| Mazargues | |
La rue Émile-Zola et l'église de Mazargues | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur |
| Ville | Marseille |
| Arrondissement municipal | 9e |
| Démographie | |
| Population | 17 810 hab. (2022) |
| Géographie | |
| Coordonnées | 43° 15′ 03″ nord, 5° 24′ 14″ est |
| Transport | |
| Tramway | |
| Bus | |
| Localisation | |
| modifier |
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Mazargues est un quartier de Marseille dans le 9e arrondissement.
La plus ancienne mention du lieu date de 1096 : « Vallis de Marsanges ». Ce nom deviendra ensuite Marzanèges, puis Massanègues, Massargues, et enfin Mazargues. La forme Masalgas est également attestée au cours du Moyen Âge central.
En provençal le nom s'écrit Masargas selon l'orthographe classique et Mazargo avec l'orthographe mistralienne.
Le quartier s'est développé autour d'un ancien village (une paroisse sous l'Ancien Régime), qui est un de ceux qui ont le plus gardé jusqu'à nos jours un caractère et une vie propres. Le village se serre autour de la rue centrale (rue Émile-Zola), située dans l'axe de la longue avenue de Mazargues (anciennement chemin de Mazargues) venant du centre-ville, et qui se termine face à l'église saint-Roch.
Mais l'axe principal du quartier moderne est formé par le boulevard Michelet, côté nord, et l'avenue de Lattre-de-Tassigny, que les Marseillais appellent plus volontiers la route de Cassis (car c'est le début de l'ancienne route nationale 559 reliant Marseille à Cassis, Toulon et au-delà par le bord de mer). La jonction entre ces deux avenues se fait au rond-point de Mazargues, au centre duquel se dresse un obélisque qui termine le grand alignement nord-sud de la ville (Porte d'Aix - Castellane - rond-point du Prado - Mazargues).
Le quartier faisait partie du canton de Marseille-Mazargues.
Le quartier continue au sud vers la calanque de Morgiou, mais ses limites se situent un peu avant la prison des Baumettes. Le chemin de Morgiou était d'ailleurs le seul accès permettant de rejoindre les calanques par le passé. Ce chemin étroit est d'ailleurs beaucoup fréquenté de nos jours puisque c'est toujours l'accès principal vers la prison. La voirie a eu de nombreux problèmes à s'adapter à la circulation et il est fréquent de voir des embouteillages dans cette zone qui malgré son étroitesse est emprunté par les bus et les camions.
Les actes les plus anciens concernant Mazargues proviennent de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille et datent de 1096 et 1113. À cette époque, Mazargues n'était pas encore un village, tout au plus une terre dans le territoire de Saint-Genes (Saint-Giniez).
Mazargues (Masalgas) est mentionné comme le lieu d'origine d'un homme guéri grâce à l'intercession de sainte Marie-Madeleine, dans le Livre des Miracles de sainte Marie-Madeleine, écrit par Jean Gobi l'Ancien au début du XIVe siècle.
Madame de Grignan, heureuse propriétaire d'une bastide dans le quartier de Mazargues au sujet de laquelle elle ne tarissait pas d'éloges, décrivit en ces termes ce hameau, dans un courrier adressé à Mme de Coulanges daté du :
Le château de Mazargues, qui fut incendié pendant la période révolutionnaire, se trouvait, selon Alfred Saurel, à l'angle du chemin du Lancier et du chemin de Mazargues.
L'obélisque de Mazargues se trouvait à l'origine sur la place Castellane, où il avait été érigé en 1811 en l'honneur de la naissance du Roi de Rome, le fils de Napoléon Ier. Il a été déplacé jusqu'à Mazargues en 1911 pour laisser la place à une fontaine monumentale.