| Mateni Tapueluelu | |
Mateni Tapueluelu en 2019. | |
| Fonctions | |
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| Ministre des Recettes publiques et des Douanes | |
| En fonction depuis le (1 an, 8 mois et 28 jours) |
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| Monarque | Tupou VI |
| Premier ministre | ‘Aisake Eke |
| Gouvernement | Eke |
| Prédécesseur | Tiofilusi Tiueti (en) |
| – (1 an, 8 mois et 9 jours) |
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| Premier ministre | ʻAkilisi Pohiva |
| Gouvernement | Pohiva II |
| Prédécesseur | Pohiva Tuʻiʻonetoa |
| Successeur | Tevita Lavemaau |
| Ministre de la Police | |
| – (2 ans, 7 mois et 3 jours) |
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| Monarque | Tupou VI |
| Gouvernement | Pohiva I, Pohiva II |
| Successeur | Lord Nuku (en) |
| Biographie | |
| Nationalité | tonguienne |
| Parti politique | Parti démocrate |
| Père | Semisi Tapueluelu (en) |
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Mateni Tapueluelu est un journaliste puis homme politique tonguien.
Un temps correspondant pour Radio New Zealand, il devient le directeur du journal tonguien Keleʻa, publié par son épouse Laucala, fille du chef du mouvement pour la démocratie, ʻAkilisi Pohiva. En 2013, les époux sont condamnés chacun à une amende équivalant à près de 60 000 euro pour diffamation, pour avoir publié une tribune libre accusant le gouvernement de corruption. En amont des élections législatives de 2014, le couple utilise le Keleʻa pour attaquer les figures opposées à ʻAkilisi Pohiva au sein du Parti démocrate - dont le député Semisi Tapueluelu (en), le père de Mateni Tapueluelu, que ce dernier, dans les pages du journal, accuse à de multiples reprises et sans apporter de preuve d'avoir eu un enfant illégitime.
Aux élections de 2014, Mateni Tapueluelu est le candidat du Parti démocrate dans la circonscription Tongatapu 4, qu'il remporte en battant le député ‘Isileli Pulu, figure dissidente du parti. Le parti remporte les élections et ʻAkilisi Pohiva devient Premier ministre. En , Mateni Tapueluelu publie un article dans le Keleʻa pour exhorter le gouvernement de renoncer à adopter la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes. Il accuse la Convention d'être contraire à la morale chrétienne et de mener à la légalisation des mariages lesbiens et de l'avortement. Le , le roi Tupou VI et son Conseil privé interdisent la signature de la Convention par le gouvernement. En , l'élection de Mateni Tapueluelu comme député est cassée par la justice en raison de ses dettes résultant de sa condamnation pour diffamation deux ans plus tôt. Cette décision est toutefois à son tour cassée en appel, et il demeure député.
En , il entre au gouvernement de son beau-père comme ministre de la Police, du Tourisme, du Travail et du Commerce. Largement réélu dans sa circonscription lors des élections législatives anticipées cette même année, il demeure ministre de la Police, et est fait conjointement ministre des Revenus et des Douanes,. En , lors d'un débat télévisé, il s'oppose au projet de loi du gouvernement dont il est membre et qui vise à mieux protéger les victimes de violences familiales. Il accuse le projet d'être contraire à la culture des Tonga et à la Bible, qui exhortent les enfants à l'obéissance. Selon lui, le projet de loi encouragerait les enfants à dénoncer leurs parents pour violences, et les rendraient ainsi désobéissants et enclins à se droguer. Le Premier ministre Pohiva meurt deux mois plus tard, et Mateni Tapueluelu n'est pas fait ministre dans le nouveau gouvernement qui s'ensuit,.
Battu dans sa circonscription aux élections de 2021, il retrouve son siège par une élection partielle en , succédant à Tatafu Moeaki dont l'élection a été cassée pour corruption. En , le nouveau Premier ministre ‘Aisake Eke le nomme ministre des Recettes publiques et des Douanes. Il est réélu député de sa circonscription lors des élections en novembre 2025.