| Yvetot | |||||
La mairie. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Normandie | ||||
| Département | Seine-Maritime | ||||
| Arrondissement | Rouen | ||||
| Intercommunalité | CC Yvetot Normandie (siège) |
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| Maire Mandat |
Dominique Taladun Chauvel 2026-2032 |
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| Code postal | 76190 | ||||
| Code commune | 76758 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Yvetotais | ||||
| Population municipale |
11 438 hab. (2023 |
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| Densité | 1 531 hab./km2 | ||||
| Population unité urbaine |
15 154 hab. (2023) | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 37′ 04″ nord, 0° 45′ 15″ est | ||||
| Altitude | Min. 83 m Max. 157 m |
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| Superficie | 7,47 km2 | ||||
| Type | Centre urbain intermédiaire | ||||
| Unité urbaine | Yvetot (ville-centre) |
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| Aire d'attraction | Yvetot (commune-centre) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Yvetot (bureau centralisateur) |
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| Législatives | 10e circonscription de la Seine-Maritime | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime
Géolocalisation sur la carte : Normandie
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| Liens | |||||
| Site web | https://www.yvetot.fr/ | ||||
| modifier |
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Yvetot (/iv.to/) est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.
Yvetot est une ville normande, capitale du pays de Caux, située à 32 km au nord-ouest de Rouen, 46 km du Havre, 28 km du littoral de la Côte d'Albâtre à Saint-Valery-en-Caux.
Elle fait partie du Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande.
Les communes limitrophes sont Auzebosc, Baons-le-Comte, Écalles-Alix, Saint-Clair-sur-les-Monts, Sainte-Marie-des-Champs, Touffreville-la-Corbeline et Valliquerville.
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau,.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 952 mm, avec 13,8 jours de précipitations en janvier et 8,9 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Ectot-lès-Baons à 5 km à vol d'oiseau, est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 905,5 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 40,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,9 °C, atteinte le .
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de chaleur date du record |
15,1 1.1.2022 |
18,9 25.2.2026 |
23,7 30.3.2021 |
27 19.4.2018 |
31,6 26.5.2026 |
37,5 25.6.2026 |
40,3 25.7.2019 |
35,8 13.8.2026 |
33 9.9.2023 |
27,6 1.10.2011 |
19,9 7.11.2015 |
16 31.12.2022 |
40,3 2019 |
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| Maximale moyenne | 6,9 | 7,6 | 10,4 | 14,7 | 17,2 | 20,3 | 23 | 22,3 | 19,8 | 15,5 | 10,7 | 7,7 | 14,7 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 4,5 | 4,8 | 6,9 | 9,9 | 12,6 | 15,6 | 17,7 | 17,3 | 15,2 | 12,1 | 8 | 5,1 | 10,8 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | 2 | 2 | 3,4 | 5,2 | 8 | 10,9 | 12,4 | 12,2 | 10,5 | 8,7 | 5,3 | 2,6 | 6,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de froid date du record |
−11,6 5.1.2010 |
−15,9 11.2.2012 |
−6,8 13.3.2013 |
−3,9 6.4.2021 |
−1,6 2.5.2021 |
2,3 1.6.2006 |
4 31.7.2015 |
5 31.8.2010 |
1,1 30.9.2018 |
−2,1 21.10.2010 |
−5,2 29.11.2010 |
−14 29.12.2005 |
−15,9 2012 |
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| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 81,7 | 77,5 | 66,7 | 45,2 | 63,5 | 55,3 | 58,4 | 83,3 | 66,3 | 97,3 | 93,8 | 116,5 | 905,5 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 1 mm (jours) | 14,5 | 13 | 11,5 | 8,1 | 9,3 | 9,2 | 8,9 | 11,1 | 9,4 | 12,8 | 14,7 | 15,1 | 137,6 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 5 mm (jours) | 6,3 | 5,8 | 5,3 | 3,1 | 4,5 | 3,9 | 3,7 | 5,4 | 4,6 | 7,1 | 6 | 8,5 | 64,1 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 10 mm (jours) | 2,3 | 2 | 1,5 | 1,3 | 1,7 | 1,4 | 1,6 | 2,6 | 2,6 | 3,4 | 2,8 | 4,1 | 27,3 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
28 8.1.2026 |
27,6 9.2.2009 |
29,4 10.3.2008 |
32,8 30.4.2018 |
38,3 28.5.2018 |
36,6 4.6.2022 |
37,3 3.7.2021 |
40 3.8.2008 |
40,9 14.9.2022 |
39,9 13.10.2013 |
45,5 13.11.2010 |
36,6 8.12.2006 |
45,5 2010 |
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Le sud de la ville d’Yvetot est principalement composé de quartiers populaires tels que Rétimare et Fief de Caux ainsi qu'une zone commerciale. Alors que plus au nord se trouvent des quartiers plus résidentiels comme le Fay et le Vallon Fleuri.
Au , Yvetot est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle appartient à l'unité urbaine d'Yvetot, une agglomération intra-départementale regroupant quatre communes, dont elle est ville-centre,,. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Yvetot, dont elle est la commune-centre,. Cette aire, qui regroupe 15 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (65,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (53 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (62,9 %), terres arables (16,8 %), prairies (8,7 %), zones agricoles hétérogènes (4,7 %), forêts (4,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,8 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

