Max Chancy

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Max Chancy
Description de l'image Max Chancy.jpg.
Naissance
Drapeau d'Haïti Haïti
Décès (à 73 ans)
Drapeau d'Haïti Haïti
Nationalité Haïtienne
Pays de résidence Haïti et Canada
Diplôme
Doctorat en philosophie
Profession
Enseignant
Autres activités
Opposant politique
Formation
Conjoint
Descendants
Bernard Chancy, Jean-Pierre Chancy, Michel Chancy

Max Chancy, né le à Jacmel et mort le , est un intellectuel haïtien, pédagogue et militant marxiste, qui a vécu longtemps au Canada.

Biographie

Cursus

Diplômé de l'École normale supérieure de l'université d'État d'Haïti, il obtient également une licence en philosophie de la Sorbonne et un doctorat en philosophie à l'université Johannes Gutenberg de Mayence (Allemagne).

Carrière

À la fin de ses études universitaires, Max Chancy revient en Haïti et enseigne à l'université d'État d'Haïti ainsi qu'au lycée Toussaint Louverture. En 1954, il cofonde le Centre d'études secondaires (CES) d'Haïti.

Parallèlement à ses activités d'enseignement, il s'engage dans le syndicalisme et cofonde avec Marcel Gilbert l'Union nationale des maîtres de l'enseignement secondaire (UNMES). Révolutionnaire opposé à la dictature de François Duvalier, il est membre du Parti populaire de libération nationale (PPNL). Il est arrêté et torturé en 1963.

Libéré, il émigre au Canada en 1965 avec sa famille en tant que réfugié politique et s'établit à Outremont, Montréal. Malgré son exil, il demeure un militant communiste, toujours au sein du PPLN, qui change de nom pour le Parti unifié des communistes haïtiens (PUCH) en 1969.

Professeur de philosophie au Collège Édouard-Montpetit de 1970 à 1985 et chargé de cours à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) de 1973 à 1977, il devient en 1980 membre du Conseil supérieur de l'éducation du Québec où il préside différents comités, notamment l'un sur « L'école québécoise et les communautés culturelles » qui débouche sur le « Rapport Chancy ».

Toujours engagé pour le système pédagogique de son pays d'origine, il contribue avec son épouse à la fondation en 1972 à Montréal de la Maison d'Haïti, une organisation destinée à l'éducation et à la vie communautaire.

Il rentre en Haïti en 1986 à la suite de la chute de Jean-Claude Duvalier. Il y meurt en 2002.

Vie privée

Max Chancy est l'époux d'Adeline Magloire Chancy, ancienne secrétaire d'État à l'Alphabétisation et Ministre à la condition féminine et aux droits de la femme. Ensemble, ils auront trois enfants, Bernard Chancy, Jean-Pierre Chancy et Michel Chancy.

Œuvres

Bibliographie

Notes et références

  1. ↑ « Max Chancy, militant et pédagogue socialiste », sur Archives Révolutionnaires, (consulté le )
  2. ↑ Haiti-Référence, « Fameux disparus : 2000 à 2004 », sur haiti-reference.com, (consulté le ).
  3. 1 2 3 Ikaly, « Biographie de Max Chancy », sur haiti.ikaly.ht (consulté le ).
  4. ↑ Evens St-Pierre, Jean Kesma Sainte et Alain Gabriel Bocage, « À la découverte du Centre d’Études »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), sur jobpaw.com, (consulté le ).
  5. 1 2 « Décès du professeur Max Chancy », Haïti en Marche, vol. XVI, no 9,‎ , p. 17 (lire en ligne)
  6. ↑ (en) Benoit Aubin, « Montreal's Haitians stage 2nd revolution », The Gazette,‎ , B-4 (lire en ligne)
  7. ↑ « Creole : Adeline Chancy », sur gensdelacaraibe.org, (consulté le ).
  8. ↑ Frantz Voltaire et Stanley Péan, « Contribution des artistes haïtiens dans le secteur culturel canadien », sur collectif2004images.org, (consulté le ).
  9. ↑ Alexis Lafleur-Paiement, « Max Chancy, militant et pédagogue socialiste », À bâbord !, no 103,‎ , p. 22-23 (lire en ligne)
  10. ↑ Université de Sherbrooke, « Dépôt d'un rapport sur la problématique multiculturelle dans les écoles du Québec », sur bilan.usherbrooke.ca, (consulté le ).
  11. ↑ « La reconnaissance de la diversité culturelle », sur canada.metropolis.net, (consulté le ).
  12. ↑ Leslie Péan, « Les Luttes de l’Union Nationale des Étudiants haïtiens sous le gouvernement de Duvalier », sur alterpresse.org, (consulté le ).
  13. ↑ La Maison d'Haïti, « Quelles ont été depuis toutes ces années les actions de la Maison d'Haïti ? », sur mhaiti.org (consulté le ).
  14. ↑ Marie-Alice Théard, Haïti, la voie de nos silences : créativité...complexité...diversité : 117 femmes haïtiennes écrivent, vol. 1, , p. 173

Liens externes