Famille de Coligny

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Famille de Coligny
Image illustrative de l’article Famille de Coligny
Armes de la famille.
Blasonnement De gueules à un aigle d'argent, couronné, becqué et membré d'azur.
Devise « Je les espreuve tous. »
Branches de Saligny
de Cressia
de Laval
Période 974-1694
Origine Bresse
Allégeance Drapeau du duché de Bourgogne Duché de Bourgogne
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Pays France
Fiefs tenus Duché de Coligny à Châtillon
Duché de Coligny à Coligny le Neuf
Duché de Châtillon
Comté de Coligny le Neuf
Comté de Laval
Comté de Saligny
Marquisat de Coligny le Vieux
Marquisat d'Andelot
Marquisat de Saint Bris
Baronnie de Coligny le Neuf
Baronnie de Cressia
Baronnie de Saligny
Vassaux Famille de Rougemont
Demeures Buenc, Cuchet, Saint-Denis, Varey
Charges Pair de France
Fonctions militaires Amiral de France
Maréchaux de France
Fonctions ecclésiastiques Cardinal
Archevêque de Toulouse
Évêque de Beauvais
Récompenses civiles Chevalier de l'Ordre du Saint Esprit
Chevalier de l'Ordre de Saint Michel

La famille de Coligny était une très ancienne famille française noble originaire de Bresse éteinte en 1694, qui tirait son nom d'une petite ville située sur la frontière du comté de Bourgogne et du pays de Bresse.

Cette famille a donné deux maréchaux de France, un lieutenant-général de l'infanterie française, deux amiraux, un cardinal, évêque de Beauvais, et un archevêque de Lyon. Elle forma plusieurs branches.

Origine

Jean Du Bouchet, auteur de l'Histoire de l'illustre maison de Coligny (1662), rattache la famille de Coligny aux Manassès bourguignons dont elle serait un rameau.

Vers 863, Richard, duc de Bourgogne, aidé d'un nommé Manassès, auquel on donne l'épithète de vir strenuus (homme courageux) , et d'autres seigneurs, défirent les Normands qui détruisaient et brûlaient les villages et les villes de la Bourgogne.

En 912 vivait Manassès, ainsi qualifié, venerabilis comes, domnus Manassès ; sa femme s'appelait Hermingarde. Ils avaient au moins trois fils: Wallon, Gisalbert et Manassès. Ce Gisalbert était comte de Chalon ; il était comte principal de Bourgogne (quasi duc) lorsqu'il mourut en 956.

En 923, un comte appelé Manassès, fit une donation à l'église de Saint-Bénigne, à Dijon. La même année, un seigneur nommés Manassès, fit partie des seigneurs qui combattirent une armée de Normands, commandée par Ragenold.

Tous ces fragments d'anciennes chroniques, rassemblés par Dubouchet, prouvent seulement qu'au Xe siècle, plusieurs comtes Bourguignons portèrent le nom de Manassès; mais il ne devait pas en conclure que Manassès, qui était sire de Coligny en 974 descendait de l'un d'eux.

Du Bouchet a inséré dans son ouvrage, une charte qui est la plus ancienne preuve authentique de l'existence des sires de Coligny en 974.

En 974, Manassès, sire de Coligny, donna les églises de Marboz et de Treffort à l'abbaye de Gigny. Dans cette charte, Manassès se donne le titre de comte, et se reconnaît comme vassal de Conrad, roi de la Bourgogne transjurane ; elle fut faite au château de Coligny, scellée du sceau de Manassès, de celui de Gerberge, sa femme, et de ceux de ses trois fils : Manassès, Wallace et Richer. Dans cet acte, les coteaux qui s'étendent depuis Coligny jusqu'au Pont-d'Ain, sont désignés sous le nom de Reversus mons ; de là le nom de Revermont que ces coteaux ont conservé.

Richer, fils de Manassès de Coligny, se serait fait moine à l'abbaye de Saint-Claude et aurait donné son château de Jasseron à ce monastère.

