| Luc-sur-Mer | |
Luc-sur-Mer vue de la jetée. | |
Blason |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Calvados |
| Arrondissement | Caen |
| Intercommunalité | Communauté de communes Cœur de Nacre |
| Maire Mandat |
Philippe Chanu 2026-2032 |
| Code postal | 14530 |
| Code commune | 14384 |
| Démographie | |
| Gentilé | Lutins |
| Population municipale |
3 275 hab. (2023 |
| Densité | 900 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 18′ 53″ nord, 0° 21′ 20″ ouest |
| Altitude | Min. 4 m Max. 33 m |
| Superficie | 3,64 km2 |
| Type | Petite ville |
| Unité urbaine | Luc-sur-Mer (ville-centre) |
| Aire d'attraction | Caen (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Courseulles-sur-Mer |
| Législatives | Cinquième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.luc-sur-mer.fr |
| modifier |
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Luc-sur-Mer est une commune française située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 3 275 habitants.
La commune de Luc-sur-Mer se situe au sud de la baie de Seine, au cœur de la Côte de Nacre, aux confins nord du Bessin et de la plaine de Caen, au nord du Calvados. Son bourg est à 2,5 km au nord-est de Douvres-la-Délivrande, à 9 km au nord-ouest d'Ouistreham et à 15 km au nord de Caen. Le territoire communal est au croisement de trois unités paysagères : un espace littoral et balnéaire, un espace rural et un espace périurbain.
Le point culminant (33 m) se situe en limite sud, près du lieu-dit le Bout Varin. Bien que la commune soit littorale, l'IGN considère que le point le plus bas est à 4 m correspondant à la hauteur de digue.

Les communes limitrophes sont Cresserons, Douvres-la-Délivrande, Langrune-sur-Mer et Lion-sur-Mer.
La biodiversité marine a été suivie sur ce secteur par de nombreux universitaires depuis plusieurs décennies. Elle était élevée, mais est en déclin. Les bioindicateurs d'eutrophisation et de dégradation de la qualité des habitats se font plus nombreux.
À l'est de Luc-sur-Mer, la coupure naturelle de Lion/Luc est intégrée au réseau des espaces naturels sensibles du département du Calvados.
Dans le même secteur, les falaises à confessionnaux relèvent d'une formation géologique fossilifère unique dans le nord de la France, les calcaires du Bathonien supérieur (Jurassique moyen; environ 166 millions d'années); site classé en 1976, les falaises sont toutefois très dégradées aujourd'hui, du fait des aménagements urbains.
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Capricieuse,.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 671 mm, avec 11,6 jours de précipitations en janvier et 7,1 jours en juillet.
Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bernières-sur-Mer à 5 km à vol d'oiseau, est de 11,7 °C, l'amplitude thermique annuelle est de 11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 695,0 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8 °C, atteinte le .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Au , Luc-sur-Mer est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle appartient à l'unité urbaine de Luc-sur-Mer, une agglomération intra-départementale dont elle est ville-centre,. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Caen, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 296 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants,.
La commune, bordée par la baie de Seine, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral. Des dispositions spécifiques d'urbanisme s'y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l'équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d'urbanisme le prévoit.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (56,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (61,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (50,5 %), zones urbanisées (41,5 %), prairies (5,9 %), zones humides côtières (2,1 %). L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Le nom de la localité est attesté sous les formes Lu en 1077 (charte de Saint-Étienne), Luques en 1675 (carte de Petite).
Ce toponyme serait issu de l'ancien français *luc, « bois », attesté sous la forme luz, terme issu du latin lucus, « bois sacré » (bois abritant un sanctuaire à ciel ouvert).
Le déterminent complémentaire « sur-Mer » précise la situation géographique de la commune sur la Côte de Nacre.
Le gentilé est Lutin.

