| Honfleur | |
Le Vieux Bassin de Honfleur. | |
Blason |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Calvados |
| Arrondissement | Lisieux |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays de Honfleur-Beuzeville (siège) |
| Maire Mandat |
Nicolas Pubreuil 2026-2032 |
| Code postal | 14600 |
| Code commune | 14333 |
| Démographie | |
| Gentilé | Honfleurais |
| Population municipale |
6 640 hab. (2023 |
| Densité | 486 hab./km2 |
| Population unité urbaine |
21 072 hab. (2023) |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 25′ 08″ nord, 0° 13′ 59″ est |
| Altitude | Min. 0 m Max. 117 m |
| Superficie | 13,67 km2 |
| Type | Petite ville |
| Unité urbaine | Honfleur (ville-centre) |
| Aire d'attraction | Honfleur (commune-centre) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Honfleur-Deauville |
| Législatives | Quatrième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | ville-honfleur.com |
| modifier |
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Honfleur est une commune française située dans le département du Calvados, en région Normandie. Ville portuaire, elle est située sur la rive sud de l'estuaire de la Seine, en face du Havre, tout près du débouché du pont de Normandie.
Elle est peuplée de 6 640 habitants.
Honfleur est surtout connue pour son Vieux Bassin, caractérisé par ses maisons aux façades recouvertes d'ardoises, et pour avoir été maintes fois représentée par des artistes, dont Gustave Courbet, Eugène Boudin, Claude Monet et Johan Barthold Jongkind, formant l'École de Honfleur. Ces peintres et d'autres se retrouvent à ferme Saint-Siméon sur les hauteurs de la ville et contribuent à l'apparition du mouvement impressionniste. Alphonse Allais et Erik Satie y sont nés dans la même rue.
La commune est classée quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris et bénéficie selon une étude d'une des plus fortes attractivités parmi les villes française de mille à dix mille habitants, avec Arcachon, Noirmoutier-en-l'Île, Étretat et Deauville.
Honfleur est située sur la rive gauche de l'estuaire de la Seine, au nord du pays d'Auge. Elle se trouve géologiquement à la limite des formations calcaires du Jurassique (oolithique) à l'ouest et du Crétacé (crayeux) au nord et à l'est. Son agglomération est à 15 km au nord-est de Trouville-sur-Mer, à 16 km au nord de Pont-l'Évêque, à 24 km à l'ouest de Pont-Audemer et à 25 km au sud-est du Havre (par le pont de Normandie).
La ville est accessible en transport en commun par les lignes 20, 39, 50 des bus verts du Calvados.
Les communes limitrophes sont Équemauville, Gonneville-sur-Honfleur, Pennedepie et La Rivière-Saint-Sauveur.
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Morelle, la Claire, un bras de la Morelle, le cours d'eau 01 de la commune de Gonneville-sur-Honfleur et le ruisseau de Vasouy,,.
La Morelle, d'une longueur de 18 km, prend sa source dans la commune de Beuzeville et se jette dans la Seine sur la commune, après avoir traversé huit communes.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 851 mm, avec 12,6 jours de précipitations en janvier et 8,2 jours en juillet.
Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Gatien-des-Bois à 9 km à vol d'oiseau, est de 11,0 °C, l'amplitude thermique est de 12,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 920,4 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 39,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17,8 °C, atteinte le .
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de chaleur date du record |
16,8 1.1.2022 |
21,4 25.2.2026 |
24,2 31.3.2021 |
26,7 19.4.2018 |
31,8 26.5.2026 |
38,1 25.6.2026 |
39,4 25.7.2019 |
37,7 10.8.2003 |
33,2 2.9.1961 |
28,9 1.10.2011 |
21,3 1.11.2015 |
16,4 19.12.2015 |
39,4 2019 |
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| Maximale moyenne | 7,4 | 8,2 | 11 | 13,9 | 16,9 | 19,7 | 21,6 | 21,7 | 19,2 | 15,3 | 10,9 | 8,1 | 14,5 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 5 | 5,3 | 7,5 | 9,7 | 12,7 | 15,5 | 17,4 | 17,5 | 15,2 | 12 | 8,2 | 5,5 | 11 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | 2,5 | 2,4 | 4,1 | 5,6 | 8,5 | 11,3 | 13,2 | 13,4 | 11,1 | 8,7 | 5,4 | 3 | 7,4 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de froid date du record |
−17,8 17.1.1985 |
−14,2 21.2.1956 |
−9,1 8.3.1971 |
−3,3 12.4.1986 |
−0,6 14.5.2010 |
1,3 3.6.1962 |
5,9 4.7.1968 |
6 18.8.1970 |
2,1 30.9.2018 |
−3,1 24.10.2003 |
−7,1 29.11.2010 |
−10,3 24.12.1963 |
−17,8 1985 |
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| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 77,9 | 64,4 | 61,2 | 60,4 | 65,3 | 68,3 | 64,2 | 81,4 | 80,4 | 95,3 | 94,5 | 107,1 | 920,4 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 1 mm (jours) | 13,8 | 12 | 11,4 | 10,5 | 10,3 | 9,8 | 9,8 | 10,3 | 10,6 | 13,2 | 14,5 | 15,3 | 141,4 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 5 mm (jours) | 5,3 | 4,7 | 4,5 | 4,4 | 4,8 | 4,4 | 4,3 | 5 | 5,2 | 6,4 | 6,3 | 7,6 | 62,8 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 10 mm (jours) | 2,3 | 1,4 | 1,3 | 1,5 | 1,9 | 2,2 | 2,1 | 2,6 | 2,5 | 2,9 | 2,9 | 3,4 | 27 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
41,4 29.1.2025 |
30,1 24.2.1957 |
39,4 20.3.2001 |
31 29.4.2018 |
39,8 14.5.1970 |
71,8 1.6.2003 |
59,7 20.7.1980 |
50 23.8.1949 |
55,2 19.9.2021 |
68,5 1.10.1952 |
57,7 13.11.2010 |
35,4 2.12.2002 |
71,8 2003 |
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| Ensoleillement | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Heures | 66,8 | 81,4 | 127,6 | 177,9 | 190 | 203,3 | 205,3 | 196,2 | 160 | 113,4 | 70,7 | 58,3 | 1 650,7 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Dans la « grille de densité au 1er janvier 2025 » de l'INSEE, le « degré de densité » de Honfleur est le degré 3 sur 7, qualifié de "petite ville".
Honfleur est la commune principale de l'unité urbaine qui porte son nom, et celle de l'aire d'attraction urbaine homonyme, qui compte 11 communes et moins de 50 000 habitants,.
La commune, bordée par la baie de Seine, est également une « commune littorale » au sens de la loi littoral du , et les dispositions de cette loi s'y appliquent donc.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (46 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (52 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (41,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (24,2 %), zones urbanisées (19,9 %), forêts (7,3 %), terres arables (4,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,3 %), eaux maritimes (0,3 %).