Les possessions de la famille de Coligny sont probablement nées au Xe siècle de l'éclatement du pagus de Bresse, et qui fut communément appelée Manche des Coligny,. Au XIIIe siècle, on en parle déjà comme « l'ancienne Manche des Coligny ». Ville du Revermont, Coligny était située aux confins de deux principautés du St-Empire : la comté de Bourgogne (Franche-Comté) (pour la partie nord, ou Coligny-le-Vieux : dans le département du Jura ; plus tard marquisat de Coligny) ; et les États de Savoie (pour la partie sud, ou Coligny-le-Neuf : dans le département de l'Ain ; plus tard comté puis duché de Coligny).

La règle de l'héritage dans cette famille est la transmission des terres aussi bien aux descendants filles que garçons : cela amènera l'éclatement du territoire originel avec une multitude de fiefs territoriaux et banaux.

Titres

Liste non exhaustive des titres que porta la famille de Coligny suivant les périodes :

Terres et titres du Revermont

La Maison de Coligny a possédé sous différents titres les diverses parties de la terre de Coligny, partagée entre les descendants des seigneurs de Coligny. On trouve en particulier :

Les différentes terres titrées de Coligny sont donc :

Les autres terres tenues dans le Revermont par la maison de Coligny, sont :

Et en Bugey : les seigneuries de Cuchet (Saint-Sorlin-en-Bugey), de Saint-Denis, de Varey (Saint-Jean-le-Vieux).

Terres et titres dans d'autres régions

Par le mariage (1432) de Guillaume seigneur de Coligny avec Catherine de Saligny, la maison de Coligny hérita des terres suivantes :

La maison de Coligny a aussi possédé les terres suivantes :

Filiation

(Puis de père en fils sauf mention contraire) :

Tout Coligny

Coligny-le-Neuf, jusqu'aux dauphins de Viennois et à la maison de Savoie

Coligny-le-Vieux et Andelot

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Guillaume II de Coligny
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Jean (†1480)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Jacques (†1510)
 
Antoine
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Gaspard Ier (†1522)
Mal de France
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Renaud Lourdin (†1547)
 
Philibert
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Odet (1515-1571)
cardinal
 
Gaspard II (1519-1572)

amiral de France

Cte de Coligny
 
 
 
 
 
François (1521-1569)
seigneur d'Andelot
 
Marc Lourdin (†1597)
 
Gaspard
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Louise (1555-1620)
 
François (1557-1591)
Cte de Coligny
 
Charles (1564-1632)
Mis de Coligny
 
Paul (1555-1586)
Cte de Laval
 
Gaspard (†1629)
 
Philibert
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Frédéric Henri d'Orange (1584-1647)

Pce d'Orange

Cte de Nassau
 
Gaspard III (1584-1646)

Mal de France

duc de Coligny
 
 
 
 
 
François (1585-1605)
Cte de Laval
 
Gaspard (1590-1651)
Cte de Saligny
 
Clériadus
Mis de Coligny
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Guillaume II d'Orange (1626-1650)

Pce d'Orange

Cte de Nassau
 
Gaspard IV (1620-1649)

Mal de France
duc de Coligny

duc de Châtillon
 
Anne, mariée à Georges II de Wurtemberg-Montbéliard
 
 
 
 
 
Jean (1617-1686)
Cte de Saligny
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Guillaume III d'Angleterre (1650-1702)
roi d'Angleterre
 
Henry Gaspard (1649-1657)
duc de Coligny
 
Léopold-Eberhard de Wurtemberg (1670-1723)
Pce de Montbéliard

Branche des seigneurs de Chastillon

Après son installation en France, la branche aînée de la maison de Coligny posséda la seigneurie de Châtillon-sur-Loing.

Nombre des Coligny de cette branche embrassèrent la Réforme durant les Guerres de religion et combattirent les Guise aux côtés d'Henri IV : notamment l'amiral Gaspard II († le lors de la Saint-Barthélemy) et ses frères François d'Andelot et Odet de Châtillon, déjà cités. Les autres membres de la famille demeurèrent catholiques. Dès le milieu du XVIIe siècle, la branche protestante redevint catholique (comme Charles, fils cadet de l'amiral, dès 1590), à l'exception d'Anne de Coligny, fille du maréchal Gaspard III de Coligny et femme de Georges II duc de Wurtemberg à Montbéliard. Parmi les membres remarquables de la famille, citons Henriette de Coligny (1618-73), autre fille du maréchal Gaspard III, célèbre précieuse et poétesse.

