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| Nom de naissance |
Marie Denise Marcella Maltais |
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| Formation |
École des beaux-arts de Québec (à partir de ) |
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| Lieux de travail |
Montréal (- |
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Marcella Maltais est une artiste peintre canadienne née à Chicoutimi le et morte à Québec le .

Marie Denise Marcella Maltais est née à Chicoutimi en 1933. Elle est la fille d'Edmond Louis Maltais et de Laurette Fortin. En 1937, sa famille déménage à Rivière-du-Loup, où elle passe une enfance heureuse marquée cependant par le décès de sa sœur cadette. En 1943, sa famille s'établit à Québec. En 1946, durant ses études secondaires, elle suit les cours pour enfants du samedi de l'École des Beaux Arts, où elle rencontre Jean-Paul Lemieux. À la fin de ses études en 1949, elle travaille dans des bureaux professionnels le jour et s’inscrit aux cours du soir et aux cours libres de l'École des Beaux Arts, où enseigne Jean Dallaire. C'est lui qui la motive et l'influence durant cette période qui marque le début de sa carrière.
En 1953, avec deux amies artistes, Marcella Maltais loue un atelier au 7 de la rue des Remparts et expose quelques œuvres au Café de la Paix, lieu fréquenté par les intellectuels et les artistes de la ville. Durant l'été en 1953, elle peint dans la région de Charlevoix et à l'île d'Orléans en compagnie de ses amis François Soucy, Claude Picher, Edmund Alleyn et J. Lebœuf. En , dans le foyer du Palais Montcalm de Québec, elle fait une première exposition de groupe avec Pierrette Fillion, Jeanne Belleau, Élyane Roy et Micheline Drouin.

En 1960, lors d'un premier voyage en Grèce, elle découvre l'île d'Hydra, en mer Égée, et est marquée par sa lumière et sa faune artistique. Elle y fait la rencontre du peintre grec Yannis Tsarouchis et développe une amitié avec les peintres et écrivains Leonard Cohen, Mários Loïzídis, Margarita Liberaki, Mélusine Claudel et Adreas Phocas.
Elle y achète une maison en ruine qu'elle restaure afin de la transformer en atelier et dans laquelle elle séjourne plusieurs mois par an. Ses tableaux deviennent alors plus clairs, mais l'abstraction la mène à un mur, elle fait le tour et se retrouve dans une impasse,,.
En 1968, devant sa fenêtre, un paysage lumineux s'impose. Machinalement, elle prend ses pinceaux et peint la lumière de ce paysage : c'est une révélation. Dans ses Notes d'atelier, elle écrit : « Quelle découverte primordiale et simple, et comme en vain je cherchais dans les tréfonds de mon angoisse ce qui était là, tout près, de ma fenêtre sur le monde. »
Elle redécouvre le goût de peindre et retourne à la peinture figurative qui priorise la lumière.
En 1971, invitée par Hydro-Québec à Manic 5 elle y réalise un grand diptyque du barrage. Lors d'un voyage à Matonipi, en 1995, elle est éblouie par la vue aérienne du paysage nordique et la lumière qui s'en dégage. L'année suivante, elle termine une série de 20 toiles intitulée « Taïga ». Ce polyptyque, ainsi que plusieurs autres, où la lumière est l'objet principal, se retrouvent dans des collections privées, dont La marche du soleil, polyptyque de sept tableaux peint en Grèce, de même que Au quai de Jemmapes, triptyque de trois tableaux, sur sa vision de Paris et la Seine.
La peinture et les écrits de Marcella Maltais ouvrent un débat sur la place de la figuration dans l'art actuel en se situant à contre-courant des tendances picturales du moment,,,. Convaincue de la pertinence de sa démarche artistique, elle poursuit son œuvre qui ne cesse d'évoluer dans la touche et la couleur. Dans cette recherche, sa nouvelle peinture est appuyée par de nombreux mécènes et collectionneurs.[réf. nécessaire]
Ses œuvres se trouvent dans un grand nombre de collections corporatives et privées, ainsi que dans des musées et institutions publiques.[réf. nécessaire]