelles.
Plusieurs observateurs et médias ont qualifié le MCC Bruxelles (co-organisateur de la NATCON, une conférence des extrême droites internationales) de lobby et tête de pont idéologique de l'extrême droite européenne à Bruxelles, visant à influencer, de l'intérieur, les débats politiques de l'Union européenne, promouvant notamment une vision anti-UE, anti-environnementale et anti-droits LGBTQ+,.
Une plainte a été déposée auprès du secrétariat du Registre de transparence de l'Union européenne en raison du manque d'informations financières sur ses sources de financement du MCC Bruxelles, accusé de ne pas avoir divulgué les fonds reçus (alors que c'est une obligation pour toute organisations exerçant des activités de lobbying à Bruxelles). Une enquête a été ouverte en 2025 par le secrétariat du Registre.