| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Gérard-Martial Princeau |
| Pseudonymes |
Mathieu Belezi, Anne-Marie S. |
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Prix Marguerite-Audoux () Prix littéraire du Monde (Attaquer la terre et le soleil (d)) () Prix du Livre Inter () |
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Attaquer la terre et le soleil (d) |
Mathieu Belezi, de son véritable nom Gérard-Martial Princeau,, né à Limoges en 1953, est un écrivain français.
Mathieu Belezi fait des études de géographie à l'université de Limoges.
Il enseigne ensuite en Louisiane (États-Unis). Il a vécu au Mexique, au Népal, en Inde, et dans les îles grecques et italiennes.
En 1999, il décide de se consacrer à l'écriture, publiant plusieurs romans et nouvelles.
Depuis 2004, il partage sa vie entre la France et le sud de l'Italie.
Les romans publiés par Mathieu Belezi commencent avec Le Petit Roi (1998).
Puis il entame une tétralogie ayant pour thème la colonisation de l'Algérie, qu'il va poursuivre pendant plus de vingt ans, et qui lui permet de créer ce style à la fois poétique, baroque, influencé par le réalisme magique.
Dans C'était notre terre, roman choral où six personnages prennent la parole en alternance, sont montrés les travers d’une riche famille de colons, les Saint-André. Fatima, la domestique de la famille, dans un long monologue au cœur du livre, relie tous les épisodes de l’histoire et donne à comprendre, en parlant de sa condition, la fin dramatique de la présence française en Algérie. Le texte est adapté au théâtre en 2026.
Avec Les Vieux Fous (2011),, Albert Vandel, quintessence de la colonisation, jusqu'à la caricature, réactive ses folles années, alors qu'il en vit les derniers instants, dans un bordj proche d'Alger, protégé par quinze légionnaires.
Dans Le Temps des crocodiles (2024), le lecteur suit les aventures du jeune capitaine Vandel engagé dans la « pacification » du sud algérien dans les années 1850.
La rencontre avec un plus grand public se fait avec Attaquer la terre et le soleil (2022), chronique des années 1840-1860 de colonisation française en Algérie, entre petits colons paysans lorrains, militaires, et paysans algériens expropriés. À la suite de son succès (plus de 100 000 exemplaires vendus) et les prix littéraires du Monde et du Livre Inter, une douzaine de traductions suivent à l'étranger et le roman connaît notamment une forte reconnaissance en Italie.
Dans Moi, le glorieux (2024), le lecteur assiste aux éructations délirantes de M. Albert (Albert Vandel, Bobby), encore un temps « l'homme le plus riche d'Algérie », contre les « capitulards », « même si c'est trop tard », à Alger, en 1962. Il représente et personnifie la colonisation française, « nous, seigneurs d'Alger et de la Mitidja », 130 ans d'Algérie française pour rien : « les colons gras et têtus rêvent d'apocalypse à l'abri des boules Quiès coincées en permanence dans les trous de leurs très vieilles oreilles. » Ce monstre de « 140 kilos de chair coloniale » entraîne le lecteur dans une « fin du monde », de la Villa des Eucalyptus au bordj Saint-Léon, protégé par 120 légionnaires, « par ma volonté le dernier et irréductible carré français d'Algérie » : « ils ne m'auront pas ».
Le temps de revisiter les grands moments : centenaire (1930), bal de Blida (vers 1900), révolte de Mokrani (1871), Mathieu Belezi met en scène non un colon mais la colonisation elle-même dont il déroule l'histoire en un récit halluciné, hanté par la fable ubuesque et le réalisme magique, qui court des premières conquêtes jusqu'aux ultimes soubresauts d'une guerre fratricide.