| Maxette Pirbakas | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Députée européenne | |
| – (5 ans et 13 jours) |
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| Élection | 26 mai 2019 |
| Circonscription | France |
| Législature | 9e |
| Groupe politique | ID (2019-2022) NI (2022-2024) |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Pointe-à-Pitre (France) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | RN (2019-fév. 2022) Ind. (depuis juillet 2022) |
| Syndicat | FNSEA (jusqu'en 2019) |
| Profession | Agricultrice |
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Maxette Pirbakas [maksɛt piʁbakas], née le à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), est une femme politique d'extrême droite, agricultrice et ancienne syndicaliste agricole française.
Elle est élue députée européenne en 2019 sur une liste soutenue par le Rassemblement national. Elle soutient ensuite la campagne présidentielle 2022 d'Éric Zemmour, de Reconquête, puis prend la présidence du Rassemblement pour les français d'Outre-mer et de l'étranger (RPF-OME) en
Elle est condamnée à 5 ans d’inéligibilité et 1 an de prison avec sursis en 2024 pour détournement de fonds à la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA).
Elle quitte la Guadeloupe pour se former à Montpellier[réf. nécessaire] afin de devenir hôtesse de l'air, et exerce ce métier pendant plusieurs années.
Par la suite, elle se reconverti dans l'agriculture à Port-Louis (Guadeloupe) entre au , où elle exploite une bananeraie jusqu'en 2016, des légumes, puis de la canne à sucre et des fruits tropicaux.
À partir de [réf. nécessaire], elle dirige la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) en Guadeloupe. En 2016, elle est nommée membre du conseil d'administration de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA)[réf. nécessaire]. Membre de la chambre d'agriculture en Guadeloupe à partir de 2013, elle est nommée en 2018 au conseil économique, social et environnemental régional de Guadeloupe (CESER), dont elle devient 6e vice-présidente. Elle est battue par le Mouvement de défense des exploitants familiaux aux élections de la chambre d'agriculture de Guadeloupe en .
En , Maxette Pirbakas est élue députée européenne aux élections européennes de 2019 en douzième position sur la liste Prenez le pouvoir soutenue par le Rassemblement national,.
Le , elle quitte le groupe Identité et démocratie dont elle fait partie et rejoint celui des non-inscrits au Parlement européen.
Aux élections régionales de 2021 en Guadeloupe, elle est candidate pour le mouvement Avenir, identité régionale Guadeloupe (AIRG) — classé divers droite par le ministère de l'Intérieur — qu'elle préside. Elle affirme ne pas porter cette fois les couleurs du Rassemblement bleu Marine ; sa liste rassemblerait des forces de la droite et du centre,,,. Elle obtient 3,42 % des suffrages exprimés.
Le , elle rejoint l'équipe de campagne présidentielle d'Éric Zemmour, où elle est chargée de l'élaboration du programme pour l'Outre-mer,. C'est Jérôme Rivière, un ancien député de l'UMP, élu lui aussi sur la liste soutenue par le RN aux élections européennes de 2019, avec qui elle avait effectué une visite commune en Guadeloupe en , qui a ensuite rejoint l'équipe de campagne présidentielle d'Éric Zemmour, qui lui présente ce dernier et la convainc de rejoindre l'équipe. C'est d'ailleurs toujours avec lui qu'elle effectuera en , la visite de soutien à la campagne présidentielle d'Éric Zemmour en Guadeloupe. Pendant cette courte période de soutien à Éric Zemmour, Maxette Pirbakas n'a jamais été encartée au parti Reconquête, ni n'a jamais été présente sur une liste du parti Reconquête[réf. nécessaire].
Le , elle prend la présidence du parti « Rassemblement pour la France » (RPF) de Christian Vanneste, et le renomme « Rassemblement pour les Français d'Outre-mer et de l'Étranger » (RPF-OME) puis « Rassemblement pour la France et les Outre-mer » (RPFOM),, devenu le Rassemblement pour la France et les Outre-Mer (RPFOM) le .
Maxette Pirbakas est qualifiée « d'eurodéputée fictive » selon le Projet Arcadie, média spécialisé dans l’information parlementaire. Son taux de participation moyen global aux scrutins du Parlement européen s’élève à 67,57 %. Le projet Arcadie note sa participation parlementaire faible, classé en dernière position, à 2/20, à égalité avec le bilan de Nadine Morano. Durant les cinq années de son mandat, le média recense, à partir des données publiées en données ouvertes par le Parlement européen, trente-sept contributions aux débats en séance plénière, aucun rapport parlementaire, tout comme aucune trace d'avis, de résolutions, ou de questions orales. En revanche, elle a rédigé 600 explications de vote écrites, quarante-six questions écrites et six résolutions individuelles.
En tant que députée européenne, Maxette Pirbakas participe le puis le à des conférences organisées par l’Église de scientologie, selon Blast. Lors de ces événements, elle est apparue aux côtés de lobbyistes des nouveaux mouvements religieux, comme Willy Fautré, ou Thierry Vale (membre de la Coordination des associations et des particuliers pour la liberté de conscience, un organisme enregistré comme lobby par l’Union européenne), ainsi que de membres de la scientologie, comme Ivan Arjona et le révérend Éric Roux, son porte-parole.
Le , à l'occasion du vote du Parlement européen sur une résolution en réponse directe aux manifestations qui se sont multipliées depuis la mort de George Floyd, le rapport public indique que Maxette Pirbakas a voté contre la reconnaissance de la traite des esclaves comme un « crime contre l'humanité »,. Devant l'afflux de réactions, elle se rétracte et déclare s’être abstenue lors du scrutin,. Elle dénonce une instrumentalisation politique et une fausse information émanant du député Younous Omarjee (LFI) et affirme s’être ensuite abstenue lors du scrutin.
En , elle participe à l'organisation d'une visite au Parlement européen de Siqqid Haftar, fils du maréchal libyen Khalifa Haftar, accusé de crimes de guerre,.
En , elle fait l’objet de plaintes devant les Prud’hommes déposées par l'un de ses attachés parlementaires, embauché de 2021 à 2023, pour le non-paiement d'au moins seize mois de salaires. Elle est condamnée le à lui verser 160 000 € pour non-paiement de salaire, travail dissimulé et licenciement abusif.
En , une autre ancienne assistante parlementaire affirme que son salaire a été bloqué sur décision de l'eurodéputée, après avoir refusé d’en rétrocéder une partie à cette dernière, qui lui aurait réclamé 1 000 € par mois. Maxette Pirbakas s'abstient de se présenter aux convocations du conseil des Prud’hommes de Pointe-à-Pitre, expliquant, a posteriori, ne pas avoir reçu la convocation. L'avocat de la partie civile informe que l'élue ne s'est pas présentée pour chercher son recommandé.
Son ex-mari dénonce avoir fait l’objet d'harcèlement et de menaces de mort de la part de l’élue. Le , le tribunal correctionnel de Pointe à Pitre la condamne pour menace de mort réitérée. En , elle est condamnée à six mois de prison avec sursis pour le non-paiement de la pension alimentaire à son ex-mari pour la période entre 2019 et 2022. L'élue fait appel de sa condamnation. Le 28 mai 2026, elle qui ne se présente pas à l'audience en appel et n'est pas représentée par un avocat. Le 4 août 2026, elle est condamnée par la chambre d'appel de Basse-Terre à dix mois de prison avec sursis et trois ans probatoires, avec les obligations particulières de justifier qu'elle acquitte régulièrement les pensions alimentaires à son ex-mari et de réparer tout ou partie des dommages causés par l'infraction[réf. nécessaire].
Maxette Pirbakas est soupçonnée d'avoir détourné à son profit près de 57 000 € des caisses de l’antenne guadeloupéenne de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) entre 2017 et 2019 ainsi que d'avoir établi des fausses signatures sur des procès-verbaux de réunions. La section guadeloupéenne de la FNSEA aurait aussi couvert ses frais de transport aérien, vestimentaires, cosmétiques et de coiffure. Selon Mediapart, elle ne se présente pas aux convocations judiciaires. À la suite de la publication de cet article, elle conteste dans un communiqué les faits qui lui sont reprochés.
En , elle est reconnue coupable d’abus de confiance, faux et usage de faux et elle est condamnée à 1 an de prison avec sursis, 8 000 € d'amende et 5 ans d'inéligibilité. Elle annonce faire appel de cette condamnation.