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Aventurier, conférencier |
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Matthieu Tordeur, né le à Rouen, est un aventurier, conférencier, auteur et réalisateur français, membre de la Société des explorateurs français. En 2019, il devient le plus jeune explorateur au monde et le premier Français à rallier le pôle Sud à ski, en solitaire et sans ravitaillement,,,. Ses aventures et expéditions l'ont mené dans plus de 100 pays.
Matthieu Tordeur est originaire de Mont-Saint-Aignan et est né le à Rouen. C'est le scoutisme et les aventures de Tintin qui lui donne le goût de l’aventure. Il fait ses études à King's College de Londres et à l'Institut d'études politiques de Paris.
Première traversée française de l’intérieur de l’Antarctique en kite-ski. Du au , Matthieu Tordeur a parcouru avec la glaciologue Heïdi Sevestre, 4 000 km en kite-ski en 80 jours, de Thorshammer (Novo Base) à Hercules Inlet en passant par le pôle Sud d'inaccessibilité soviétique, le pôle Sud d’inaccessibilité intérieur (excluant les plateformes de glace) et le pôle Sud géographique.
Soutenue par le Président de la République, sous l'égide de l'UNESCO et le patronage du Ministère chargé de la mer et de la pêche, Under Antarctica est la première expédition en kite-ski au service de la science polaire.
L'objectif était de mieux comprendre la réaction de la calotte glaciaire antarctique face au changement climatique et de démontrer qu’il est possible de collecter des données scientifiques en se déplaçant uniquement grâce à l’énergie du vent. En Antarctique de l’Est, ils ont tracté un radar à pénétration de sol dit « de surface » pour collecter des données sur les 40 premiers mètres de profondeur de la calotte glaciaire. Ces mesures visent à mieux comprendre, le long du transect, si l’Antarctique de l’Est gagne ou perd de la masse en surface en réponse à l’évolution des températures. En Antarctique de l’Ouest, un second radar à pénétration de sol dit « profond » a permis de collecter des données jusqu’à plus de 2 kilomètres de profondeur, afin de cartographier les couches profondes de glace et l’interface entre la base de la calotte glaciaire de l’Antarctique de l’Ouest et le substratum rocheux.
L'expédition a été suivie par plus de 300 000 jeunes originaires de 41 pays grâce à un programme pédagogique développé par l'association Témoins Polaires. Ils ont ainsi pu découvrir les enjeux climatiques et scientifiques à travers le prisme de l'aventure. Elle était également relayée toutes les semaines sur Télématin (France 2) et dans le Journal Météo Climat (France 3).
Porte-parole du Pavillon de la Cryosphère à la Conférence des Nations unies sur l'océan à Nice en 2025, il s’appuie sur son vécu pour transmettre et montrer concrètement les risques environnementaux, notamment dans des écoles. À ce sujet, il déclare sur France Inter :
« Ce jour, ça a été un électrochoc pour moi, parce qu'évidemment, le phénomène de réchauffement climatique, je le connaissais, mais le vivre dans ma chair, vraiment sur le continent, et voir ces chutes de neige exceptionnelles et ces températures élevées, c'est un élément qui va mettre en péril mon rêve de gosse et mon expédition. Ça m'a donné une forme de responsabilité pour en parler, pour témoigner. »
Il est administrateur du fonds de dotation Témoins Polaires qui a pour vocation de faire « œuvre utile » en témoignant des dérèglements climatiques en faisant connaître, aimer, respecter les pôles, symboles de la beauté et de la fragilité de notre planète.
Il fait aussi partie du fonds de dotation Paul-Émile Victor qui vise à préserver et faire connaître l’œuvre de Paul-Émile Victor, ethnologue et explorateur polaire. Il a notamment co-créé la Bourse de l’Exploration qui soutient des projets d’exploration pluriels en lien avec la préservation de l’Homme et de la nature.