L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
La barre HLM de Honfleur, les Marronniers, construite dans les années 1960, est démolie en .


Le réseau de transport en commun de Honfleur est assuré par les véhicules estampillés HoBus. Il se compose de trois lignes de bus, qui irriguent le territoire communal.
Son exploitation est assurée par la société Transdev Honfleur, filiale du groupe Transdev, dans le cadre d’un contrat de délégation de service public en vigueur depuis le .
Le réseau est créé en dans le cadre du nouveau schéma départemental du Calvados, qui utilise la commune d’Honfleur comme un secteur test pour ramener le transport à une échelle plus locale. Le réseau prend le nom H.O. Bus en 1982, lorsqu’il est étendu aux nouveaux quartiers du Plateau.
Le , le réseau communal est réorganisé autour de deux lignes : A et B.
À la suite de l'inauguration du village de marques Honfleur Normandy Outlet en 2017, une troisième ligne C voit le jour en 2019 reliant Claude Monet à la Gare Routière via le village de marques.
A la suite du changement d’exploitant en , le nom du réseau évolue de H.O. Bus vers HoBus, le premier nom étant une marque déposée par le groupe Keolis.
| No | Parcours | Longueur | Matériel | Exploitant | |
|---|---|---|---|---|---|
| Terminus 1 | Terminus 2 | ||||
| A | Honfleur - La Claire | Honfleur - Champlain | 7,5 km (8,5 km | Autobus | Transdev Honfleur |
| B | Honfleur - Phare / Naturospace | Honfleur - Eider | 7,2 km (8,2 km) | Autobus | Transdev Honfleur |
| C | Honfleur - Gare routière | Honfleur - Monet | 9,5 km | Autobus | Transdev Honfleur |
| N | Honfleur - Gare routière | Équemauville - Hôpital CMP | 5,6 km | Minibus 9 places | Transdev Honfleur |

