Mario Liverani

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Mario Liverani
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Mario Liverani, né à Rome le , est un historien et un universitaire italien, professeur d'histoire antique du Proche Orient à l'université de Rome « La Sapienza ».

Biographie

Mario Liverani a été à partir de 1973 professeur titulaire d’histoire du Proche-Orient antique à l’université La Sapienza de Rome. Il a été élu membre correspondant de l’Académie des Lyncéens en 2001, puis membre national en 2013. Il est également membre de l’« American Oriental Society » et de l’Académie des Sciences de Turin, et doctor honoris causa de l’université de Copenhague et de l’université autonome de Madrid.

En France, il est surtout connu grâce à son ouvrage La Bible et l'invention de l'histoire qui retrace l'histoire d'Israël, apportant une relecture des écrits de l'Ancien Testament à la lumière des dernières recherches universitaires dans ce domaine,.

Étudiant l'économie antique, il établit, selon l'historien Juan Carlos Moreno García, « un modèle des échanges internationaux où la réciprocité de souche polanyienne aurait régulé les transactions diplomatiques entre États, tandis que le commerce et les relations tributaires assuraient d’autres voies de circulation des biens, tant entre les États qu’à l’intérieur de chaque pays ».

Critiques

La méthodologie historique de Liverani est reconnue pour son principe de suspicion à l'égard des sources : ceux qui écrivent l'histoire le font parce qu'ils ont un certain intérêt à le faire ; en prendre conscience est une étape importante de l'herméneutique historique. Il s'agit de rechercher autant que possible quels sont les jeux de significations qui sont employés pour promouvoir une figure ou la décrier, en travaillant sur le contexte dans lequel la source est produite.

En particulier, pour la Bible, il cherche à « montrer la distance qui sépare l'historiographie biblique (ou les « histoires d'Israël » classiques) de l'histoire écrite par un chercheur contemporain ».

Publications

Publications en français

Ouvrages

Autres publications

Ouvrages traduits

Notes et références

  1. 1 2 Philippe Hugo, « Mario Liverani, La Bible et l’invention de l’histoire. Histoire ancienne d’Israël », Revue de l’histoire des religions, no 228,‎ , p. 105–109 (ISSN 0035-1423, lire en ligne, consulté le ).
  2. 1 2 Pierre Gibert, « Mario Liverani, La Bible et l’invention de l’histoire, Traduit de l’italien par Viviane Dutaut. Bayard, 2008, 616 pages, 28 € », Études, vol. 409, no 11,‎ , p. 570 (lire en ligne).
  3. 1 2 Juan Carlos Moreno Garcia, « Penser l'économie pharaonique », Annales. Histoire, Sciences Sociales, vol. 69, no 1,‎ , p. 7-38 (lire en ligne).
  4. 1 2 Karljürgen G. Feuerherm, « Myth and Politics in Ancient Near Eastern Historiography. By MARIO LIVERANI, Edited and introduced by ZALNAB BAHRANI and MARC VAN DE MIEROOP. Ithaca, New York: Cornell University Press, 2004 », Journal of Near Eastern Studies, vol. 68, no 2,‎ , p. 112-114 (DOI 10.1086/604675) :
    « Liverani's consistent commitment to an hermeneutic of suspicion in critique of the then (and still) all too common facile or naïve reading of texts purporting to be historical is amply illustrated. [...] The textual-critical attitude cultivated by Liverani in this work will be familiar to anyone who has had any significant involvement in the field of biblical studies; however, ancient Near Eastern Studies can only benefit from the broader circulation that this English translation affords »
  5. ↑ Liverani donne une bonne illustration des principes qui guident sa recherche dans sa critique du Black Athena de Martin Bernal, cf (en) « The Bathwater and the Baby », dans Black Athena revisited, Chapel Hill, University of North Carolina Press, (ISBN 0807822469, lire en ligne), p. 421-427. Bernal dénonçait l'Euro-centrisme de l'histoire de l'Antiquité, et donc une mentalité impérialiste qui faisait dévier la recherche, mais il exagérait en parlant d'une conspiration, alors qu'il s'agit d'un conditionnement, selon Liverani (p. 424). De ce fait, sa critique de l'historiographie « jette le bébé avec l'eau du bain », et son manque d'analyse de la méthode le fait lui-même rentrer dans des défauts de méthode similaires à ce qu'il critique. Il rejette l'analyse philologique, qui est fondamentale selon Liverani, mais de ce fait revient à une lecture naïve de certaines sources. Enfin, il néglige trop la dimension archéologique de la recherche historique (p. 425).
  6. ↑ Jean-Louis Ska, « Préface. De l'histoire avant toute chose... », dans Mario Liverani, La Bible et l'invention de l'histoire, Bayard, , p. 16
  7. ↑ Pierre Amiet, « Mario Liverani. Storia di Ugarit nell' Eta' degli Archivi politici. », Syria. Archéologie, Art et histoire, vol. 40, no 1,‎ , p. 182–183 (lire en ligne, consulté le ).

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