En 2019, le nombre total de logements dans la commune était de 6 407, alors qu'il était de 6 068 en 2014 et de 5 666 en 2009.
Parmi ces logements, 90,6 % étaient des résidences principales, 0,9 % des résidences secondaires et 8,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 50,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 49,2 % des appartements.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Yvetot en 2019 en comparaison avec celle de la Seine-Maritime et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (0,9 %) inférieure à celle du département (4 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 38,8 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (36,6 % en 2014), contre 53 % pour la Seine-Maritime et 57,5 pour la France entière.
| Typologie | Yvetot | Seine-Maritime | France entière |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 90,6 | 87,8 | 82,1 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 0,9 | 4 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 8,5 | 8,2 | 8,2 |
Le bailleur social historique de la ville est la SA HLM d’Yvetot, créée en 1922 et devenue Logeal, dont le patrimoine s'étend désormais sur les départements de la Seine-Maritime et de l’Eure.
Yvetot est desservie par l'ancienne route nationale 15 (actuelle RD 6015) reliant Rouen au Havre en passant par le pays de Caux. Elle est également proche de l'ancienne route nationale 29 (actuelle RD 929), qui la relie à Amiens, et de l'autoroute A150 (tronçon nord), raccordée à l'autoroute A29.
La gare d'Yvetot est desservie par les trains Nomad Paris St Lazare-Rouen-Le Havre ainsi que des TER Normandie (Rouen - Le Havre et Yvetot - Elbeuf).
Des correspondances par car pour Saint-Valery-en-Caux (ligne régionale NOMAD Car 525) sont assurées avec les trains Paris-Le Havre. La gare, le centre-ville et les établissements scolaires (collèges et lycées) sont également desservis par les lignes 503 et 510 du réseau NOMAD Car respectivement à destination de Caudebec-en-Caux et Fécamp.
Des cars depuis et vers Doudeville, Alvimare et Fauville-en-Caux sont également mis en place les jours de marché sous le numéro 540 du réseau NOMAD Car.
La ville est également desservie par son réseau de transport « Vikibus », composé de 3 lignes passant la gares. Le réseau circule tous les jours sauf le dimanche. Une quatrième ligne, gratuite, est également mise en place les jours de marché les mercredi et samedi matin.
Le nom de la localité est attesté sous les formes Ivetoht en 1025-1026, Ivetot en 1046-1048.
Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -tot, issu de l'appellatif toponymique d'origine viking, en vieux norrois, topt, toft, signifiant « emplacement, endroit constructible, ferme », dont on compte environ 350 exemples en Normandie.
Le premier élément est le nom de personne Ivo, anthroponyme d'origine franque et qui a donné les prénoms Yves (cas sujet) et Yvon
(cas régime) en français. Le nom de personne n'indique pas l'origine ethnique du propriétaire qui peut très bien être d'origine norroise ou anglo-scandinave. En effet, les colons ont souvent adopté, surtout au moment de leur baptême, des anthroponymes germaniques ou autres (cf. Hrólfr / Rollon, baptisé « Robert », ou encore Bernard le Danois, Stigand de Mézidon dit « Odon », et Turstin Haldup dit « Richard »).
François de Beaurepaire estime qu'un seul et même personnage pourrait se retrouver dans Ismesnil (Yvemesnil XIIe siècle), hameau situé à 5 km sur la commune voisine d'Allouville-Bellefosse et Yvecrique « l'église d'Yves » à 10 km de là.
Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom d'Yvetot-la-Montagne.
Les origines d'Yvetot, et plus particulièrement du royaume d'Yvetot, restent obscures et de nombreuses hypothèses ont été avancées. Une chose est certaine, aux XIVe et XVe siècles, des actes officiels mentionnent effectivement la qualification de « roi d'Yvetot ». Le nom d'Yvetot est cité pour la première fois dans une charte de donation du duc de Normandie Richard II, en 1021, aux religieux de l'abbaye de Saint-Wandrille. Plusieurs familles (dont la famille d'Yvetot jusqu'en 1401) tinrent la seigneurie d'Yvetot, avec le titre de roi (ou de prince, notamment à partir de Martin du Bellay, vers 1551). On en connaît les généalogies.
Ces seigneurs portent souvent le titre de roi, bénéficiant de tous les privilèges de souveraineté jusqu'en 1551. Ce titre de noblesse est attesté en 1024. Détaché de tout hommage, au moins depuis 1203, ce territoire reste une principauté jusqu'en 1789. Cette principauté dépassait les limites actuelles de la commune d'Yvetot puisqu'il comprenait aussi les anciennes paroisses de Saint-Clair-sur-les-Monts et Sainte-Marie-des-Champs.
En , par ses lettres patentes, le roi Louis XI (1423-1483) confirme les droits de la seigneurie d'Yvetot.
La ville d'Yvetot a été incendiée alors qu'elle était sous domination anglaise en 1418 lors de la Guerre de Cent Ans, puis lors des guerres de Religion en 1592. Redevenue un centre commercial prospère sous Louis XIV avec cinq halles pour les grains, les cordonniers, bouchers, filassiers, merciers et drapiers. Un incendie le détruisit tout le centre-ville. La ville ne fut reconstruite qu'en 1698 et l'église Saint-Pierre en 1771.

