| Type | |
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| Ouverture | |
| Surface |
3 500 m2 |
| Site web |
| Collections |
Art moderne et contemporain |
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| Protection |
Bien culturel suisse d'importance nationale (d) |
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| Pays |
Suisse |
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| Division administrative | |
| Commune | |
| Adresse |
10, rue des Vieux-Grenadiers, 1205 Genève |
| Coordonnées |
Le musée d’Art moderne et contemporain, dont l'acronyme est « MAMCO », est un musée d’art contemporain de Suisse. Il est situé dans le quartier des Bains, au centre de Genève.
Le MAMCO dispose d'une surface d'exposition de 3 500 m2 et fonde son travail sur une collection de 3 000 œuvres. Depuis son ouverture en 1994, le musée a présenté des expositions rendant compte de la scène artistique suisse et internationale. Des rétrospectives sont régulièrement proposées, comme celles consacrées à Martin Kippenberger, Jim Shaw, Sylvie Fleury, John Armleder ou William Leavitt.
Trois fois par an, le MAMCO renouvelle sa présentation et ses expositions.
En , le MAMCO déménage temporairement ses collections et ses équipes pour permettre la rénovation complète du bâtiment. La réouverture est prévue en 2028. Pendant cette période de travaux, le MAMCO n'a plus de lieu fixe où présenter ses collections mais réalise des expositions hors-site, en collaborations avec divers lieux.
En 1973, l'Amam est créée avec le projet partagé de créer une collection et convaincre la ville de Genève de l'opportunité de l'ouverture d'un musée d'Art moderne et contemporain. Après une quinzaine d'années de travail (expositions, colloques, manifestations et invitations d'artistes suisses et étrangers), en 1989, l'association parvient à convaincre les autorités de la ville de faire l'acquisition du bâtiment de la Société genevoise d'instruments de physique (SIP). Le musée est inauguré cinq ans plus tard, en 1994.
Une fois le musée créé en 1994, l'Amam devient l'Association des amis du MAMCO (AMAMCO). Ses objectifs les plus importants sont d'apporter un soutien au musée et à ses missions et notamment de développer un fonds d'acquisition destiné à enrichir ses collections. Elle organise aussi des cours sur l'art contemporain et des voyages pour découvrir l'art contemporain en Suisse, en Europe et dans le monde. L'association compte plus de 1 000 membres en 2019 et est présidée par Patrick Fuchs.
Le MAMCO a ouvert ses portes en 1994 sous la direction de Christian Bernard qui l'a dirigé jusqu'en 2015, en collaboration avec Françoise Ninghetto. Le musée est installé dans l'ancienne usine de la Société genevoise d'instruments de physique, bâtiment acquis par la ville de Genève et mis à la disposition du MAMCO. Il est appelé BAC pour Bâtiment d'art contemporain, car il regroupe le Centre d’art contemporain, le Centre de la photographie Genève, le Commun ainsi que le Fonds municipal d'art contemporain de la ville de Genève (FMAC). Depuis le , le musée est géré par une fondation de droit public, la Fondamco, présidée par Philippe Bertherat, qui réunit la Fondation MAMCO, également présidée par Philippe Bertherat, le Canton et la ville de Genève.
