Agneaux est une commune résidentielle dont la partie urbaine constitue l'ouest de l'agglomération saint-loise, composée d'un habitat essentiellement pavillonnaire, le long de la route Saint-Lô-Coutances, au centre du pays saint-lois. Son bourg est à 1,6 km à l'ouest du centre-ville de Saint-Lô, à 9 km au nord-est de Canisy et à 12 km à l'est de Marigny.
Le point culminant (86 m) se situe en limite ouest, près du lieu-dit le Compart. Le point le plus bas (6 / 7 m) correspond à la sortie de la Vire du territoire, au nord-ouest. La commune est urbaine sur une grande partie est et bocagère pour le reste du territoire.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin de la Vire au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Vire et le cours d'eau 01 de Rajon,,.
La Vire, d'une longueur de 128 km, délimite le territoire au nord et au sud-est. Elle prend sa source dans la commune de Vire Normandie et se jette dans la baie de Seine en limite d'Osmanville et de Carentan-les-Marais, après avoir traversé 27 communes. Les caractéristiques hydrologiques de la Vire sont données par la station hydrologique située sur la commune de Saint-Lô. Le débit moyen mensuel est de 12,9 m3/s. Le débit moyen journalier maximum est de 245 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 256 m3/s, atteint le même jour.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols,etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5°C) et venté. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8°C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,8°C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 886 mm, avec 1,4 jours de précipitations en janvier et 8,2 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Condé-sur-Vire à 9 km à vol d'oiseau, est de 11,3°C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 956,7 mm,.
La température maximale relevée sur cette station est de 40,5°C, atteinte le ; la température minimale est de −19°C, atteinte le .
Urbanisme
Typologie
Au , Agneaux est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.
Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Lô, une agglomération intra-départementale regroupant quatre communes, dont elle est une commune de la banlieue,,. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Lô, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 63 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants,.
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (49,4% en 2018), en diminution par rapport à 1990 (60,1%).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante: prairies (45,4%), zones urbanisées (34,4%), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (11,3%), forêts (4,9%), zones agricoles hétérogènes (3,9%), terres arables (0,1%).
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
ecclesi[a] Sancti Johannis de Agnellis; dominus de Agnellis 1332.
Sanctus Johannes de Agnellis 1351/1352.
Aigneaux 1612/1636, 1677, 1713.
Agneaux 1753/1785, 1854, 1903.
Étymologie
Toponyme médiéval issu de l'ancien françaisagnel «agneau», et évoquant probablement un élevage de moutons. L'absence d'article suggère une fixation précoce (avant l'an mil). Les attestations ne sont pas suffisamment anciennes pour pouvoir affirmer que ce nom date de la période gallo-romaine (il reposerait alors sur le gallo-roman AGNELLOS), hypothèse que l'on ne peut cependant pas exclure a priori.
Remarque sur les graphies anciennes
Dans la graphie Agneax (~1210), le -x final correspond à un ancien signe abréviatif utilisé dans les manuscrits médiévaux pour noter la terminaison latine -us. Il faut donc lire °Agneaus, première trace écrite pour ce nom de la vocalisation de [l] devant consonne (évolution Agnels > °Agneaus), qui se manifeste en ancien français à partir du XIesiècle.
La graphie Aigneaux, que l'on rencontre aux XVIIeetXVIIIesiècles, correspond à une ancienne notation de n mouillé [n'], que nous écrivons aujourd'hui -gn- et prononçons [ɲ]. Ce son, initialement articulé comme le début du mot anglais new, a été longtemps transcrit -ign- (parfois même -igni-), d'où les anciennes graphies campaigne "campagne", Mortaigne "Mortagne", montaigne "montagne", etc. Tombées peu à peu en désuétude, elles ont été parfois mal lues, et engendré des prononciations fautives, telles que celles du nom de Michel de Montaigne, ou du mot araignée, maintenant passées dans l'usage. Tout ceci pour expliquer que l'ancienne graphie Aigneaux doit être lue a-igneaux [an'o] ou [aɲo], et non ai-gneaux.
À l'occasion de la construction de la déviation de Saint-Lô, de nombreuses fouilles archéologiques préventives ont eu lieu. Elles ont bien mis en évidence la longue histoire d'Agneaux depuis la Préhistoire.
Les vestiges les plus importants concernent l'âge du bronze, avec l'installation d'une vaste nécropole et avec la découverte de plusieurs dépôts d'objets en bronze, puis l'époque médiévale.
Julienne ou Jeanne Couillard (XVIesiècle), née à Agneaux, défendit en 1574, avec d'autres femmes, l'entrée de Saint-Lô aux troupes catholiques de Matignon qui tua 300 défenseurs, mais laissa la vie sauve à Julienne Couillard.
