Maria Pilla

Maria Pilla
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Biographie
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Maria Regina Jacob Pilla, née en 1946 à Rio Grande do Sul, est une militante, journaliste et écrivaine brésilienne,,. Membre de la résistance communiste à la dictature au Brésil de 1974 à 1985, elle passe deux années de sa vie dans les prisons argentines où elle est torturée. Elle publie ses mémoires en 2015, intitulés Volto Semana Que Vem (en français : « Je serai de retour la semaine prochaine »).

Biographie

Maria Pilla naît en 1946 à Rio Grande do Sul. Elle fréquente l'école primaire Octávio Rocha, puis le collège de l’Institut d’éducation et fait son lycée au Collège d’État Júlio de Castilhos. À la fin de son avant-dernière année de lycée, elle postule pour une bourse du Field Service, grâce à laquelle elle part aux États-Unis en 1963 pour terminer ses études secondaires à l'école Walnut Hills à Cincinnati, Ohio. C'est là qu'elle se trouve au moment de l'assassinat du président américain John F. Kennedy et du coup d'état de 1964 au Brésil.

De retour au Brésil pendant la période de la dictature militaire (1964 à 1985), elle réussit l'examen d’entrée à l’Université fédérale de Rio Grande do Sul (UFRGS) et commence à étudier le journalisme. Elle s'engage en politique au sein du Parti communiste du Brésil (PCB) en portugais : Partido Comunista do Brasil, alors clandestin. Elle fait partie du groupe dissident du PCB qui conduit à la création du Parti communiste des travailleurs (POC). Exilée par la suite, elle vit en France, militant au sein de la Quatrième Internationale.

Dans les années 1970, elle s'installe en Argentine, où elle milite au sein du Parti révolutionnaire des travailleurs. Arrêtée à Buenos Aires en 1975, elle est torturée et passe plus deux ans en détention dans les prisons d’Olmos, en province, et de Villa Devoto, à Buenos Aires. Expulsée du pays en 1977, elle obtient de nouveau l’asile en France. Elle rentre au Brésil avec l’amnistie de 1979, mais choisit en définitive de rester à Paris jusqu’en 1992 ou elle travaille dans le secteur de l'imprimerie. Elle rentre ensuite au Brésil.

De retour au Brésil en juin 1992, elle assiste à la destitution du président Fernando Collor, forcé de démissionner en 1992. Elle passe un concours d'admission et se réinscrit à l’UFRGS en 2007. Elle obtient une licence en traduction du français avec une spécialisation en langue portugaise.

En 2014 elle publie ses mémoires aux éditions Cosac Naify, intitulés Volto Semana Que Vem en français : « Je serai de retour la semaine prochaine ». Le livre évoque en 94 pages les évènements politiques des années 1970 : la mort de Getúlio Vargas, les luttes étudiantes des années 1960, le coup d'État militaire au Brésil en 1964, les dictatures brésilienne (1964-1985) et argentine (1976-1983), le gouvernement chilien de Salvador Allende, l'emprisonnement des militantes dans deux prisons argentines, son exil en France et son retour au Brésil,.

Travaux

Références

(pt) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en portugais intitulé « Maria Pilla » (voir la liste des auteurs).
  1. ↑ (pt-BR) Roberto Taddei, « Maria Pilla reconstrói atuação política e exílio em ficção autobiográfica - 26/09/2015 - Guia de Livros, Discos e Filmes » Accès libre, sur Folha de S.Paulo, (consulté le ).
  2. 1 2 3 4 (pt-BR) Haron Gamal, « “Ué, guria, pra onde tu vai?” », Rascunho - O jornal de literatura do Brasil,‎ (lire en ligne [archive du ] Accès libre, consulté le ).
  3. ↑ « Folha de S.Paulo - Brasileiro relata prisão na Argentina - 25/08/2002 », sur www1.folha.uol.com.br (consulté le ).
  4. 1 2 3 4 5 (pt-BR) « Maria Regina Jacob Pilla », sur Escavador (consulté le )
  5. ↑ (pt-BR) Benito Bisso Schmidt, « Em busca de “solidariedade ativa”. », Revista do Arquivo Público Mineiro 87,‎ (lire en ligne Accès libre [PDF])
  6. ↑ G. Frederico, « Become testimony : women voices about the Brazilian and Argentinean Military Dictatorships », air.unimi.it,‎ (lire en ligne, consulté le )

Liens externes