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| Ouverture | |
| Surface |
13 000 m2, dont 4 000 m2 destinés aux expositions |
| Visiteurs par an |
un peu plus de 70 000 |
| Site web |
| Collections | |
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| Label |
| Architecte |
Jacques Ripault |
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| Pays |
France |
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| Commune | |
| Adresse |
Place de la Libération |
| Coordonnées |
Le musée d'Art contemporain du Val-de-Marne (généralement abrégé en MAC VAL) est un musée d'art contemporain situé place de la Libération à Vitry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne, en France. Inauguré en , son bâtiment a été conçu par l'architecte Jacques Ripault. Le MAC VAL est le seul musée à être exclusivement consacré à la scène artistique en France depuis les années 1950. Sa collection est issue du FDAC (Fonds départemental d'art contemporain) constitué par le Conseil départemental du Val-de-Marne à partir des années 1980. Le MAC VAL bénéficie du label « Musée de France » et fait partie du réseau Tram, réunissant des lieux d'art contemporain en Île-de-France.

L'histoire du MAC VAL est directement liée à la politique de soutien aux artistes menée par le Département du Val-de-Marne. En 1982, un Fonds départemental d'Art contemporain (FDAC) est créé sous l'impulsion de Michel Germa, président du Conseil général du Val-de-Marne de 1976 à 2001. Il confie la direction artistique de la collection à Raoul-Jean Moulin, journaliste et critique d'art.
L'opération de 30,5 millions d'euros (HT) inscrite au contrat de plan 2000-2006 est financée par le département du Val-de-Marne avec la contribution du ministère de la Culture et du conseil régional d'Île-de-France. La surface de cet équipement, construit par le cabinet d'architectes Jacques Ripault et Denise Duhard est de 13 000 m2, dont 4 000 réservés aux expositions permanentes et temporaires,. Le bâtiment est entouré d’un jardin public de 10 000 m2. Le musée propose des ateliers d'arts plastiques. Le bâtiment abrite également un auditorium et un cinéma d'art et d'essais.
La collection d’art contemporain a été initiée en 1982 par Raoul-Jean Moulin, confiée à Alexia Fabre de 1998 à 2022, remplacée par Nicolas Surlapierre depuis . Elle compte environ 2 500 œuvres d'artistes de la scène française des années 1950 à nos jours, couvrant différents mouvements : art cinétique, Supports/Surfaces, Nouveau Réalisme... L'exposition inaugurale en deux parties était dédiée dans un premier temps à Jacques Monory (-), puis à Claude Lévêque (mars-). À raison d'une fois tous les 18 mois, les collections permanentes du musée sont présentées par rotation dans les espaces d'exposition.
Liste non exhaustive
Le concours pour la création du musée a été lancé en 1992 et remporté par le duo d'architectes Jacques Ripault et Denise Duhart. Bien qu'il s'agisse de leur premier projet de musée, ils avaient déjà travaillé dans le secteur, notamment à travers un bâtiment de logement à Vitry-sur-Seine en 1991.
L'architecture du musée ressemble à un bâtiment utilitaire. En effet, les architectes ont opté pour une architecture qui s’intègre discrètement dans son quartier. Plusieurs éléments contribuent à cet effet. Tout d’abord, en associant béton, métal et verre, le MAC VAL met à l’honneur les matériaux modernes, ce qui lui permet de se fondre harmonieusement dans son environnement immédiat. De plus, dans un environnement composé de maisons de banlieue et de tours verticales de tailles et d’époques variées, le musée ne semble pas perturber l’ensemble : il est constitué de formes simples, disposées horizontalement et rendues dans une palette monochrome. Jacques Ripault explique qu’il souhaitait que le musée puisse établir des liens avec le reste de la ville par son architecture,. La lenteur avec laquelle le projet a été mené à bien n’a pas altéré cette vision : après une interruption, les architectes ont retravaillé le projet pour lui donner une forme encore plus minimaliste. La signalétique est quant à elle confiée à la sculpture « Chaufferie avec Cheminée » de Jean Dubuffet, située sur le rond-point du musée, qui introduit une présence artistique contemporaine dans l’espace public.
Jacques Ripault affirme que la fonction première du musée est « d’accueillir l’art des autres ». Ici, le bâtiment reprend les principes du "cube blanc" (ou "White Cube" en anglais). Ce minimalisme, caractérisé par des murs blancs contrastant avec un sol sombre, s’inspire des théories muséographiques des années 1930, qui prônaient la « neutralisation » de l’espace comme condition essentielle à la bonne appréciation de l’art. Cette approche, désormais solidement ancrée dans la pratique contemporaine, offre un cadre épuré capable d’accueillir un large éventail de techniques et d’œuvres d'art sans interférer avec eux. Pour répondre à la diversité des œuvres présentées en son sein, le MAC VAL dispose de volumes considérables avec des hauteurs sous plafond allant de 3,5 à 15 mètres. Les espaces d'exposition se composent de grandes salles pouvant être réaménagées à l'aide de cloisons mobiles. L'environnement d'exposition est ainsi entièrement modulable, ce qui permet d'offrir des conditions de présentation optimales et une grande diversité de variations scénographiques.
En 2009, puis en 2011, la Mairie de Paris invite Alexia Fabre, conservatrice en chef et Frank Lamy, chargé des expositions temporaires, à être les directeurs artistiques de Nuit Blanche.
En , le musée accueille la première exposition consacrée au Grand Paris Express, le futur métro de la métropole parisienne. « Les passagers du Grand Paris Express » présente en exclusivité les maquettes des futures gares de la ligne 15 Sud et plusieurs œuvres consacrées au voyage et aux territoires métropolitains.
Le centre de documentation, situé au premier étage du musée, présente un panorama de l'art des années 1950 à nos jours et plus particulièrement les artistes de la collection du MAC VAL ou qui ont participé à la programmation muséale.
Dès l'ouverture, le MAC VAL dispose d'un restaurant, « Le Transversal », créé par Inaki Aizpitrate, Laurent Chareau, Benjamin Pelletier et Gilles Strassart. Ce projet touche à sa fin en . Le restaurant actuel, en place depuis , "Le Monde Marche" est géré par une équipe de restaurateurs locaux.
Le musée a été utilisé pour le tournage, en 2007, du clip de Zazie, Je suis un homme.
Le musée est desservi par la ligne de bus RATP 172, Il est desservi aussi par la ligne 9 du tramway.