La prospérité de la ville est liée à un commerce fort développé dès le XVIIe siècle, grâce à son statut de paradis fiscal, et à des filatures de coton en pleine expansion après 1794, avec l'arrivée des machines à vapeur, la ville n'étant traversée d'aucun cours d'eau. Comme dans tout le pays de Caux se pratique, la sculpture et la taille de l'ivoire et de l'os.
Le , la ville est le lieu d'une émeute due à la cherté des blés. Pendant l'été 1789 la bourgeoisie de la ville s'arme, marquant les tensions dans la ville avec les manants, d'autant que les problèmes d'approvisionnement demeurent. Yvetot devient chef-lieu de district de 1790 à 1795, en lieu et place de Caudebec réputée favorable à la Vendée. Jacobine au début de la révolution, Yvetot ajoute à son nom celui du parti de Robespierre, La Montagne en 1793 (Yvetot-la-Montagne). Fêtes civiques s'y déroulent, luttes contre les accapareurs, Comité de Salut Public.
Napoléon Ier vient deux fois à Yvetot, en 1802 et 1810.

En 1847 est mise en service la gare d'Yvetot, sur la ligne de Paris-Saint-Lazare au Havre, facilitant le déplacement des personnes et le transport des marchandises, favorisant ainsi le développement économique de la ville.
Au XIXe siècle, la ville et son arrondissement développent une production de tissus, essentiellement du coton, de la soie et de la laine à travers des. L'activité cotonnière disparaît presque complètement après 1870, à laquelle se substitue aux XIXe et XXe siècles, une forte activité dans le domaine de l'imprimerie.

Durant la guerre franco-allemande de 1870, Yvetot sert de base arrière pour les Prussiens, qui s'ils ont pris Rouen, ne parviennent pas à prendre Le Havre.
Le guide Joanne de 1885 décrit Yvetot comme un chef-lieu d'arrondissement de 8 397 habitants situé dans une plaine fertile mais dépourvu de cours d'eau. L'église du XVIIIe siècle renferme un autel en marbre, des boiseries en chêne et une chaire de 1786.
Le , la ville reçoit le président Carnot.
Pendant la Première Guerre mondiale, Yvetot est la base arrière du front britannique sur la Somme avec un hôpital militaire anglais.