Le musée a eu pour directeur Christian Bernard de 1994 à 2015. Sous sa direction, l'un des principes du MAMCO était de ne pas sacraliser, ni les œuvres, ni les espaces et donner autant d'importance aux espaces de circulation et interstices qu'aux salles d'expositions, en procédant ainsi à une dé-hiérarchisation. Une autre caractéristique importante est l'absence de distinction entre les expositions temporaires (ensemble d’œuvres présentées uniquement pour une courte durée) et les œuvres de la collection, ce qui renforce la mobilité dans les cadres d'expositions. Le MAMCO se proposait également de ne pas suivre de chronologie, ni d'approche monographique. Christian Bernard, qui a conçu les lignes directrices du musée durant ses vingt années de direction, souhaitait tisser une relation de proximité entre les œuvres et les visiteurs, et entre les œuvres elles-mêmes. Il définissait le musée en termes d'intérieur domestique plutôt que de lieu public
Depuis 2016, le musée est dirigé par le curateur indépendant, éditeur et historien de l'art, Lionel Bovier. Dès son entrée en fonction, de nombreux changements ont été apportés au musée autant au niveau structurel et conceptuel qu'administratif. La volonté de placer le MAMCO sur le débat international qui concerne les institutions muséales contemporaines a permis de définir de nouvelles lignes directoriales au musée. Les paramètres tels que la numérisation, l'élargissement du public de l'art et l'expansion territoriale des domaines artistiques sont en train de profondément reconfigurer les rapports au public et au savoir. Le directeur pense que ce sont des sujets sur lesquels le MAMCO peut apporter matière de par les principes fondateurs du musée qui lui permettent une flexibilité exceptionnelle. Ainsi, depuis l'entrée en fonction de Lionel Bovier, l'accueil du public, le siteweb et l'identité visuelle de l'institution ont été profondément réaménagés. De nombreux murs ont été abattus pour améliorer la circulation dans l'espace des visiteurs et des normes d'hydrométries ont été mises en vigueur afin d'augmenter les capacités d'accueil des œuvres d'art. Le directeur a également opté pour un retour à une organisation plus chronologique et historique de l'art. C'est pour lui « la manière la plus simple pour rendre compte de ce qui se passe à un moment donné sur une scène artistique ».

Dans l'idée de dé-sacralisation tant de l'art que des espaces, une exposition a été organisée trois mois avant l'ouverture officielle du MAMCO en 1994. Elle se proposait d'utiliser les espaces tel que la cage d'escalier comme espace d'exposition. L'exposition intitulée Le Musée est dans l'Escalier est la première exposition dans ce nouveau bâtiment, après la cessation des activités dans "l'Antichambre" voisine. Ce sont les œuvres de Maurizio Nannucci, Felice Varini et Michel Verjux qui inaugurent la cage d'escalier, rejointes par la suite par d'autres.
La liste suivante constitue l'ensemble encore visible aujourd'hui et ont la caractéristique d'être des œuvres site-specifique (en), qui existent en interdépendance avec le lieu :
L'Appartement est un espace qui se trouve au troisième étage du MAMCO. Il s'agit d'une reconstitution quasi-fidèle (agencement, mobilier, décor, œuvres d’art) de celui qu’a occupé et aménagé Ghislain Mollet-Viéville au 26 de la rue Beaubourg à Paris entre 1975 à 1991. Ghislain Mollet-Viéville, agent d'art, expert auprès des tribunaux, est spécialiste de l'art minimal et de l'art conceptuel, dont il consacre une grande partie de sa collection. Le mobilier de l’Appartement est conçu pour respecter la notion de dépouillement, de simplicité des formes et de couleur que préconisent les artistes qui ont eu cette pratique. L'idée de possession de l’œuvre fait également partie de la réflexion de Ghislain Mollet-Viéville et, à un tel point qu'il décide de vivre dans le dépouillement, sans la présence de celles-ci, car elles existent dans son esprit comme concept. Christian Bernard propose de recomposer l'Appartement au MAMCO et d'installer les œuvres dans ce nouvel espace, questionnant ainsi le rapport du spectateur au musée, mais également la façon d'exposer et de voir les œuvres. En effet, les œuvres n'ont pas de socles, ne sont pas éclairées de manière spécifique et individuelle et ne sont pas mises en scène, comme il pourrait être attendu d'un espace de musée. Les œuvres exposées dans l’Appartement constituent une sélection des œuvres marquantes et caractéristiques du minimalisme et du conceptualisme. Leur disposition évolue en fonction des expositions et est sujette à changements. Dans cet espace du MAMCO, une chambre, un salon, une salle à manger et un espace qui est considéré comme le bureau reconstituent l’Appartement,,,.
Depuis son ouverture, le MAMCO a publié de nombreux ouvrages sur l'art contemporain, contribuant ainsi à la recherche. Le musée privilégie des projets d'artistes, des monographies sur les artistes exposés et des textes historiques ou théoriques sur l'histoire de l'art.