Un Renault PR 112 du réseau est conservé depuis 2012. Ce véhicule, initialement mis en service en sur le réseau TAN de Nantes, arrive sur le réseau H.O. Bus en sous le no 9494. Après sa réforme en 2012, il est racheté par un particulier qui cofonde l’association ASPAN 76, Association pour la Sauvegarde du Patrimoine des Autobus Normands, basée à Dieppe. En , ne souhaitant plus conserver leurs activités de sauvegarde d’autobus, l’ASPAN 76 se sépare du véhicule et l’offre à une autre association, l’AMCA, Association Méridionale de Conservation d’Autobus, dont le siège est à Gardanne.
Le nom de la localité est attesté sous les formes : Hunefleth en 1025, Hunefloth vers 1062, Honneflo en 1198,, Honflue en 1246, Honnefleu, encore au XVIIIe siècle.
La prononciation dialectale est /ɦɔ̃'flø/ ou /xɔ̃'flø/, "honfleu", éventuellement /ɦɔ̃fjø/ ou /xɔ̃fjø/, "honfieu", avec un h initial fortement expiré proche du Ach-Laut allemand ou de la jota espagnole.
L'appellatif fleur, jadis fleu, est assez commun en Normandie sous forme de terminaison (cf. Barfleur, Vittefleur, Harfleur, Crémanfleur, Fiquefleur et la Gerfleur, rivière du Cotentin). Son sens est donné par un document du XIIIe siècle mentionnant le fleu de Lestre, c'est-à-dire « la rivière de Lestre », Lestre étant une actuelle commune du Cotentin située à l'embouchure de la rivière Sinope.
L'identification de la langue d'origine du terme fleu a donné lieu à diverses hypothèses : le vieux norrois, l'anglo-scandinave, le saxon et enfin l'anglo-saxon.
Dans le nom de Barfleur qui est plus riche en formes anciennes, -fleur est attesté successivement sous les formes : -flueth en 1066-77, -floth en 1081-1087, -fluet au XIIe siècle, -flo en 1160-1174, -flet en 1200, -flue en 1227, -flu en 1359, puis -fleu, etc.