Entrepreneur de menuiserie, maire honoraire Conseiller général de Saint-Lô-Ouest (1992 → 2004) Vice-président du district de Saint-Lô Suppléant du député Jean-Marie Daillet (1981 → 1986) Président de l'Association des maires de la Manche (1989 → 2000)
Rapoltu Mare(Roumanie)depuis 1993. Le conseil municipal à l'unanimité a voté, le 12 décembre 2019, la fin du jumelage avec Rapoltu Mare et un jumelage avec Fratault-Noi, ville située au nord-est de la Roumanie près de la frontière ukrainienne.
Équipements et services publics
Enseignement
L'Institut Saint-Lô d'Agneaux.
Cycle
Établissement public
Établissement privé
Écoles
Groupe scolaire Marie-Ravenel
L'Institut
Collèges
L'Institut
Lycée
L'Institut
Supérieur
L'institut Institut d'administration des entreprises.
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005.
En 2023, la commune comptait 4 286 habitants, en évolution de +6,43% par rapport à 2017 (Manche: +0,13%, France hors Mayotte: +2,36%).
Agneaux a compté jusqu'à 4 476 habitants en 1999.
Entreprise Serrurerie et métallerie saint-loise (SMSL): constructions métalliques et charpentes de 1945 à 2012. L'entreprise a déposé le bilan et fermé ses portes.
Chaudronnerie A.C.D.N., aujourd'hui C.T.I. (76 p.) (groupe M ou Monteiro), depuis 2021.
Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280p. (ISBN978-2-9159-0709-4), p.6.
René Gautier et al. (préf.Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche: Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll.«Inédits & Introuvables», , 704p. (ISBN978-2-35458-036-0), p.44.
↑Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:06 TU à partir des 546 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/01/1971 au 01/06/2024.
↑Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50% de la population de l'agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Saint-Lô comprend une ville-centre et trois communes de banlieue.
↑La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
↑Une famille de la conquête qui portait le nom de la commune a longtemps existé en Angleterre, et au milieu du XIXesiècle n'était pas éteinte en France.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1erjanvier2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2025, date de référence statistique: 1erjanvier2023.
12Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, «Les types de climats en France, une construction spatiale», Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no501, (DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑Vincent Dubreuil, «Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen», La Météorologie, no116, (DOI10.37053/lameteorologie-2022-0012).
↑Marie Fauroux, Recueil des actes des ducs de Normandie (911-1066), Mémoire de la Société des Antiquaires de Normandie XXXVI, Caen, 1961, p.406, § 214.
123François de Beaurepaire, Les Noms de communes et anciennes paroisses de la Manche, Picard, Paris, 1986, p.65.
↑Léopold Delisle, Recueil de jugements de l'Échiquier de Normandie au XIIIesiècle, Paris, 1864, p. 62, § 242.
↑Pouillé du Diocèse de Coutances, 1332, in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 353B, 353C
↑Compte du Diocèse de Coutances, pour l'année 1351 ou 1352, in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 369B
↑Jean Bigot sieur de Sommesnil, État des paroisses des élections de Normandie, 1612/1636 [BN, ms. fr. 4620]
↑Roles par généralités et élections des paroisses de France et de leur imposition aux tailles, 1677 [BN, cinq cents Colbert, ms. 261 f° 229 à 275].
↑Dénombrement des généralités de 1713 [BN, ms. fr. 11385, f° 1 à 132].
↑V. Lavasseur, Atlas National Illustré des 86 départements et des possessions de la France, A. Combette éditeur, Paris, 1854.
↑Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903
↑Un toponyme normand de formation identique est Aigneaux dans le Calvados, nom de plusieurs localités dont la plus importante est un hameau situé au Désert.
↑Dominique Cliquet D., François Fichet de Clairfontaine et Cyril Marcigny (dir.), 2000 – 5000 ans d'histoire aux portes de Saint-Lô, Archéologie préventive et aménagement du territoire, catalogue de l'exposition de Saint-Lô (Manche), Archives départementales de la Manche, Conseil général de la Manche, Saint-Lô, 64 p.
↑Cyril Marcigny et Antoine Verney, 2005 – «La nécropole d'Agneaux et ses dépôts (Manche)», in. La Normandie à l'aube de l'histoire, les découvertes archéologiques de l'âge du Bronze 2300-800 av. J.-C., Cyril Marcigny et al. (dir.), Somogy éditions d'art, Paris, 2005, p.118-119.
↑Vincent Carpentier, Emmanuel Ghesquière et Cyril Marcigny, 2003 – «L'établissement rural du Haut Moyen Âge d'Agneaux «Bellevue» (Manche)», Revue archéologique de l'Ouest, no20, p.171-190.
↑Charles de Gerville, Études géographiques et historiques sur le Département de la Manche, Les Éditions de la Tour Gile (réimpr.1990) (1reéd. 1854), 284p. (ISBN2-87802-057-X), p.78.
↑Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen Âge en France, Strasbourg, Éditions Publitotal, , 28eéd. (1reéd. 1979), 1304p. (ISBN2-86535-070-3, OCLC1078727877), p.1055 (cf. Saint-Lô, Agneaux).