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Place Notre-Dame (d) |
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La maison Bernays, (également appelée maison Dardenne ou maison Jean-Imbert de Dardennes), est un hôtel particulier de style Renaissance situé à Villefranche-de-Rouergue, en France. Construit dans la première moitié du XVIe siècle pour un riche négociant marchand, l'édifice est remarquable pour sa cour intérieure ornée de loggias à l'italienne, de voûtes sculptées et d'une galerie à médaillons figuratifs. Il fait l'objet de plusieurs mesures de protection au titre des monuments historiques.
L'édifice est situé au cœur du centre historique de Villefranche-de-Rouergue,, dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie, en France. Sa façade principale s'ouvre sur la place Notre-Dame (anciennement place du Marché) et est accessible par les arcades du Consulat,,. Une partie arrière du corps de bâtiment donne également sur la rue de la République.
La bastide de Villefranche-de-Rouergue est fondée en 1256 par Alphonse de Poitiers,. Cité marchande prospère du Rouergue, sa place centrale est progressivement bordée d'arcades,. À la suite d'un grand incendie qui ravage la place en 1497, la plupart des habitations bordant le couvant central sont reconstruites durant la fin du XVe siècle et le XVIe siècle.
L'élévation latérale au-dessus du couvert conserve des vestiges de croisées datant de la fin du XVe siècle ou du début du XVIe siècle. La façade sur la place Notre-Dame est reconstruite dans les années suivantes à l'incendie. Dans les années 1540, la demeure est réaménagée et embellie sous l'impulsion de Jean-Imbert Dardenne, riche négociant en cuivre et premier consul de Villefranche-de-Rouergue : aménagement de la cour intérieure, de la cage d'escalier monumentale et des coursives décorées. Jean-Imbert Dardenne épouse Marguerite de Chalvet, issue d'une famille d'humanistes toulousains. C'est pour illustrer sa réussite sociale et célébrer son union qu'il fait réaliser un programme iconographique riche en références à l'Antiquité.
La maison bénéficie de plusieurs arrêtés de protection successifs au titre des monuments historiques : Classement par décret le 19 juin 1916 de la façade sur la place, de la première porte sous arcades, de la seconde porte d'accès à l'escalier, de l'escalier intérieur et extérieur, ainsi que des arcades du passage commun ; Inscription par arrêté le 29 décembre 1927 des parties de l'immeuble appartenant à la propriété Laborie ; Classement par arrêté le 31 octobre 1996 de la galerie couverte, de la façade et de la toiture dans le cadre de la protection globale de la place Notre-Dame.
L'hôtel particulier associe des structures en maçonnerie de calcaire et des éléments en pan de bois sur le corps de bâtiment donnant sur la rue de la République.
L'accès à l'édifice s'effectue par une porte, encadré de pilastres et surmonté d'un fronton triangulaire, située sous le couvert, dont l'imposte est ornée de sculptures et s'ouvre ouvre sur un couloir d'entrée doté d'un plafond à caissons décoré de bouquets de feuilles d'acanthe. La cour arrière concentre un ensemble architectural d'inspiration Renaissance italienne, :
La cour offre un programme de douze bustes sculptés en calcaire local :