Le vieux norrois flóð « flux, marée, flot » (cf. islandais flóð « inondation, marée haute », anglais flood, même sens) suggéré dans la première hypothèse convient assez mal sur le plan phonétique et sémantique, même s'il s'est hypothétiquement croisé avec l'ancien scandinave flói « rivière qui se jette dans la mer », ce sens est d'ailleurs rendu par l'ancien scandinave fljót « (grande) rivière, fleuve » (islandais fljót « grande rivière, fleuve » cf. Markarfljót, l'islandais flói signifiant « baie, golfe, terrain marécageux », ce qui fait douter pour flói du sens de « rivière qui se jette dans la mer »). Fljót correspondrait mieux pour la forme et pour le sens. Certes, phonétiquement, il explique difficilement les formes anciennes en -flet, -fluet, -fleth que l'on retrouve aussi pour les autres noms en -fleur. Quant au vieil anglais flōd « flux, marée, flot » (> anglais flood, même sens) proposé dans la seconde hypothèse, il ne se justifie pas davantage pour des raisons analogues.
On doit sans doute leur préférer le vieil anglais flēot « ruisseau, estuaire, bras de mer » et « flot » (cf. anglais fleet) qui convient mieux, tant sur le plan phonétique que sur le plan sémantique. En effet, seule la diphtongue assez instable de l'anglo-saxon peut expliquer le flottement entre les formes flueth / fleth / floth au XIe siècle. À partir du XIIIe siècle, l'évolution en -flo / -flue, puis -fleu au XVe siècle va engendrer une confusion avec la prononciation dialectale du mot fleur, d'où cette réécriture « officielle » en -fleur.
On constate, comme pour d'autres appellatifs et toponymes de Normandie, une analogie avec les noms de lieux anglo-scandinaves d'Angleterre (Yorkshire notamment) qui se terminent par -fleet : Adlingfleet (Adelingesfluet 1086), Marfleet (en) (Merefluet 1086), Ousefleet (en) (Useflete 1100–1108), etc.
L'élément Hon- serait issu, quant à lui, d'un nom de personne anglo-saxon Huna ou vieux norrois Húni (variante Húnn) que l'on retrouve probablement à La Rivière-Saint-Sauveur (commune contiguë à Honfleur) dans le nom de Honnaville, homonyme du hameau de la Honneville à Saint-Georges-du-Mesnil.
Une autre explication a été proposée pour l'élément Hon-, c'est-à-dire l'étymon vieux norrois horn « corne », d'où également « coin », « angle », et donc pour Honfleur le sens hypothétique de « la rivière du tournant ». Il est vrai que la rivière de Claire fait un angle de 90 degrés à l'embouchure de la Seine. Cependant, cette interprétation se heurte à une difficulté de taille : aucune attestation ancienne ne la confirme, ni la présence d'un [r], ni d'un [n] géminé (du moins avant le XIIIe siècle), trace de son assimilation. Elle différerait en cela des autres toponymes d'origine scandinave comportant un [r] devant [n], tel que Barneville par exemple.
De plus, un élément semblable peut souvent être reconnu dans deux toponymes contigus, ce qui suggère une relation entre les deux : ainsi Honfleur peut être associé à Honnaville, tout comme Crémanfleur l'est à Crémanville ou encore Barfleur à Barbeville. Ce genre de relation se retrouve par ailleurs fréquemment dans la toponymie normande : Muneville-sur-Mer (Manche, Mulevilla s.d., Mulleville 1349, toponyme en -ville basé sur le nom de personne norrois Muli) et le ruisseau le Mulambec qui arrose la commune. En revanche, l'association d'un appellatif vieux norrois avec l'élément -ville est très rare, voire douteuse.
La ressemblance avec le nom de la baie de Húnaflói en Islande est sans doute fortuite.
Le gentilé des habitants de Honfleur : les Honfleurais n'est donc pas étymologique, alors que l'on nomme les habitants de Barfleur le plus souvent les Barflotais.

Selon Guy Le Hallé, la ville portuaire fut une ancienne saline gallo-romaine.[Information douteuse].
La première mention écrite attestant l'existence de Honfleur émane de Richard III, duc de Normandie, en 1027. Il est également avéré qu'au milieu du XIIe siècle, la ville représentait un important port de transit des marchandises au départ de Rouen vers l'Angleterre. Place fortifiée sous Charles V, le noyau de la ville est dès le XIIIe siècle entouré de murailles, protégeant dans cet espace restreint les paroisses Saint-Étienne et Notre-Dame. Les Bertran, barons de Bricquebec disposaient de droits sur le port de Honfleur et armaient leur propre nef. En 1256, un bourgeois, Raoul Le Mire devait leurs fournir une embarcation à chaque fois qu'ils se rendaient en Angleterre. La moitié du port et de la ville de Honfleur, ainsi que Fauguernon relevait de la baronnie de Roncheville (Saint-Martin-aux-Chartrains) dont le château était le chef-lieu et regroupait les terres du lignage des Bertran dans ce secteur.
Située au débouché de la Seine, un des principaux fleuves du royaume de France, au contact de la mer et appuyée sur un arrière-pays relativement riche, Honfleur bénéficiait d'une position stratégique qui s'est révélée à partir de la guerre de Cent Ans. Charles V fait fortifier la bourgade afin d'interdire l'estuaire de la Seine aux Anglais avec l'appui du port d'Harfleur, situé juste en face et de l'autre côté de l'estuaire. Cela verrouillait du même coup l'entrée de la Seine aux navires ennemis. En 1357 ou 1358, Honfleur est cependant prise par un routier anglais, Robert Knolles avec l'aide de gens d'armes dont le bâtard de Mareuil, Jacques de Pipes, Friquet de Friquant, messire de Foudriguais, à la solde des Anglais. La ville est occupée et le sera à nouveau de 1419 à 1450. L'armée royale de Charles VII reprend la ville au bout de trente-neuf jours, le , lors du recouvrement de la Normandie. Au XVIe siècle on reconstruira la porte de Caen, flanquée de deux tours rondes (actuelle Lieutenance). C'est le seul vestige encore existant des fortifications de la ville.