Branche des seigneurs de Saligny

Armes de la branche de Coligny-Saligny

Branches des seigneurs de Cressia

Descendance dans la famille de Pillot

L'arrière-arrière-petite-fille de Gaspard III de Coligny, Anne-Elisabeth de Sandersleben (1722-1793 ; deux fois la petite-fille de Léopold-Eberhard), épousa en 1747 Thomas de Pillot (1713-1777), seigneur de Chenecey et de Marnoz.

Anne-Élisabeth de Sandersleben (1722-1793) et sa sœur Éléonore-Charlotte de Sandersleben (1720-1781 ; épouse de Louis-Christophe de Faucigny-Lucinge) furent titrées co-comtesses de Coligny et obtinrent l'autorisation de transmettre à leurs enfants les noms et armes de Coligny « en vertu de Lettres Patentes données à Paris le , enregistrées au Parlement de Besançon et au Conseil souverain d'Alsace la même année, et à la Chambre des comptes de Bourgogne en 1719 ».

En 1761, Thomas de Pillot fut titré par l'empereur François comte de Pillot-Coligny et du Saint-Empire. Il ajouta à son nom celui de Coligny.

La famille de Pillot qui n'a aucune origine commune avec la famille de Coligny hormis l'alliance qu'on vient d'évoquer, était une famille marchande de Besançon au XVe siècle. Venue du négoce bisontin, elle acquit la seigneurie de Chenecey au XVIe siècle. En 1438 Gérard Pillot, marchand et cogouverneur (membre du conseil municipal) de Besançon fait son testament. En 1494, Claude de Pillot fut anobli par lettres de l'empereur Maximilien. La célèbre amante et muse d'Apollinaire, Lou (Louise de Pillot de Coligny-Châtillon), appartenait à cette famille.

Héraldique

Armes

Figure Nom et blasonnement Période
de Coligny

De gueules à une aigle d'argent, couronnée, becquée et membrée d'azur

de Coligny

De gueules à une aigle d'argent, couronnée, becquée et membrée d'azur, lampassée et onglée d'or

Duc et pair
Blason de la branche de Coligny-Saligny de Coligny Saligny

Ecartelé : 1 et 4, De gueules à une aigle d'argent, couronnée, becquée et membrée d'azur, lampassée et onglée d'or (de Coligny); 2 et 3, de gueules, à trois tours d'argent (Saligny)

Gaspard III de Coligny 1622 - 1646
Gaspard IV de Coligny, Duc de Chatillon (1646) et de Coligny (1648), Pair de France (1648), Maréchal de France (1649) 1649
Odet de Coligny, Cardinal (1533-1563), Archevêque de Toulouse (1534-1550), Évêque-Comte de Beauvais et Pair de France (1535-1563) 1533 - 1571
Charles de Coligny, Marquis de Coligny et Saint Bris, Chevalier des Ordres du Roi

Écartelé au I et au IV de gueules à l'aigle d'argent becquée lampassée membrée et couronnée d'azur, au II et III d'or à la croix de gueules cantonnée de douze alérions d'azur ordonnés 2 et 2 et chargée de cinq coquilles d'argent, le premier canton d'azur semé fleurs de lys d'or chargé d'un lion aussi d'or.

1617 - 1632

Cimiers et entours

Devises et cris

Possessions

Liste non exhaustives des possessions tenues en nom propre ou en fief par la famille de Coligny :

Notes et références

Notes

  1. ↑ Ce territoire s'étendait, au nord, des environs de Lons-le-Saunier jusqu'au Rhône, au sud (à Serrières-de-Briord, détaché de la montagne, un rocher porte le nom de « pierre des Coligny ») ; à l'ouest, des environs de Bourg-en-Bresse jusqu'aux environs de Nantua, à l'est.

