| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Formation | |
| Maîtres | |
| Mouvement | |
| Conjoint | |
| Distinction | Prix Chenavard gravure (1948) Lauréat de la Casa de Velázquez - 22e promotion (1951) |
Jean Joyet, né le à Saint-Victurnien (Haute-Vienne) et mort le à Colombes, est un peintre, graveur, lithographe et sculpteur français de l'École de Paris.
Jean Joseph Claude Joyet est le fils d'Hippolyte Joyet, postier, et de Marguerite Redempt, institutrice, tous deux natifs de la Haute-Vienne.
Après des études classiques au lycée Gay-Lussac de Limoges (Haute-Vienne), où il se lie d'amitié avec l'helléniste Jean Plaud (qui deviendra professeur au Collège de France), Jean Joyet passe son baccalauréat à Versailles en 1938 puis est élève à l'École des beaux-arts de Paris. Mais la Seconde Guerre Mondiale interrompt ses études. Engagé en 1939 il y participe comme sous officier du Génie puis devient en 1945 officier après être passé par l’École Inter Armes de Coëtquidan.
Dégagé des cadres en 1946 il entre à nouveau à l'École des beaux-arts de Paris , en 1947 avant d'y être définitivement admis en juillet 1948 dans les ateliers du peintre Jean Dupas et de René Jaudon pour la lithographie.
En cette même année 1948, il obtient le prix Chenavard en gravure puis en 1949 et 1950 des distinctions dans les concours d'Attainville, Fortin d'Ivry ou Rocheron.

Lauréat du prix de la Casa de Velázquez (22e promotion), Jean Joyet séjourne pendant deux ans à Madrid, de 1951 à 1952. Ce séjour, où il perfectionne sa connaissance du castillan qu'il parle couramment, ainsi que son admiration pour Goya, influence profondément son œuvre de peintre et de graveur. Ses paysages et scènes de corridas, mais aussi ses caricatures d'hommes politiques français gravées sur cuivre, témoignent de cette influence.

En 1951, Jean Joyet épouse une condisciple des Beaux-Arts, Marcelle Deloron (Prix de Rome 1949). Il est sélectionné pour le Prix Drouant-David de la Jeune Peinture en 1955. Entre 1955 et 1966 Jean Joyet et Marcelle Deloron séjournent régulièrement plusieurs mois par an en Espagne. Ils parcourent le pays, La Castille, Tolède, l'Andalousie entre autres et y réalisent de nombreuses œuvres.
À partir des années 1960, en plus de paysages, Jean Joyet peint des maternités, des enfants, des nus, et se consacre de plus en plus à la sculpture. Il est lié aux autres peintres de la « Jeune peinture » de l'École de Paris, notamment Louis Vuillermoz, Jean-Pierre Alaux, Geoffroy Dauvergne et Maurice Boitel, dans le groupe duquel il exposait au Salon Comparaisons avec Paul Collomb, Noe Canjura, Daniel du Janerand, Louis Vuillermoz et André Vignoles.
La peinture de Jean Joyet est une peinture mêlant semi figuratif et abstrait où il utilise souvent des couleurs vives appliquées sur des fonds plus sombres afin de créer des effets de contraste qui font ressortir le sujet de son inspiration : scènes de la vie courante ou familiale, nus, bouquets de fleurs. Ses sculptures associent la pierre, l’os et le métal (bronze, cuivre, etc.) souvent à partir d’objets récupérés (dans la vie quotidienne ou le monde industriel). Ce sont des statues d’hommes ou de femmes, des figures humaines, ou des animaux, comme ses « Chouettes » ou des chats ou des Arthropodes, ainsi que des silhouettes stylisées qui reflètent souvent l’influence espagnole précédemment évoquée, ou des sculptures abstraites (les « Bidules » et les « Arborescences » métalliques).
De 1952 à 1965, son atelier est au no 17 rue Paul-Albert, de 1965 à 1984 au no 7 rue Bachelet à Paris, puis à partir de 1985 à Colombes dans le quartier de la gare des Vallées, à proximité de la coulée verte.
Jean Joyet meurt le à Colombes,. Il est enterré au cimetière de Louyat à Limoges. Une rétrospective lui est consacré à la Fondation Taylor en 2004.