L'imprimerie apparaît à Yvetot autour de 1762, le premier typographe y est autorisé en 1789. Le journal L'Abeille cauchoise ou L'Abeille cauchoise, journal d'Yvetot et d'annonces judiciaires est fondé en 1804. Ce journal très populaire est imprimé au 122, rue du Calvaire, puis rues Haëmers et Lormier. L'Imprimerie de l'Abeille cauchoise édite aussi le pays de Caux et l'Almanach du Roy d'Yvetot. L'Abeille cauchoise disparaît en 1944. Imprimés par les imprimeurs Bretteville Frères à Yvetot, les journaux hebdomadaires L'Avenir de Duclair, Journal républicain, Le Flot, Le Réveil d'Yvetot sont fondés vers 1885.

Le , le 25e Panzer-Regiment commandé par Rommel entre dans Yvetot, désertée par ses habitants. La ville est alors incendiée en particulier tout le centre-ville et l'église Saint-Pierre. L’occupation commence, elle dure 50 mois dans des conditions inconfortables, avec des centaines de maisons calcinées, plus de 1 000 sinistrés et 2 hectares de terrain anéantis. La gare et sa ligne de chemin de fer sont bombardées en 1942 et en 1944. En , des commandos parachutistes anglais y sont largués avec succès. Yvetot est libérée le , par les troupes anglo-canadiennes.

Pratiquement rasée en 1940 au début de la Seconde Guerre mondiale par les Allemands, la ville est reconstruite dans un style classique à partir de 1945. La ville reprend de l'ampleur économique et devient un grand centre d'imprimerie, pour les journaux Témoignage chrétien, ou en encore les éditions du Fleuve Noir qui y imprime les romans de Frédéric Dard, San-Antonio grâce entre autres à l'Imprimerie commerciale, également imprimeur du fameux J'irai cracher sur vos tombes de Boris Vian en 1946 pour les éditions Scorpion. Sous l'impulsion d'André Bettencourt, les journaux Le Petit Cauchois et Le Réveil d'Yvetot fusionnent en 1948 et deviennent Le Courrier cauchois, publié par la Société cauchoise de presse et de publicité sise à Yvetot.
En 1958, Yvetot est décrite comme un centre d'imprimerie d'intérêt régional selon La Revue de Rouen, en effet les destructions sévères du Havre et de Rouen ont entraîné une relocalisation vers les imprimeries d'Yvetot, restées indemne. La ville compte cinq imprimeries. En 1967, l'Imprimerie commerciale devient l'Imprimerie nouvelle. Elle fusionne avec l’imprimerie Édition Témoignage chrétien, et devient ETC Inn installée à Sainte-Marie-des-Champs jusqu’à sa fermeture en 2018. Les bâtiments de l'Imprimerie nouvelle sont détruits en .
Crée en 1912, une marque de layette Ozona, développe des layettes pour bébé à partir de 1950 avec près de 800 ouvrières. Dernier établissement de tisserands, les Établissements Laporte ferme en 2014. La ville comptait également deux minoteries. La marque de margarine Astra crée en 1912 à Yvetot déménage dans la banlieue parisienne en 1933. La laiterie est fermée en 1972.
Jusqu'en 1926, Yvetot a été chef-lieu de l'ancien arrondissement d'Yvetot, supprimé à cette occasion et jamais reconstitué. Elle était donc siège d'une sous-préfecture.
La ville d'Yvetot est le chef-lieu du canton.
La commune après avoir été le chef-lieu de l'arrondissement d'Yvetot de 1801 à 1926, fait désormais partie de l'arrondissement de Rouen du département de la Seine-Maritime.
Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton d'Yvetot. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Pour les élections départementales, la commune est depuis 2014 le bureau centralisateur d'un nouveau canton d'Yvetot
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la dixième circonscription de la Seine-Maritime.
Yvetot est le siège de la communauté de communes Yvetot Normandie, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2001 sous le nom de communauté de communes de la Région d'Yvetot et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Résultats des deuxièmes tours :
Résultats des deuxièmes tours :
Résultats des deux meilleurs scores :
En 2011, la commune d'Yvetot a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ ».
Ainsi, la Ville est jumelée depuis 1967 avec Hemmingen en Allemagne, depuis 1975 avec Lanark en Écosse, et elle a souhaité s'ouvrir sur les pays de l'Est en signant officiellement une charte de jumelage avec Kyjov, ville de Moravie en République tchèque le Ce jumelage tripartite a tissé des liens très forts entre les populations et les différentes générations de ces trois villes. Des échanges sont régulièrement organisés entre les établissements scolaires, les sapeurs pompiers, les employés de la Poste, les clubs sportifs, les écoles de musique[réf. nécessaire]…
En 2007, un protocole de coopération décentralisée entre le département de Seine-Maritime, la Ville d'Yvetot, la province de Bam (Burkina) et la ville de Bourzanga (Burkina Faso) a été signé[réf. nécessaire].
Un futur jumelage est enfin prévu avec la ville polonaise de Murowana Goślina. Une délégation des habitants et élus de cette ville a été récemment reçue[Quand ?] par la municipalité et le comité des échanges[réf. nécessaire].
| Écoles maternelles | Écoles primaires | Collèges | Lycées |
|---|---|---|---|
|
Écoles maternelles publiques :
École maternelle privée :
|
Écoles primaires publiques :
École primaire privée :
|
Établissement public :
Établissement privé :
|
Établissement public :
Établissement public agricole :
Établissement privé :
|
L'école Saint-Michel est la plus vieille école maternelle et primaire (319 ans). Elle a été ouverte le [réf. nécessaire]. Elle était auparavant une école mixte et un pensionnat pour filles. La ville dispose également d'une école maternelle et primaire publique, d'un collège public, d'un collège privé, d'un lycée polyvalent public, d'un lycée privé et d'un lycée agricole.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans,.
En 2023, la commune comptait 11 438 habitants, en évolution de −3,55 % par rapport à 2017 (Seine-Maritime : +0,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Yvetot abrite de nombreux clubs sportifs, parfois de haut niveau, comme ceux de handball et de hockey sur gazon. On y trouve également le football avec l’Yvetot AC qui évolue en championnat de Régional 1 (6e échelon français) , le basket, le rugby, la gymnastique, l'athlétisme, le VTT, le tennis, la pétanque, le judo, le karaté, le full contact, le tennis de table et l'escrime et d'autres. La MJC Yvetot propose des animations sportives également.
L'équipe féminine d'Yvetot de hockey sur gazon entraînée par Hubert Verrier est montée en élite en 2009, soit la première division française.