Références

  1. 1 2 François-Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois, Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire et la chronologie des familles nobles de France', tome III, Édition 1865, p. 40-47.
  2. 1 2 3 4 5 6 Antoine Charles N. Lateyssonnière, Recherches historiques sur le département de l'Ain, vol. 1, (présentation en ligne), p. 35
  3. 1 2 3 4 5 Marie-Claude Guigue, Topographie historique du département de l'Ain, Bourg, Gromier Ainé, , 518 p. (BNF 30556006, lire en ligne), p. 188.
  4. ↑ « La manche des Coligny, avec carte, p. 20-23 », sur Défendre la Bresse et le Bugey, les châteaux savoyards dans la guerre contre le Dauphiné, par Alain Kersuzan, Collection d'histoire et d'archéologie médiévales n° 14, aux Presses universitaires de Lyon, 2005
  5. 1 2 Alain Kersuzan, Défendre la Bresse et le Bugey - Les châteaux savoyards dans la guerre contre le Dauphiné (1282 - 1355), collection Histoire et Archéologie médiévales no 14, Presses universitaires de Lyon, Lyon, 2005, (ISBN 272970762X), p. 20.
  6. ↑ Marie-Claude Guigue, op. cit, p. 227.
  7. 1 2 3 4 5 6 Alain Kersuzan, ibid., p. 22.
  8. 1 2 « Maison de Coligny, p. 144-162 », sur Histoire généalogique et chronologique de la Maison de France, t. VIII, par les Pères Anselme de Ste-Marie, Ange et Simplicien, et Honoré Caille Du Fourny, aux Libraires associés à Paris, 1733
  9. ↑ « Maison de Coligny » [PDF], sur Racines & Histoire, par Etienne Pattou, 2011 et 2021
  10. 1 2 (en) « Coligny », sur MedLands.
  11. ↑ Marie-Claude Guigue, op. cit., p. 328.
  12. ↑ Charles Revel, Coligny, Bourg-en-Bresse, chez Jean-Baptiste Besson, (lire en ligne), p. 69-73.
  13. ↑ Marie-Claude Guigue, op. cit., p. 299.
  14. ↑ Charles-Laurent Salch et Joseph-Frédéric Finó (photogr. Dominique Martinez), Atlas des châteaux forts en France, Strasbourg, Éditions Publitotal, , 19e éd. (1re éd. 1977), 834 p., p. 27 (cf. Saint-Germain-d'Ambérieu).
  15. ↑ (en) « La Tour-du-Pin », sur MedLands
  16. 1 2 « Cressia », sur CEGFC (Centre d'entraide généalogique de Franche-Comté), d'après le Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-Comté, par Alphonse Rousset, t. II, 1854
  17. ↑ « Loisia », sur CEGFC (Centre d'entraide généalogique de Franche-Comté), d'après le Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-Comté, par Alphonse Rousset, t. III, 1854
  18. ↑ « Chaux-des-Crotenay », sur Racines comtoises
  19. ↑ « de Luyrieux, p. 145-147 », sur Histoire de Bresse et de Bugey, par Samuel Guichenon, chez Jean-Antoine Huguetan et Marc-Antoine Ravaud à Lyon, 1650.
  20. ↑ « Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-Comté », sur , t. VI, 1858, par Alphonse Rousset, chez Antoine-Adolphe Robert imprimeur-lithographe, Lons-le-Saunier, Vescles, Boutavant, p. 190-199, notamment p. 197
  21. ↑ « Perrex, Corsant, p. 172-183 », sur Courses archéologiques et historiques dans le département de l'Ain, 1846, par Antoine-Marie-Alexandre Sirand, chez Milliet-Bottier à Bourg-en-Bresse
  22. ↑ « Andrevet, p. 261-263 », sur Dictionnaire de la Noblesse, t. Ier, 1770, par Louis Moréri, chez la Veuve Duchesne à Paris
  23. ↑ Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europpe, Volume 16, Borel d'Hauteville, page 259
  24. ↑ Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, tome IV page 157
  25. ↑ François Vion-Delphin, François Lassus - 1989, "Le bailliage de Quingey en 1789 : les cahiers de doléances", page 21)
  26. ↑ Ulysse Robert, Testaments de l'Officialité de Besançon, , p. 76
  27. ↑ Inventaire sommaire des Archives départementales du Doubs antérieures à 1790, (présentation en ligne), p. 351

Voir aussi

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Bibliographie

Articles connexes

Liens externes