Luc-sur-Mer a connu une occupation humaine dès le Néolithique, ainsi qu'en atteste le mobilier trouvé dans les deux premières décennies du XXe siècle par Edmond Hue, ancien maire de la commune et fondateur de la Société Préhistorique Française, dans le cadre de ses recherches le long du vallon du ruisseau du Luc : couteaux, lames, grattoirs, percuteurs et pierres de jet. De petite taille et très retouchés, ces outils préhistoriques témoignent, selon leur inventeur, de la rareté de la matière première (silex) sur le bord de mer. Il est vraisemblable que Luc fut un centre important d'occupation à l'époque romaine et Edmond Hue a mis au jour en 1905 un four à briques sur une coupe de la falaise à l'est de la Brèche du Corps de Garde.
Une nécropole mérovingienne a été découverte en , rue du Parc, comportant plusieurs sarcophages de pierre
Aux XVIIIe et XIXe siècles, Luc est une commune habitée par des cultivateurs et par des marins-pêcheurs et leurs matelots, ainsi qu'en témoigne la Monographie communale rédigée par l'instituteur de Luc-sur-Mer dans la dernière décennie du XIXe siècle. Réputée pour la fertilité de ses sols légèrement siliceux, que les engrais maritimes récoltés sur le rivage viennent enrichir, la commune pratique la culture maraichère et compte 252 exploitations agricoles à la fin du XIXe siècle. Les propriétés, très morcelées, sont de petite taille, atteignant à peine 10 ha pour les plus importantes. Au milieu du XIXe siècle, l'activité de la pêche bat son plein, avec près de 200 marins se livrant à la pêche au maquereau et au hareng. Les opérations de saurissage et de salaison qui en découlent occupent plus de 300 personnes. À cette période d'apogée, Luc compte 11 bateaux d'environ 400 tonneaux qui emploient 350 hommes d'équipage pour le trafic avec le port du Havre, principal débouché de la pêche lutine.
Le fut créée à Luc une manufacture de dentelles, placée sous la direction de deux institutrices, que devaient fréquenter toutes les filles de la commune pour y apprendre à lire, à écrire et à filer de la dentelle. En 1836, la commune compte 511 dentellières et fileuses. Au recensement de 1901, les dentellières et fileuses ont disparu.
Durant le XIXe siècle, Luc a participé à la défense côtière du Calvados. S'y trouvait en effet une redoute, dénommée le Fort de la Vigie, qui sera détruite en 1884. Cette redoute repoussa les assauts des Anglais de 1807 à 1815 mais fut impuissante face aux Prussiens qui réussirent à débarquer le et ne reprirent la mer qu'en .
Bien que située sur un terrain plat bien aéré, la commune sera ravagée par deux fois par le choléra, en 1832 et en 1849.
En 1839, Luc-sur-Mer cède le hameau de la Délivrande à la commune de Douvres (qui prendra en 1961 le nom de Douvres-la-Délivrande),.
Le village, à dominante agricole, se développe dans les terres à l'écart du littoral (actuel vieux Luc), à l'exception du hameau du Petit Enfer. À partir des années 1840, la mode des bains de mer se développe, ce qui fait de Luc la doyenne des stations balnéaires de la Côte de Nacre. Toutefois, Luc était fréquenté par l'aristocratie parisienne, les artistes et les familles anglaises dès 1820, qui le préférait à Dieppe, réservée aux bourgeois. Ce serait à George Brummel que Luc doit son premier établissement de bains chauds et de varech frais, fondé en 1859, en annexe au premier casino. La station balnéaire avait alors pour slogan :
« Le frais varech de Luc, tel un bain de jouvence, Rajeunit le vieillard et fortifie l'enfance. »
À partir de 1875, Luc est connecté au réseau de chemin de fer par la ligne de Caen à la mer, qui part de la gare Saint-Martin au centre de Caen. Cette ligne est fermée au sortir de la Seconde Guerre mondiale.
Le matin du , un douanier découvre sur les rivages de la côte de Nacre, à l'endroit dit la « Brèche du Moulin », une baleine (rorqual commun) de quarante tonnes et longue de dix-neuf mètres, qui s'était échouée pendant la nuit, sans doute victime d'une collision avec un navire. Dépecée et transportée à Caen, étudiée par le professeur Yves Delage, son squelette ne reviendra qu'en 1937 à la commune, qui le place sous un abri construit dans le parc municipal.
En , la plage de Luc fait partie de Sword Beach, mais les récifs côtiers gênant le débarquement, l'essentiel des troupes affectées à Sword débarquera vers la Brèche d'Hermanville. En 1945, avec l'arrivée massive de Caennais sinistrés, la commune voit sa population doubler.

Le conseil municipal de Luc-sur-Mer est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire. Le nombre d'habitants au recensement de 2023 étant compris entre 2 500 et 3 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 23 et 4 au conseil communautaire.
Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2026. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Philippe Chanu (70,91 %), maire sortant, et Brigitte Watrin (29,09 %). 20 sièges de conseillers municipaux sont attribués dès le premier tour à la liste de Philippe Chanu et trois à celle de Brigitte Watrin. Quatre sièges au conseil communautaire sont alloués à la liste gagnante. Philippe Chanu est réélu maire pour un troisième mandat le , lors de la séance d'installation du conseil municipal,.
Le conseil municipal est composé de vingt-trois membres dont le maire et six adjoints.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006.
En 2023, la commune comptait 3 275 habitants, en évolution de +2,92 % par rapport à 2017 (Calvados : +2,22 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Luc-sur-Mer est le pôle secondaire de l'unité urbaine de Douvres-la-Délivrande - Luc-sur-Mer, formée par les communes de Bernières-sur-Mer, Douvres-la-Délivrande, Langrune-sur-Mer, Luc-sur-Mer et Saint-Aubin-sur-Mer.
Depuis , Luc-sur-Mer est dénommée « station balnéaire classée de tourisme ».
La commune est une ville fleurie (trois fleurs) au concours des villes et villages fleuris.
Les armes de la commune de Luc-sur-Mer se blasonnent ainsi : Taillé : au 1er de gueules aux deux lions léopardés d'or passant l'un sur l'autre, soutenus et adextrés d'une lettre L capitale du même, au 2e d'azur au drakkar d'argent accompagné d'une coquille du même en pointe. Les deux lions léopardés d'or sur champ de gueules rappellent les armes de la Normandie. |
Dans le roman Au-dessous du volcan de Malcolm Lowry, paru en 1947, le héros Geoffrey Firmin, consul britannique, séjourna à Luc dans sa jeunesse.
La station marine du Centre régional d'études côtières (Université de Caen-Normandie) est installée à Luc-sur-Mer depuis 1880. Créée par le professeur de zoologie de l'Université de Caen Eugène Eudes-Deslongschamps dans la maison qu'avait habitée Arcisse de Caumont, l'un des fondateurs de l'archéologie moderne, elle remplit depuis sa double mission initiale de recherche et d'enseignement en biologie marine.
Les spécialités que développe le CREC sont, au delà de la biologie, de physiologie et du comportement des organismes marins, sont la sédimentologie, l'hydrodynamique, la physico-chimie des eaux, la météorologie et plus généralement le fonctionnement biotique et abiotique des écosystèmes littoraux. Il est intégré dans plusieurs réseaux nationaux labellisés d'observation littorale.