| Naissance | |
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| Décès | |
| Autres noms |
Merzak Bagtache, Merzak Baqtache |
| Nationalité |
algérienne |
| Activités |
| Genre artistique |
Roman, nouvelle, chronique |
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| Distinction |
Prix Assia Djebar du roman (2017) |
Tuyûr fi al-dhahira Dam el ghazal El matar yaktoub siratah Dar el zellij |
Merzak Bektache (en arabe : مرزاق بقطاش), également orthographié Merzak Bagtache ou Merzak Baqtache, né le 13 juin 1945 à Alger et mort le 2 janvier 2021 dans la même ville, est un journaliste, écrivain, romancier, nouvelliste et traducteur algérien d'expression arabe et française. Il commence sa carrière journalistique en 1962 à l'Algérie Presse Service (APS) et collabore ensuite à plusieurs journaux algériens. Son œuvre littéraire comprend des romans, des recueils de nouvelles, des chroniques et des textes critiques. Il reçoit en 2017 le Prix Assia Djebar pour son roman El matar yaktoub siratah (La pluie écrit ses mémoires),,,.
Merzak Bektache naît le 13 juin 1945 à Alger. Il grandit dans le quartier de Fontaine-Fraîche, au-dessus de Bab El Oued, au sein d'une famille originaire de Béjaïa. Son père est marin, et son environnement familial et urbain contribue à développer son attachement à la mer, qui occupe une place importante dans son œuvre littéraire,.
Il effectue sa scolarité dans des établissements d'enseignement arabe et bilingue. Il suit ensuite une formation à l'École supérieure d'interprétariat.
En 1962, il commence sa carrière professionnelle comme journaliste à l'Agence Algérie Presse Service (APS). Il travaille par la suite dans plusieurs quotidiens algériens arabophones et francophones, notamment El Chaâb et El Moudjahid. Il écrit également des articles culturels, des chroniques et des études consacrées à la littérature, à l'histoire et à la société algériennes,,.
Il exerce également des responsabilités dans plusieurs instances nationales, notamment le Conseil consultatif national, le Conseil supérieur de l'information, le Conseil supérieur de la langue arabe et le Conseil supérieur de l'éducation.
Le 31 juillet 1993, Merzak Bektache est victime d'une tentative d'assassinat devant son domicile dans le quartier de Bab El Oued, à Alger. Il est blessé lors de cette attaque et survit à ses blessures. À cette époque, il siège au Conseil consultatif national, institué en 1992, et figure parmi les intellectuels algériens visés pendant la décennie noire.
Après cette attaque, il poursuit ses activités journalistiques et littéraires.
Merzak Bektache meurt le 2 janvier 2021 à Alger, à l'âge de 75 ans, des suites d'une maladie. Il est inhumé le lendemain au cimetière d'El Kettar, dans la capitale algérienne,,.
Merzak Bektache écrit principalement en arabe et en français. Son œuvre comprend de nombreux romans, des recueils de nouvelles, des chroniques et des articles consacrés à la culture et à la société algériennes. Il travaille également dans la traduction littéraire, notamment du français vers l'arabe,.
Il publie sa première nouvelle en 1963 dans le quotidien El Chaâb. En 1969, il obtient le prix Réda-Houhou de la nouvelle en langue arabe pour La faim des hommes, publiée dans la revue Amal en février 1970,.
En 1976, il publie Tuyûr fi al-dhahira (Les Oiseaux de l'après-midi), son premier roman, préfacé par l'écrivain Tahar Ouettar. L'ouvrage s'inspire notamment de souvenirs d'enfance et de la vie dans les quartiers populaires d'Alger. Il est suivi en 1978 par le recueil de nouvelles Djaradou el bahr (Les Langoustes),.
Au cours des décennies suivantes, Merzak Bektache publie de nombreux romans et recueils de nouvelles. Parmi ses titres figurent El Bouzat (Les Vautours), Bakaya Korsane (Restes de pirates), Dar El Zellij (La Maison du zellige), Dam El Ghazal (Le Sang de la gazelle), Moumes El Bahr, El Rotb wa El Yabis (Le Mou et le Dur), Azzouz El Cabran et Oughniyatou El Baath wa El Mawt (La Chanson de la résurrection et de la mort),,.
Ses récits accordent une place importante à Alger, à ses quartiers populaires, à la mer et aux transformations de la société algérienne. Plusieurs de ses romans et nouvelles évoquent également l'histoire contemporaine du pays, la période coloniale et les bouleversements politiques et sociaux,.
En 2020, il publie Madinatoun tajlissou ala taraf el bahr (Une ville assise au bord de la mer), l'un de ses derniers romans parus de son vivant.
Le roman Dam El Ghazal (Le Sang de la gazelle) fait l'objet de plusieurs publications universitaires.
En 2016, Farid Halimi publie « سيميائية النص الموازي في رواية دم الغزال (العنوان أنموذجا) » dans la Revue de l'Université de l'Émir Abdelkader des sciences islamiques.
La même année, Ahlam Ben Cheikh publie une étude intitulée « La lecture culturelle du texte romanesque algérien : lecture du roman Dam El Ghazal de Merzak Bektache », dans la revue Al-Alama de l'Université de Ouargla. Elle examine les dimensions culturelles et collectives du récit.
En 2017, Kheira Mekkaoui publie « Simya' al-mawt fi riwayat Dam El Ghazal » (La sémiotique de la mort dans le roman Dam El Ghazal), dans la revue Al-Mawrouth. L'article étudie les dimensions existentielles, politiques et historiques du roman.
En 2020, Imane Nadjem et Leïla Arsalane, étudiantes à l'Université de M'sila, consacrent un mémoire de master intitulé « Jameliyat al-makan fi riwayat Dam El Ghazal » (L'esthétique de l'espace dans le roman Dam El Ghazal) à l'étude de la représentation de l'espace dans cette œuvre.
En 2022, un autre mémoire de master de l'Université Mohamed El Bachir El Ibrahimi de Bordj Bou Arréridj étudie la construction artistique du même roman.
En 2025, Khalil Boumaaza publie dans la revue universitaire Al-Adab une étude sur l'autofiction dans Dam El Ghazal, à partir des travaux théoriques de Serge Doubrovsky et de Vincent Colonna.
Le recueil de nouvelles Dar El Zellij fait également l'objet de recherches universitaires. En 2019, Maria Bouazza présente à l'Université Kasdi-Merbah de Ouargla, sous la direction de Faïza Khemkani, un mémoire consacré aux structures narratives de cette œuvre. Sa recherche porte notamment sur l'espace, le temps, les personnages, le langage et la voix narrative.
En plus de son activité de romancier et de nouvelliste, Merzak Bektache pratique la traduction littéraire. Il traduit notamment en arabe des œuvres d'auteurs francophones, parmi lesquelles le roman ألف عام وعام من الحنين de Rachid Boudjedra. Il traduit également certaines de ses propres œuvres vers le français,.
Il écrit par ailleurs des textes critiques, des chroniques et des scénarios pour la télévision et la radio. Son activité couvre ainsi plusieurs domaines de la création littéraire et journalistique.