| Troarn | |
La place Paul Quellec. | |
Blason |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Calvados |
| Arrondissement | Caen |
| Intercommunalité | Caen la Mer |
| Maire Mandat |
Didier Lefort 2026-2032 |
| Code postal | 14670 |
| Code commune | 14712 |
| Démographie | |
| Gentilé | Troarnais |
| Population municipale |
3 439 hab. (2023) |
| Densité | 298 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 10′ 56″ nord, 0° 11′ 00″ ouest |
| Altitude | Min. 2 m Max. 61 m |
| Superficie | 11,53 km2 |
| Type | Bourg rural |
| Unité urbaine | Troarn (ville-centre) |
| Aire d'attraction | Caen (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Troarn |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.ville-troarn.fr |
| modifier |
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Troarn est une commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie. Elle est peuplée de 3 439 habitants.
Elle est devenue entre le et le une commune déléguée au sein de l'éphémère commune nouvelle de Saline.
Par jugement du , le tribunal administratif de Caen a annulé l'arrêté préfectoral du portant création de la commune de Saline avec effet au .
La commune est située aux confins de la plaine de Caen et du pays d'Auge, dans la partie nord-occidentale des marais de la Dives. Troarn s'est développé au sommet de la colline qui surplombe l'ancienne abbaye construite à mi-hauteur au-dessus des marais tandis que l'ancienne commune de Bures-sur-Dives s'étend au nord de cette colline.
Les communes limitrophes sont Banneville-la-Campagne, Basseneville, Bavent, Janville, Saint-Pair, Saint-Pierre-du-Jonquet, Saint-Samson, Sannerville et Touffréville.
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Dives, la Tranchée, la Muance, la Vieille Muance, le canal Oursin, la Divette, le Saint-Laurent, le fossé 01 du Quartier Koenig et divers autres petits cours d'eau,.
La Dives, d'une longueur de 105 km, prend sa source dans la commune de Gouffern en Auge et se jette dans la baie de Seine en limite de Cabourg et de Dives-sur-Mer, après avoir traversé 34 communes.
La Muance, d'une longueur de 19 km, prend sa source dans la commune de Saint-Sylvain et se jette dans la Dives sur la commune, après avoir traversé sept communes.
Le canal Oursin, un canal, chenal et un cours d'eau naturel non navigable d'une longueur de 17 km, prend sa source dans la commune d'Émiéville et se jette dans le Grand Canal à Brucourt, après avoir traversé sept communes.
La Divette, d'une longueur de 15 km, prend sa source dans la commune de Touffréville et se jette dans la Dives à Cabourg, après avoir traversé six communes.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 667 mm, avec 11,3 jours de précipitations en janvier et 7,5 jours en juillet.
Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Sallenelles à 10 km à vol d'oiseau, est de 11,8 °C, l'amplitude thermique annuelle est de 12,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 735,8 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 41 °C, atteinte le ; la température minimale est de −11,2 °C, atteinte le .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Au , Troarn est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle appartient à l'unité urbaine de Troarn, une agglomération intra-départementale dont elle est ville-centre,. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Caen, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 296 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants,.
Le bourg de Troarn est traversé par la route reliant Caen à Rouen et fut longtemps un bourg d'étape. D'abord route nationale 815, à la suite de la réforme de 1972, elle a été renumérotée RN 175 puis déclassée en départementale D 675 en 2006. Ce tronçon est dédoublé par l'autoroute A13 dont la sortie no 30 au km 216 dessert Troarn et Sannerville.
De 1881 à 1952, la commune est desservie par la ligne de Caen à Dozulé - Putot.
Le lieu est attesté sous les formes Troardum vers 1025, Truardum en 1059, Trowardum vers 1150, Trouarn en 1793, Troarn en 1801.
Nom, sans doute, de type germanique, mais d'étymologie obscure et dont la finale -n s'explique mal.
Le journal Le Haro paraît à Troarn en 1892.
De 1881 à 1952, la commune possède une gare, desservie par la ligne de Caen à Dozulé - Putot.
Dans le cadre du plan Raymond Marcellin visant à réduire le nombre de communes, la commune de Bures-sur-Dives (Bures avant le ), s'associe à Troarn le .
Le , Troarn intègre avec Sannerville la commune de Saline créée sous le régime juridique des communes nouvelles instauré par la loi no 2010-1563 du de réforme des collectivités territoriales. Les communes de Troarn et Sannerville deviennent des communes déléguées et Troarn est le chef-lieu de la commune nouvelle. La création de cette commune nouvelle met conséquemment fin au statut de commune déléguée de Bures-sur-Dives, qui fusionne définitivement au territoire de Troarn.
À cette même date, la commune de Saline est intégrée à la communauté urbaine Caen la Mer.
Le la nouvelle commune de Saline est séparée, les anciennes communes de Troarn et Sannerville retrouvent leurs noms initiaux,,.
Le conseil municipal était composé de vingt-sept membres, dont le maire et sept adjoints. L'un des conseillers était maire délégué de la commune associée de Bures-sur-Dives. Ces conseillers intègrent au complet le conseil municipal de Saline le jusqu'en 2020 et Christophe Lemarchand devient maire délégué.
Troarn était membre de la communauté de communes Entre bois et marais créée le , dont Dominique Lefrancois (1954-2014), ancien maire de Troarn, fut présidente.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007.
En 2023, la commune comptait 3 439 habitants, en évolution de −2,02 % par rapport à 2017 (Calvados : +2,22 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

L'Association pour la sauvegarde du patrimoine communal a entrepris de recenser l'ensemble de ces lieux et monuments sur le territoire de la commune.
Les armes de la commune de Troarn se blasonnent ainsi : D'azur à trois fleurs de lis d'or, à la bordure cousue de gueules chargée de huit besants d'argent. |
Ces armes étaient celles des abbés de Troarn jusqu'à la Révolution. Elles leur venaient des comtes puis ducs d'Alençon qui les utilisaient depuis le XIVe siècle et appartenaient à une branche cadette de la dynastie capétienne. Les armes des branches cadettes reprenaient, généralement, celles de la branche aînée, c'est-à-dire des rois de France, d'azur aux trois fleurs de lys d'or en les complétant d'une brisure comme ici la bordure.
Les liens unissant l'abbaye aux comtes remontaient aux temps de sa fondation : Mabile de Bellême, épouse de Roger II de Montgommery, était la fille de Guillaume II Talvas, seigneur de Bellême et d'Alençon.
Actuellement, ces armes sont accolées sur une crosse et surmontées d'une couronne de baron, reprenant leurs origines ecclésiastiques et féodales.