| Réalisation | Claude Sautet |
|---|---|
| Scénario |
Claude Sautet Claude Néron Gilberte Chatton, d'après une nouvelle de cette dernière |
| Acteurs principaux |
Michel Piccoli Ottavia Piccolo Jacques Dutronc |
| Sociétés de production |
Les Films de La Boétie (France) Italgema (Italie) |
| Pays de production |
|
| Genre | Comédie dramatique |
| Durée | 135 minutes |
| Sortie | 1976 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Mado est un film franco-italien réalisé par Claude Sautet et sorti en 1976.
Simon Léotard, riche promoteur immobilier, vit avec son vieux père et n'a jamais voulu épouser Hélène, qu'il revoit de temps en temps. Il fréquente Mado, une jeune femme qui se prostitue occasionnellement pour difficulté économique. Simon lui demande si elle connaît un comptable parmi ses amis : entre en scène Pierre. Le suicide de l'associé de Simon, Julien, et la découverte de ses malversations éclatent. Simon ne se résout pas à enterrer son ami ruiné sans réagir, même si son associé avait contracté d'énormes dettes auprès d'un affairiste véreux, Lépidon. Celui-ci propose un arrangement à Simon qui refuse.
Par l'intermédiaire de Mado, Simon obtient des documents compromettants auprès d'un certain Manecca, un autre escroc, ancien associé de Lepidon, à qui Mado est très attachée. Grâce à ces documents attestant d'une escroquerie, Simon confond un de ses prête-noms, Barachet, ancien fonctionnaire corrompu. Celui-ci, contraint par Simon, signe la vente d'un terrain constructible à son prix d'achat (prix « agricole »), ce qui permet à Simon d'éviter la ruine. Manecca est alors éliminé par les hommes de Lépidon.
Le film a été tourné entre le et le .

La bande originale de Mado a été composée par Philippe Sarde, qui signait sa 5e collaboration avec Claude Sautet. La musique écrite pour ce film est très courte, le réalisateur a affirmé qu'elle durait une « quinzaine de minutes, pas plus ». On l'entend surtout dans le générique de début et de fin ; mais elle illustre aussi la solitude du personnage de Simon, et se revêt de teintes plus cuivrées pour l'inquiétant thème de Lépidon.
Orchestrée par Hubert Rostaing et interprétée par le saxophoniste baryton John Surman (dont le timbre rugueux rappelle celui de la voix du réalisateur selon Stéphane Lerouge) avec la participation discrète du fidèle Marcel Azzola, Mado fait partie des partitions les plus sombres parmi toutes celles que Philippe Sarde a imaginées pour Claude Sautet.
En dehors de la face A, de la compilation 33 tours Claude Sautet et Philippe Sarde : Bandes sonores originales des films (publiée en 1977), Mado n'a jamais fait l'objet d'une édition intégrale en CD.
| Liste des morceaux | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| No | Titre | Durée | |||||||
| 1. | Mado | 2:05 | |||||||
| 2. | Lépidon Barrachet Manecca | 2:40 | |||||||
| 3. | Simon | 1:16 | |||||||
| 4. | Route de nuit | 1:35 | |||||||
| 5. | Solitude | 0:45 | |||||||
| 8:21 | |||||||||
Mado connaît un échec commercial par rapport aux autres longs-métrages réalisés par Claude Sautet. Sorti au même moment que L'Aile ou la cuisse, le film prend la cinquième place du box-office parisien avec un score correct de 90 774 entrées sur dix-neuf salles, mais décélère au fil des semaines pour finir son exploitation avec 1 024 625 entrées en France, dont 316 788 entrées sur Paris. Il s'agit à l'époque du score le plus faible au box-office du réalisateur.