Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section «Notes et références».
Les thématiques de ses photographies ont pour caractéristique de s’inscrire sur de longues périodes, comme Métro Rambuteau, réalisé sur plus de quinze ans et qui détaille d’un point de vue humain la transformation sociale et architecturale du quartier des Halles/Beaubourg depuis 1970. Il a ainsi suivi la disparition de l'habitat populaire des Halles, ainsi que le destin évanescent de leurs habitants au fil des années après le démantèlement des halles et la mise en œuvre des programmes d'urbanisme de l'État, comprenant en particulier le Centre Pompidou. Après les brutales expulsions des habitants des espaces en réfection proches des Halles détruits vers la périphérie, il suit la résistance fataliste puis le départ des derniers représentants du monde populaire d'autrefois, les ouvriers, fleuristes, artisans et restaurateurs de son quartier de l'Horloge. Cette première tâche minutieuse, toujours continuée, l'incite à poursuivre ses prises de vues alors que se multiplie les hôtes errants, SDF ou Sans-domicile-Fixe.
Ce travail d'exploration qui livre à son terme des clichés de SDF parisiens, simples êtres humains endormis dans un coin de la rue ou le jeu subtil d'évitement du regard des passants a donné lieu à diverses expositions, dont une au Centre Pompidou, à la publication d’un livre chez Hazan, à la vidéo Preuves ordinaires, montrée en 2003 au Forum des Images à Paris.
En 1975 il réalise son premier documentaire sur l’artiste américain Gordon Matta-Clark. Pendant plusieurs années il continue à interroger l’art et la création avec des films sur Renzo Piano, César, les Beaux-Arts de Nancy, Nicolas Frize.
Dans les années 2000, il s’oriente vers des sujets sociétaux, mettant en lumière des individus singuliers confrontés à des réalités sociales, économiques ou politiques, avec des films tels que L'École de la police, Les Orphelins de Duplessis, Blessures atomiques, Délocalisations.
Dans une encyclopédie comme Wikipédia, les éléments devraient être rangés dans l'ordre chronologique, c'est-à-dire en commençant par le plus ancien pour finir par le plus récent.
2020: Dakar – Djibouti, 1931. Le butin du musée de l’Homme, 57 minutes
2016: Mer de Chine, la guerre des archipels, 53 minutes
2015: De Hiroshima à Fukushima, 80 minutes
2012: Trésor Vivant, 90 minutes
2010: Tokyo Freeters, 47 minutes
2007: Zones Grises, 78 minutes
2006: Blessures atomiques, 53 minutes
2005: Délocalisations, 52 minutes
2003: Les Orphelins de Duplessis, 52 minutes
2001: Police Académie, 52 minutes
1999: Renzo Piano, architecte au long cours, 52 minutes
1998: Les Beaux-Arts à l'école, 53 minutes
1993: César, 45 minutes. Série Mémoire
1991: Nicolas Frize, une musique de pierres, 13 minutes
Courts métrages
2009: Tony Ourlser, 26 minutes
1991: Jean-François Lacalmontie, 13 minutes, 16 mm
1989: La sculpture d'Emmanuel Saulnier, 13 minutes, 16 mm
1980: Métro Rambuteau, 52 minutes, 16 mm
Créations vidéo
2008: Nuit d'été, 10 minutes
2003: Preuves ordinaires
1975-2006: Intersection conique de Gordon Matta-Clark, 17 minutes
1996: Objets trouvés, 13 minutes
1994: Une autre ville, 17 minutes
1993: La Mort dans l'âme, 7 minutes
Ouvrages
2121: Destin d'un homme remarquable - D'Hiroshima à Fukushima, Arléa, 208 p. (ISBN978-2363082534)
2006: «Preuves Ordinaires», Centre de la Photographie (Nord-Pas de Calais) Lille
1997: «Métro Rambuteau», Centre Pompidou
1994: «24, rue Beaubourg», Galerie Michèle Chomette
1975-1983: «La mort d'un Bistrot», Paris, Rome, Bordeaux et Los Angeles.
Notes et références
↑Le photographe familier du Paris quotidien et nocturne estime à 50000 le nombre de SDF dans la région parisienne, une population équivalente à Brive ou à Nevers que les Parisiens côtoient souvent chaque jour dans l'indifférence. Source: Interview de Guy Belzane, opt citée.
↑Stéphane Bugat, «Destin d’un homme remarquable, d’Hiroshima à Fukushima», Le Progrès, (lire en ligne, consulté le ).