En dehors de cette période, son port servit de base de départ à de multiples expéditions françaises se livrant à des razzias le long des côtes anglaises, parmi lesquelles notamment la destruction partielle de la ville de Sandwich dans le comté de Kent autour de 1450, après que les Anglais eurent quitté la Normandie à la suite de la défaite de Formigny.

Après la fin de la guerre de Cent Ans et jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, Honfleur continue de se développer notamment grâce à la construction navale, au commerce maritime et aux expéditions lointaines. Cependant, de graves troubles vont éclater lors des guerres de Religion dans la seconde partie du XVIe siècle. En 1594, la ville aux mains des ligueurs se rend aux troupes d'Henri IV commandées par le duc de Montpensier, Henri de Bourbon-Montpensier,.
Dans le même temps, la cité participera aussi au mouvement des grandes découvertes, avec notamment Jehan Denis qui visitera le Labrador et Terre-Neuve dont il prendra possession au nom du roi de France en 1506. Ces nombreuses expéditions feront du port un des tout premiers de France vers les Amériques et notamment les colonies françaises du Nouveau Continent, d'où les voyages répétés de Samuel de Champlain à partir d'ici, dont l'un aboutira à la fondation de la ville de Québec en 1608. Honfleur fut également une cité corsaire et un de ses fils, Jean Doublet, s'illustrera dans la guerre de course.

À partir de cette période, le commerce de Honfleur prospère avec la multiplication des relations avec le Canada, la Louisiane, les Antilles, les côtes africaines et les Açores, faisant de la ville l'un des cinq principaux ports négriers de France. Cette époque voit la ville s'agrandir avec le démantèlement à partir de 1664 d'une partie de ses fortifications, devenues obsolètes, sur l'ordre de Colbert permettant d'agrandir le vieux bassin. Abraham Duquesne fait transformer le « hâvre du dedans », simple port d'échouage, en un véritable bassin à flot qui sera terminé en 1684 et agrandi entre 1720 et 1725, que l'on surnomme aujourd'hui le Vieux Bassin, et qui contribue à la réputation actuelle de la ville. Une partie de la richesse de la cité est assurée aussi par la Grande Pêche sur les bancs de Terre-Neuve, la pêche à la morue, et le commerce des peaux.


