Maximilien Le Docte

Maximilien Henri Le Docte
Fonctions
Conseiller provincial
Biographie
Naissance

Jauchelette, Brabant wallon, Belgique
Décès
(à 84 ans)
Gembloux, Namur, Belgique
Sépulture
Cimetière de Gembloux, Namur, Belgique
Nationalité
Belge
Allégeance
Royaume de Belgique
Activité
Agronome, industriel, auteur
Période d'activité
XIXe siècle
Famille
Le Docte
Père
Hubert Joseph Le Docte
Mère
Marie Caroline Victoire Joséphine Everarts
Fratrie
Michel Eugène Le Docte, Edouard Jean François Emile Le Docte, François Xavier Le Docte, Pierre Jacques Henri Le Docte, Victor Philippe Marie Le Docte, Guillaume Le Docte, Elisabeth Charlotte Jeannette Le Docte, Gustave Henri Gérard Le Docte
Conjoint
Marie-Catherine Horion
Enfant
Georges Adrien Le Docte, Armand Philippe Charles Le Docte, Martha Le Docte, Maurice Edouard Le Docte, William Le Docte
Autres informations
Propriétaire de
Sucrerie de Gembloux, Villa Le Docte
Membre de
Conseil provincial

Maximilien Henri Le Docte (né le à Jauchelette et mort le à Gembloux) est un agronome, industriel sucrier, auteur scientifique et homme politique belge du XIXe siècle. Il est considéré comme un pionnier de l’agronomie moderne en Belgique et un acteur majeur du développement de l’industrie sucrière wallonne.

Biographie

Origines familiales et formation

Né le , Maximilien Le Docte (son patronyme également orthographié Ledocte) est issu d’une famille de grands exploitants agricoles du Brabant wallon. Son père, Hubert Joseph Le Docte (1781-1841), dirige la ferme de la Ramée à Jauchelette, dont il est également bourgmestre. Sa mère est Marie Caroline Everarts (1792-1865),. Il se forme à l’agronomie par la pratique et l’étude, dans un contexte où l’enseignement supérieur agricole est encore naissant.

Débuts agricoles

Avant de s’engager dans l’industrie sucrière, il administre plusieurs exploitations agricoles importantes, notamment au château d’Abée en Condroz et au château d’Opleeuw en Limbourg, puis d'une exploitation linaire en Russie.

Fondation de l’Institut agricole de Gembloux

La famille Le Docte est étroitement associée à la fondation de l’Institut agricole de l’État à Gembloux en 1860, qui devient par la suite une institution d’enseignement supérieur en agronomie. La famille met à disposition des locaux pour l’école au moment de sa création, favorisant ainsi l’enseignement scientifique appliqué à l’agriculture en Belgique.

Industrie sucrière

Rentré en Belgique, il fonda la sucrerie de Grand Manil qui fut remplacé en 1854 par celle qu'il établit à Gembloux située chaussée de Tirlemont, dans le prolongement de la gare de Gembloux. Il s’agit d’une des principales installations sucrières de la région namuroise, intégrée à un bassin riche en betteraves sucrières.

Le , Maximilien et son épouse font donation de la sucrerie à leurs quatre fils, qui transforment l’exploitation en société anonyme sous l’appellation S.A. Le Docte Frères. La société sera dissoute en 1914 puis cédée à la famille Stévenart en 1917, qui l’intègre à l’Union Sucrière de Belgique.

Sucrerie Le Docte

Engagements publics

Maximilien Le Docte est l’un des fondateurs de la Société centrale d’Agriculture de Belgique, dont il deviendra par la suite secrétaire.

Il est également conseiller provincial et reçoit la distinction de chevalier de l’ordre de Léopold pour ses contributions au développement agricole et industriel de la Belgique.

La Villa Romaine

Vers 1880, il fait construire par l'architecte Octave Van Rijsselberghe (1855-1929) à proximité de la sucrerie de Gembloux une vaste demeure de cinq ares nommée la Villa Romaine, qui devient un lieu de réception pour les notables de la région ou il donna des réceptions mémorables. Après sa mort, la villa est utilisée comme résidence de directeurs de sucrerie et est finalement démolie en 1967.

Château de Monsieur Le Docte
Des invalides dans le parc de la villa pendant la guerre 14-18
l'Etang du Château de Max Le Docte
1912 – L’arrière de la villa qui donnait sur un parc avec étang
1903, à gauche la « villa romaine », la sucrerie à droite et le passage à niveau au centre

Vie privée

Maximilien Le Docte épouse le à Visé Marie Catherine Horion, fille du médecin Philippe Jacques Joseph Horion, et petite fille du bourgmestre de Visé Charles Horion et de la baronne Marie Elisabeth Dorothée de Foullon de Noorbeek. Le couple a 5 enfants, dont quatre garçons à qui ils transmettent la gestion de la sucrerie de Gembloux en 1895.

Patrick Quinet, Toumani Camara et Alain de Changy sont certains de ses descendants notables.

Descendance :

Maximilien Henri Le Docte (, Jauchelette – , Gembloux), agronome et industriel sucrier, épouse le à Visé, Marie Catherine Horion (, Hermalle-sous-Argenteau – , Woluwe-Saint-Pierre).

Décès

Maximilien Le Docte meurt le à Gembloux. Il est inhumé au cimetière de Gembloux aux côtés de son épouse et de sa fille.

Publications

Maximilien Le Docte publie de nombreux ouvrages agronomiques tout au long de sa carrière. Parmi ses publications :

Il est également éditeur du périodique Le Moniteur des campagnes, revue des progrès agricoles publiée de 1850 à 1852.

Honneurs

Références

  1. ↑ « Sucreries Le Docte – Stévenart », Gembloux est et a été, consulté le 23 mars 2025.
  2. ↑ « État-civil de Jauchelette », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
  3. 1 2 « Sucreries Le Docte – Stévenart », Gembloux est et a été.
  4. ↑ Raoul Hulpiau, « Bulletin n° 44 – 2005 – Cercle Royal d’Art et d’Histoire de Gembloux. »
  5. ↑ Rédaction, « Nécrologie », Le Patriote,‎ , p. 3 (lire en ligne, consulté le ).
  6. ↑ Raoul Hulpiau, « Bulletin n° 44 – 2005 – Cercle Royal d’Art et d’Histoire de Gembloux »
  7. 1 2 3 « Le Docte, Maximilien (1821-1905) », Bestor_NL.
  8. ↑ « État-civil de Gembloux », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
  9. ↑ « Nouveau système de culture », Google Books.
  10. ↑ « Traité élémentaire des instruments aratoires », Google Books.
  11. ↑ « De la culture des plantes oléagineuses », Hachette BNF.
  12. ↑ « De la culture des plantes-racines », Hachette BNF.
  13. ↑ « Catalogue des instruments et machines d’agriculture du Musée », Google Books.
  14. ↑ Lucien Hochsteyn, L'ordre de Léopold : Liste de tous les dignitaires depuis la fondation de l'ordre jusqu'au 31 décembre 1886, Bruxelles, Lucien Hochsteyn, , 221 p. (lire en ligne), p. 167.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes