| Type | Maison princière |
|---|---|
| Pays |
|
| Titres |
Prince de Merode Prince de Rubempré Prince d'Everberg Prince de Grimberghe |
| Chef actuel |
Charles-Guillaume, 3e prince de Merode (depuis 1980) |
| Fondation |
XIIIe siècle Wernerus Ier de Rode |
| Branche |
Merode-Westerlo Merode-Rixensart Merode-Everberg |
La maison princière de Merode est une famille contemporaine de la haute noblesse belge.
La famille de Merode doit son nom à la localité allemande de Merode (d'où l'absence d'accent sur le E), un village de la commune de Langerwehe, située en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, non loin des frontières néerlandaise et belge, où elle possède un château.
Au XIXe siècle, certains auteurs dont André Borel d'Hauterive,, Gossart père ou Paul André Roger, mentionnent que la famille de Merode descendrait au XIIe siècle des rois d'Aragon.
Plus précisément, elle serait issue de Pierre Bérenger, croisé aux côtés de Louis VII en 1147, troisième fils de Raymond, roi d'Aragon et comte de Barcelone et de Provence. Il épousa en 1179 l'héritière de Rode ou Mérode, terre seigneuriale du duché de Juliers. Sa descendance prit le nom de Merode.
Cette ascendance a depuis été réfutée par divers auteurs contemporains dont Hervé Douxchamps et le comte Baudouin d'Ursel, tous deux membres du comité de rédaction du Parchemin.
Le baron de Reiffenberg rapporte, quant à lui que l'origine des armes de la maison de Merode — identiques à celles des rois d'Aragon — proviendraient d'une alliance (sans postérité) de Werner de Merode avec la reine Aleyda, fille du roi d'Aragon. De retour en Allemagne il aurait épousé une de La Marck d'où postérité.
La maison de Merode est issue de façon prouvée de Werner III de (Me)rode décédé à Aix-la-Chapelle en 1278, chevalier en 1263, bourgeois afforain de Cologne en 1263, ministériel, écoutète royal en 1275 à Aix-la-Chapelle, seigneur de Merode, cité dès 1246.
Autant le comte Baudouin d'Ursel, autant Hervé Douxchamps, sur la base des recherches de Hans J. Domsta, mentionnent deux possibles générations antérieures à Werner III, mais aucun acte de filiation n'établit leur lien de parenté.
Des liens relatifs à des actes de possessions permettraient toutefois de relier dans une certaine mesure ces trois premiers Merode. Ainsi la généalogie des trois premières générations pourrait s'établir de la façon suivante :
De Werner III viennent les différentes branches suivantes :
1) La branche de Scheiffart de Merode, issue de Johann Ier de Merode (Jean, fils de Werner III), s'est éteinte en 1733. Elle avait notamment Hemmersbach (de) et Limbricht (de).
2) La branche de Westerloo Petersheim, issue de Werner IV († 1316), fils de Werner III. Elle eut notamment Westerloo, Pietersheim, Olen et Perwez, Rubempré/Everberghe (en héritage de la sous-branche qui suit : cf. l'article Marie-Catherine-Josèphe de Merode), Grimberghe, et Merode.
3) Une sous-branche des Westerloo, issue de Maximilien-Antoine de Mérode-Montfort (1611-1670) (dernier fils de Philippe de Mérode (1568-1627), seigneur de Westerloo, Petersheim et Oelen), eut Montfort, Deinze (et aussi Trélon en héritage de la branche de Houffalize qui suit). Le mariage de Philippe-François de Mérode-Montfort (1669-1742) avec Brigitte-Louise de Rubempré († 1730) (descendante de Jean II et arrière-petite-fille de Philippe) apporta le titre "prince de Rubempré", sis à Everberg. Extinction en 1773.
4) Une autre sous-branche des Westerloo, issue de Richard III de Mérode-Houffalize (1415-1482) (fils de Richard II de Merode-Westerlo-Petershem, † 1446), eut Houffalize, Bastogne, Morialmé, Trélon. Extinction en 1524 pour Houffalize ; en 1690 († de Claude-François de Merode) et 1725 († de sa fille Marie-Célestine, duchesse de Holstein) pour le rameau de Trélon.
Les membres de la maison de Merode ont porté le titre de comte depuis le XVe siècle ; une branche portait déjà le titre de baron de Merode et du Saint-Empire au milieu du XVe siècle, puis fut titrée prince de Rubempré en 1759.
Certains membres de la famille de Merode de Monfort, dont Joseph et son épouse née Thérèse née de Merode-Naline (leurs portraits datent de 1716) (mariés en 1715 ; les Merode-Naline étaient issus des Merode-Montfort), Maximilien, son fils Joachim et le lieutenant-colonel Charles Florent, ont également porté le titre de marquis de Deinze.
Philippe, comte de Merode (1594-1638), fut le premier marquis de Westerloo. Les portraits de Henri de Merode, Seigneur de Geel (1550-1564) et Francisca van Brederode, peints par Jan Mostaert vers 1523, ornent l'église Sainte Dymphne de Geel.
Elle porte les titres suivants :
| Blasonnement :
Merode ancien : D'or, à quatre pals de gueules. |
| Blasonnement :
Merode ancien, version pour dames : D'or, à quatre pals de gueules. |
| Blasonnement :
Merode moderne (à partir du XIVe siècle) : D'or à quatre pals de gueules, à la bordure engrelée d'azur. |
Le seigneur de Merode est identifié par le code M025 dans l'Armorial de Bavière et un certain Werner de Merode y apparaît également (code M031) pour le tournoi de Mons de 1310. Pour le premier, les armes sont comme indiqué plus haut. Pour le second en revanche, elles se décrivent : D'or, à quatre pals de gueules, au lambel à trois pendants d'azur. ![]()

Il a eu quatre fils et une fille :
Le titre de chef de famille Prince de Merode-Westerlo passa à une autre branche de la famille de Merode qui devint ainsi la nouvelle branche aînée (ci-après : la branche de Félix).
Le château passa à des descendants cadets de ladite branche de Rixensart (Philibert Ghislain Albert, 1915-1958).
Branche aînée au décès de Charles de Merode en 1977 (ci-dessus).
La branche cadette du Château de Westerlo, en Flandres:
Werner de Merode (1797-1840), fondateur de l'actuelle branche cadette de la famille, s'est marié en 1818 avec Victoria, comtesse de Spangen d'Uyternesse. Parmi leurs descendants on compte :
La famille de Merode se distingua au cours des deux derniers siècles par sa présence dans la direction et la fondation de nombreuses œuvres caritatives.
La Maison de Merode posséda de très nombreux châteaux ; voici la liste non exhaustive des châteaux belges et étrangers :
Elle possède encore en Belgique — notamment — les châteaux de Westerlo, de Rixensart, d'Everberg, de Neffe et de Solre-sur-Sambre
Georges Dansaert a publié en 1930 cette longue liste (relevé établi par B-M, la princesse J. de Merode née Bauffremont dans son ouvrage A mes Enfants) pour son livre sur Frédéric de Merode en 1830. Celle-ci donne une vision européenne de cette puissante famille qui n'hésite pas à présenter ses fils aux armées et à leurs rois…
Cléo de Merode fut la victime de ce quatrain humoristique, jouant sur l'orthographe du nom de sa famille :
« Pour pénétrer chez Cléo, il faut enlever le O, mais suivez bien ma méthode, ne l'ôtez pas à Merode ! »