Max Goldinger

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Max Goldinger, né le à Homburg (Suisse) et mort le à Trogen (Suisse), est un poète, dessinateur et sculpteur d'art brut suisse.

Max Goldinger
Biographie
Naissance

Homburg
Décès
(à 79 ans)
TrogenVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Suisse
Activité

Biographie

À la suite d'une "expérience traumatisante en psychiatrie" après la Seconde Guerre mondiale, Max Goldinger rencontre à Berne, en 1975, l'artiste céramiste et dessinatrice Esther Tanner et son mari typographe et musicien Ficht Tanner avec lesquels il se lie d'amitié.

Artiste autodidacte, et ne sachant ni lire ni jouer de la musique, Max Goldinger réalise des "instruments de musique imaginaires constitués de matériaux de récupération": il les assemble avec des morceaux de bois, des bouts de fil, des boites de conserve, des clous, des vis, faisant ainsi des "lyres miniatures", des "violons et des harpes compacts".

Max Goldinger dessinait et écrivait aussi de la poésie, que le typographe Ficht Tanner s'était proposé d'éditer sur sa presse, à Kirchlindach. Le premier recueil de Max Goldinger, 19 Gedichte, illustré de ses dessins, a ainsi été imprimé à Kirchlindach en 1978. Les 500 exemplaires, sont reliés et cousus à la main par le couple Tanner, qui font aussi éditer son deuxième recueil, Festscrift, en 1981. Ces derniers lui ont également permis d'exposer ses œuvres pour la première fois à 75 ans, en 1983, dans leur galerie à Morat, la Galerie Ringmauer.

L'appartement-atelier de Max Goldinger à Goldach, est aujourd'hui connu grâce aux précieuses photographies d'Esther et de Ficht Tanner, réalisées lors de leurs visites régulières: "à l'image de ses sculptures, l'intérieur de l'appartement de Max Goldinger était entièrement structuré comme une gigantesque toile d'araignée, une multitude de fils et de ficelles de toutes sortes reliant chaque partie du mobilier, lit, tables, chaises, câbles de lampes, placards et étagères, et seul un petit couloir entre ce savant tissage brut permettait à l'artiste de se faufiler chez lui".

Plusieurs de ses œuvres sont aujourd'hui conservées dans des collections publiques, tels que ses dessins à la Burgerbibliothek de Berne provenant de l'ancienne collection du peintre Rudolf Mumprecht, ou encore ses sculptures au musée d'art brut de Saint-Gall, le Openartmuseum.

Réception

"Si Max Goldinger avait été découvert par Breton, il serait célèbre. (...) Petit homme bossu de 75 ans, ajustant son 'instrument de musique' de sa création, fait de bric et de broc, le tout tenu ensemble par des fils de fer qu'il tente d'accorder. (...) Il vous tend une plaquette intitulée Festschrift qu'il appelle son 'poème humoristique pour la paix', parce qu'il est contre la bombe et contre les politiciens (...). Grâce à Ficht et Esther Tanner, artistes tous les deux, cette longue vie souterraine est exposée pour la première fois. Le petit homme rit tout le temps."

- La Liberté (Fribourg), 1983

"Max Goldinger pousse jusqu'aux limites de l'identifiable. Le bricolage serré et compact qui assure la tenue du tout, fait d'une multitude d'éléments hétérogènes de fer ou de fil, n'est pas sans évoquer les fusils d'André Robillard voire les paquets de fils denses et tendus de Judith Scott."

- Anne Boissière, "Instruments de musique ?", in Danser Brut, Musée LaM, 2018

Expositions (non exhaustif)

Collections publiques (non exhaustif)

Bibliographie

Livres de Max Goldinger :

Articles sur Max Goldinger :

Notes et références

  1. ↑ SIKART Lexicon on art in Switzerland, « Max Goldinger », sur SIKART
  2. ↑ Marie Klock, « Trouble Fête : à Lille, un festival des pratiques brutes en ébullition », Libération,‎ (lire en ligne)
  3. 1 2 « Max Goldinger », sur Openartmuseum (Museum im Lagerhaus)
  4. ↑ Stéphanie Jolivet, « Danser brut », Musée LaM,‎ (lire en ligne)
  5. ↑ « Aussenseiter Max Goldinger », Freiburger Nachrichten,‎ (lire en ligne)
  6. ↑ Camille Noé Marcoux, « Max Goldinger », dans L'étoffe des rêves, aux frontières de l’art brut et du surréalisme: la création textile, Nîmes, Editions de la Rose Impossible, , p. 60
  7. ↑ « Max Goldinger - Donation Rudolf Mumprecht », sur katalog Burgerbibliothek Bern
  8. ↑ (all) « Max Goldinger », sur Open art Museum
  9. ↑ La Liberté Fribourg, « Si Max Goldinger avait été découvert par Breton... »,
  10. ↑ Anne Boissière, « Instruments de musique ? », dans Danser Brut, Musée LaM, (ISBN 978-2-86961-164-1), p. 208
  11. ↑ « Aussenseiter Max Goldinger », Freiburger Nachrichten,‎ (lire en ligne)
  12. ↑ Andrea Sterchi, « Zement, Draht und Kuhhaare », sur tagblatt.ch (consulté le )
  13. ↑ « Die Sammlung John im Museum im Lagerhaus St.Gallen », sur kultur-online.net,
  14. ↑ « Danser brut »,
  15. ↑ « Trash Art », sur artlog.net,
  16. ↑ Halle Saint Pierre, « exposition Etoffe des rêves »
  17. ↑ « Exposition - Festival Trouble-Fête »

Liens externes