Le port prend aussi une part importante à la traite négrière occidentale, et devient, avec 142 expéditions organisées et environ 50 000 captifs déportés, le 7e port négrier français,. En 1717, reconnaissant l'importance de la situation géographique du port de Honfleur, la compagnie du Sénégal y est établie, et des travaux commencent pour la construction d'un nouveau bassin du côté de l'Ouest. Honfleur sert également de port de secours face à l'engorgement du port du Havre, en particulier pendant son apogée négrier de 1783 à 1791,. Parmi les noms des capitaines ou armateurs négriers honfleurais les plus impliqués, on retrouve Prémord, Picquefeu de Bermon ou Lacoudrais. Particularité de ce port : les compagnies maritimes ont davantage installé leurs comptoirs sur les rives de la Sierra Leone, où de nouveaux marchés étaient à prendre. Pour réduire la durée des expéditions, certaines compagnies s'approvisionnent en esclaves directement auprès de sociétés anglaises. Elles ont aussi préféré Saint-Domingue, la « perle des Antilles » (actuelle Haïti), où se sont installés des planteurs honfleurais.
Lors du voyage en Normandie de Louis XVI en , c'est de Honfleur que le roi et sa suite embarque sur la corvette L'Anonyme afin de rejoindre Le Havre.
Le capitaine de vaisseau Morel-Beaulieu et les contre-amiraux Hamelin et Motard, marins honfleurais vont s'illustrer dans les guerres de la Révolution française et de l'Empire.
La perte des colonies françaises d'Amérique, la concurrence avec le port du Havre, les guerres de la Révolution française et du Premier Empire, avec notamment le blocus continental, causent la ruine de Honfleur, qui ne se releva que partiellement au cours du XIXe siècle avec la reprise du commerce du bois en provenance du Nord de l'Europe.
Cet essor économique du port fut limité par l'ensablement de celui-ci, qui parvient pourtant à fonctionner encore aujourd'hui. Cependant, il ne constitue plus à l'heure actuelle qu'une annexe du port de Rouen, dont il est l'avant-port, en partenariat avec la chambre de commerce et d'industrie du pays d'Auge.
C'est à Honfleur que Louis-Philippe, dernier roi de France, chassé du pays, à la suite de la révolution française de 1848, rejoint le la reine Marie-Amélie et traverse l'estuaire de la Seine afin de gagner Le Havre et embarquer pour l'Angleterre,.
Le peintre pré-impressionniste Eugène Boudin, dans les années 1850, a présenté le port comme une plaque tournante pour le transfert des marchandises et une gare pour les voyageurs, démontrant comment les marchandises étaient acheminées de Rouen via Honfleur vers l'Angleterre. Claude Monet réside pendant un an à la ferme Saint-Siméon.
Le paysagiste Paul Huet lors d'un séjour à Honfleur en 1861 réalise une toile Grande marée d'équinoxe aux environs de Honfleur, conservée au musée du Louvre.
La ville jusqu'alors épargné lors de la guerre franco-allemande de 1870, moyennant rançon, est occupé par des troupes prussiennes le au matin.

Lors des étés 1923, 1924 à 1925 se tiennent à Honfleur des rencontres internationales pacifistes réunissant des jeunes femmes et hommes de nombreux pays.
Honfleur a été libérée le par l'armée belge (brigade Piron). La ville n'a subi aucune destruction pendant la Seconde Guerre mondiale, la faisant figurer parmi les rares cités normandes épargnées.
Le , la reine Élisabeth II visite Honfleur et déjeune dans le plus ancien restaurant de la ville et un des plus anciens de France, Le Vieux Honfleur.
Le , un Français, Baptiste Cianelli, 20 ans, termine une course-défi de 272 kilomètres le long de la Seine, au départ de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) jusqu'à Honfleur en près de 48 heures, en s'autorisant un sommeil d'une heure sur les deux jours[pertinence contestée].