La MJC Yvetot est une association laïque régie par la loi de 1901 et agréée Jeunesse et Éducation populaire. Elle fut fondée en 1962 par l'équipe municipale de Pierre Bobée et une quarantaine de jeunes.
Elle repose sur l’apprentissage de la citoyenneté des jeunes en favorisant leur accès à la responsabilité. La MJC est affiliée à la fédération régionale MJC de Normandie, elle-même membre de la fédération nationale MJC de France.
La démocratie se vivant au quotidien, la MJC a pour mission d’animer des lieux d’expérimentation et d’innovation sociale répondant aux attentes des habitants. Ses actions et services encouragent l’initiative, la prise de responsabilité et une pratique citoyenne.


Le Séminaire d'Yvetot, institution ecclésiastique scolaire, fondée en 1826, a eu comme élèves l'écrivain Guy de Maupassant (de 1863 à 1868), l'évêque de Soissons, Jean-Baptiste Théodore Duval, l'évêque d'Arras, Eugène Julien, Louis Deschamps, Edward Montier, Raymond Mensire et Léonard-Auguste Beaucousin fut fermé en 1908. Deux écoles privées catholiques existent toujours l'école Saint-Michel fondée en 1707, pour les filles (et où fut scolarisée Annie Ernaux) et le lycée Jean-XXIII.

À l'entrée « Yvetot » du Dictionnaire des idées reçues de Gustave Flaubert, on trouve l'article suivant : « YVETOT : Voir Yvetot et mourir ! (v. Naples et Séville) ».
De nombreux ouvrages de l'auteure Annie Ernaux ont pour cadre la ville d'Yvetot, parmi eux : La Place, Les Années, Retour à Yvetot
Citée dans une chanson de Béranger : le Roi d'Yvetot.

| Blason | De gueules à deux gerbes de blé en chef et deux navettes passées en sautoir en pointe, le tout d'or. |
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|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |