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| Nom de naissance |
Marcelle Yvonne Honorine Deloron |
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| Formation | Ecole Supérieure des Arts Appliqués Duperré Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts |
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| Distinction | Prix de Rome Lauréate de la Casa de Velázquez |
Marcelle Deloron est une artiste peintre française née à Colombes (Hauts-de-Seine) le et morte dans la même ville le .
Peintre figurative de la Jeune Peinture ou des Jeunes Peintres de la Nouvelle École de Paris, Marcelle Deloron, descendante d'une famille dont les ancêtres sont déjà présents à Colombes et Asnières au XVIe siècle, est la fille de mandataires en fruits et primeurs aux Halles de Paris.
Dotée de dons précoces pour le dessin et la peinture elle est admise, après sa scolarité à l'école Jeanne-d'Arc de Colombes, en , à l'âge de 15 ans, à l'École de Dessin et des Arts appliqués de Paris, fondée par Elisa Lemonnier, située 24 rue Duperré dans le 9e arrondissement. Tout en étudiant, elle aide ses parents dans leur travail.
En novembre1948, elle passe le concours d'entrée à l'École des beaux-arts de Paris où elle se classe 43e sur 170 reçus. Elle y est admise sous le n° 1467 dans les ateliers d'Eugène Narbonne et de René Jaudon.

Neuf mois après son entrée aux Beaux-Arts, elle obtient en , parmi 35 postulants dont d'anciens logistes, le second prix de Rome. Le sujet imposé par le jury est "Un Quatuor". Cette année là aucun 1er prix n'est décerné,. Comme l'écrit André Warnod dans Le Figaro du " [...] Mademoiselle Marcelle Deloron a groupé ses musiciens avec intelligence dans une gamme claire, de bleus, de jaunes, de bruns. C'est évidemment un art très jeune, mais non sans promesse et d'une simplicité sympathique [...]".
Elle est la troisième plus jeune lauréate depuis que des femmes ont été admises à concourir et la première à être distinguée aussi jeune en premier rang.
C'est aux Beaux-Arts qu'elle fait la connaissance de son futur époux, Jean Joyet (1919-1994), élève à l'atelier de Jean Dupas, lui préparant le prix Chenavard et elle le prix de Rome. Ils se marient en 1951 à Colombes. Cette même année, celui-ci obtient le prix de la Casa de Velázquez, alors qu'elle obtient une bourse pour la villa Abd-el-Tif en Algérie. Elle suivra son époux à Madrid de 1951 à 1952.
Après être rentrés en France pour la naissance de leur fils aîné Philippe, elle sera à son tour lauréate de la Casa de Velázquez (24e promotion 1953-1954,). Ils repartent donc avec lui pour Madrid et reviennent à nouveau en France en 1954 pour la naissance de leur second fils, Jean-François.
Parlant couramment l'espagnol, Marcelle Deloron et Jean Joyet retournent régulièrement plusieurs mois par an en Espagne entre 1955 et 1966. Ils parcourent le pays, La Castille, Tolède, l'Andalousie entre autres et y réalisent de nombreuses œuvres.
En 1952, Marcelle Deloron devient sociétaire de la Société nationale des Beaux-Arts.

A Paris, le couple s'installe en 1952 dans un atelier 17, rue Paul-Albert à Paris sur la Butte Montmartre, à proximité du Sacré-Coeur. Puis vient la naissance de leur fille Isabelle.
Marcelle Deloron continuera à peindre tout en s'occupant de sa famille, ce qui ralentit toutefois sa production artistique. Elle trouve maintenant son inspiration à Montmartre ou dans les paysages du Vexin à Oinville-sur-Moncient.

En 1961, elle reçoit la médaille des Beaux-Arts et en 1963 le prix Nillet de la Société Nationale des Beaux-Arts.
En 1965 Marcelle Deloron et Jean Joyet transfèrent leur atelier 7, rue Bachelet à Paris, toujours dans le quartier de la Butte Montmartre, puis à partir de 1985 à Colombes dans le quartier de la gare des Vallées à proximité de la Coulée Verte.
Marcelle Deloron ajoute à son activité artistique, une action concrète à la défense du patrimoine culturel pictural en soutenant une des premières l'action de l'Association des Amis du Peintre Geoffroy Dauvergne en vue de la réhabilitation des fresques que cet artiste a peint et elle organise à la Fondation Taylor à Paris en une exposition en hommage à son époux Jean Joyet.
C'est dans sa maison à Colombes qu'elle décède en 2021. Elle est enterrée au cimetière ancien de Colombes. Elle est mentionnée dans un article du magazine Diacritik "Place des femmes dans la peinture" de Carine Chichereau paru fin 2021.