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 5 000 et 9 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 29.
En 1973, Honfleur a fusionné avec la commune de Vasouy (159 habitants en 2007), qui dispose depuis lors du statut de commune associée.
Le conseil municipal est composé de vingt-neuf membres dont le maire et huit adjoints. L'un de ces conseillers représente la commune associée de Vasouy et en est le maire délégué.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004.
En 2023, la commune comptait 6 640 habitants, en évolution de −10,57 % par rapport à 2017 (Calvados : +2,22 %, France hors Mayotte : +2,36 %). L'évolution du nombre d'habitants suit une certaine constance. Le maximum de la population a été atteint 1866 avec 9 946 habitants.
La population de la commune est relativement âgée. En 2023, le taux de personnes d'un âge inférieur à 40 ans s'élève à 39,8 %, soit en dessous de la moyenne départementale (45,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 64 ans est de 27,2 % la même année, alors qu'il est de 23,4 % au niveau départemental,.
En 2023, la commune comptait 3 035 hommes pour 3 605 femmes, soit un taux de 54,29 % de femmes, supérieur au taux départemental (51,94 %),.
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
La ville de Honfleur a inauguré, le , une nouvelle station d'épuration, qui utilise le procédé phytorestauration pour la dépollution.
La commune est une ville fleurie (quatre fleurs) au concours des villes et villages fleuris.
Le bassin des chasses est en zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type I, sous le no 250020106.
La commune compte 57 monuments historiques, parmi lesquels l'église Sainte-Catherine, l'église Saint-Étienne, l'église Saint-Léonard, deux greniers à sel, la Lieutenance et la plupart des maisons du quai Sainte-Catherine.
L'église Sainte-Catherine classée au titre des monuments historiques par liste de 1875.
L'église Saint-Étienne classée au titre des monuments historiques par arrêté du .
Ancienne église paroissiale de style gothique, en partie des XIVe et XVe siècles. C'est la plus ancienne de la cité. Elle est construite en pierre calcaire crayeuse avec silex et en pierre de Caen, la ville de Honfleur étant située à la limite de ces deux types de formations calcaires. Le clocher est recouvert d'un essentage en bois de châtaignier. De nos jours, elle abrite le musée de la Marine.
L'église Saint-Léonard classée au titre des monuments historiques par arrêté du .
La chapelle Notre-Dame-de-Grâce est située sur les hauteurs dominant la ville, mais sur le territoire d'Équemauville. Cet édifice reconstruit à la suite de l'effondrement de la falaise abrite des ex-voto, maquettes de bateaux et un orgue réalisé par le facteur d'orgue Dupont en 1990. À l'extérieur, on peut voir les cloches des pèlerinages.
Deux greniers subsistent sur les trois d'origine, l'un ayant été détruit par un incendie. Ces deux édifices contenaient 1 000 tonnes de sel, destinées à conserver le poisson de ce port de pêche important. Ils furent construits au XVIIe siècle, après que les habitants de la ville en ont reçu l'autorisation de Colbert. Le sel provenait essentiellement de Brouage. Les murs sont construits en gros moellons de calcaire crayeux et les charpentes de bois, construites par les charpentiers de marine évoquent des coques de vaisseaux du XVIIe siècle.
Ils ont été classés au titre des monuments historiques par arrêtés des et .


Honfleur héberge un grand nombre d'artistes peintres, d'ateliers d'artistes et de galeries d'art.
Le Club sportif honfleurais de handball fait évoluer une équipe de handball en D1. Le club a pu gagner plusieurs titres comme celui de champion de Normandie en 2015.
Le Club sportif honfleurais fait évoluer une équipe de football en ligue de Basse-Normandie et deux autres en divisions de district.
La 2e étape du Tour de France 1919 a emprunté le territoire de la commune.
Le Rugby Athletic Club honfleurais est un club de rugby évoluant en régional 1 en association avec la section lexovienne de rugby[réf. nécessaire].


| Blason | De gueules à la tour donjonnée d'argent maçonnée de sable, accostée de deux fleurs de lys d'or, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys aussi d'or. |
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| Détails |
En dehors de Boudin, natif de la ville, Honfleur a attiré de nombreux peintres souhaitant travailler en plein air, notamment au XIXe siècle. Les différents points de vue offerts par la ville ont ainsi largement été utilisés.
Plusieurs poèmes du recueil La nuit remue, publié par le poète belge et français Henri Michaux en 1935, se déroulent à Honfleur (principalement « Projection » et « Intervention »).
De nombreux films ont été tournés en tout ou partie à Honfleur, notamment :
Depuis 1995, chaque année fin novembre, Honfleur accueille le Festival du cinéma russe à Honfleur, il s'agirait du plus important festival français consacré au cinéma russe. Des réalisateurs, producteurs ou acteurs des films en compétition y sont invités.