
Le confinement est une stratégie de réduction des risques sanitaires qui oblige, sous peine de sanctions économiques ou pénales, une population à rester dans son logement ou dans un lieu spécifique. Le confinement sanitaire est parfois utilisé en cas d'épidémie de maladie infectieuse (notamment les maladies infectieuses émergentes) pour limiter les contacts entre personnes et donc la propagation d'une contagion.
Lors de la pandémie de Covid-19, le terme est massivement employé pour désigner l'ensemble des mesures d'hygiène et de distanciation physique, dites « barrières », présentées comme des mesures distinctes du concept de confinement, définies au niveau international, national et local dans les différents territoires concernés par la crise sanitaire.
À la fin de la période du confinement s'ouvre celle du déconfinement, néologisme créé à cette occasion.
Avant la crise sanitaire de 2019-2021, le terme de « distanciation physique » est privilégié dans les études en langue française dédiées aux mesures de prévention d'une pandémie de maladie infectieuse concernant des populations entières,,. Le terme de confinement est alors réservé à des mesures qui touchent individuellement les personnes ou des groupes réduits, par exemple en cas d’accident chimique ou nucléaire, y compris dans les textes rédigés par l'Organisation mondiale de la santé.
Les termes génériques employés en anglais pour définir les mesures concernant des populations entières sont « stay-at-home order» et « lockdown», ce dernier a un sens plus large et peut désigner un bouclage de quartier, ou la fermeture d'un espace aérien, comme celui qui a eu lieu à la suite des attaques du . On l'emploie parfois dans l'aire francophone pour désigner le blocage ou la fermeture complète d'une ville ou d'un quartier ; il est alors surtout employé pour nommer des mesures faisant suite à des attentats terroristes, comme au moment du « Lockdown de Bruxelles » de . C'est la raison pour laquelle, le gouvernement belge n'emploie, dans un premier temps, ni le mot « confinement » ni le mot « lockdown » pour désigner les mesures entreprises au début de la crise sanitaire de 2020.
Lors des mesures de protection contre la Covid-19 prises en France à partir du , le président Emmanuel Macron considère que le mot confinement ne leur est pas adapté.

L'objectif majeur poursuivi par une mesure de confinement est de préserver la capacité de prise en charge des patients par les hôpitaux en diminuant la vitesse de propagation d'un agent pathogène au sein de la population. Ces mesures permettent ainsi d’aplatir la courbe exponentielle observée au début d'une épidémie pour maintenir son évolution à un niveau absorbable par les services de santé en général et les unités de soins intensifs en particulier,.
Les autorités et les responsables de la santé publique peuvent adopter trois stratégies de confinement, :
Au-delà des effets sanitaires recherchés, le confinement peut avoir des effets secondaires bénéfiques ou indésirés sur les comportements ou le mode de vie.
Selon Stéphane Gayet, infectiologue, les confinements de 2020 liés à la pandémie de Covid-19 « ont confirmé ce que l’on savait pertinemment : la sédentarité augmente les risques de surcharge pondérale, de diabète de type 2, d'hypertension artérielle, d'infarctus du myocarde, d'accident vasculaire cérébral, d'embolie pulmonaire, de cancer ». L'augmentation constatée de la consommation d’alcool aurait également induit celle d'actes de violence et autres actes délictueux. Il considère ainsi que « la sédentarité et l’isolement de l’être humain lui sont délétères (néfastes à sa santé) à bien des égards ».
Dans le cadre de la sécurité routière, dans des pays de l'Union européenne, un confinement peut réduire le trafic routier et les accidents causés par ce dernier, et il peut également mener à une augmentation des vitesses pratiquées et du nombre d'excès de vitesse. Ainsi, en , la mortalité routière a baissé de 36 % dans l'Union européenne dont une baisse de 84 % en Italie comparé à . En Belgique, Espagne, France et Grèce, la baisse de mortalité routière a été supérieure à 59 %. Alors que la diminution du trafic conduit plutôt à une réduction de la mortalité routière, certaines preuves montrent qu'elle peut aussi mener à une hausse des vitesses pratiquées qui aggrave les conséquences des accidents augmentant le risque mortel. Des augmentations de vitesse ont notamment été observées au Danemark, en France, en Estonie, en Espagne et au Royaume-Uni.
Le confinement a des conséquences sur l'apprentissage et accentue les inégalités scolaires. Il favorise le décrochage scolaire, et d'autant plus chez les élèves issus de milieux défavorisés.
La fermeture des écoles a en outre radicalement modifié l’écosystème dans lequel l’enfant évolue, entraînant des inégalités dans leur apprentissage, tout particulièrement pour ceux en situation de handicap ou défavorisés. On estime ainsi que 4 % des élèves, soit 500 000 enfants, sont « décrocheurs ». Il y a eu un « effet Covid » sur les résultats scolaires. En effet, une baisse des résultats des élèves notamment en français et en maths a été observée.
Une enquête menée par Pascale Haag et publiée le qui portait sur le regard des élèves pendant le confinement n'a pas mis en évidence de différence significative entre les filles et garçons en ce qui concerne les ressentis vis-à-vis à l'apprentissage à distance.
Premièrement, une grande majorité de la population française, 94 %, est restée dans son logement lors du confinement. De plus, les Français sont en moyenne confinés dans 95,8 m2 avec 2,6 occupants. Ainsi le peu d’espace dans lequel une grande majorité de la population a été confinée a eu des conséquences sur l'apprentissage de nombreux élèves. En conséquence, de nombreux élèves ne disposaient pas, et ne disposent pas en ce moment, d’un espace privé, calme dans lequel ils peuvent travailler.
De plus, la plupart des pays n’étaient cependant « pas prêts » à faire la bascule vers l’enseignement à distance. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) cite ainsi son enquête Talis de 2018, où 18 % des enseignants, des 38 pays étudiés, déclarent un fort besoin de formation sur les outils numériques.
L'accès aux matériels et à la connexion internet permettant l'enseignement virtuel est inégalitaire.
En effet, 50 % de la population mondiale n’a pas accès à un ordinateur ni à internet, et les élèves issus de milieux socio-économiques défavorisés, ont encore moins de chance d’y avoir accès. De plus, 36 % des français aux revenus les plus faibles n'ont pas d'ordinateur à la maison.
On peut également constater une inégalité d'accès au réseau internet : 15 % des étudiants dans les Outre-mer ont accès à la fibre, contre 85 % des Parisiens. On note donc également une inégalité entre la métropole et les territoires d'Outre-Mer français.
A été constaté qu'il y a beaucoup de jeunes qui ont un niveau très faible de compétence dans le domaine numérique. 43 % des jeunes français ont des compétences faibles dans le maniement des ordinateurs et des outils numériques.

Les confinements liés à la pandémie de Covid-19 au Québec font partie d'une série de mesures prises par le gouvernement du Québec pour lutter contre la propagation de Covid-19. Le premier confinement, est annoncé le par François Legault. Cette « mise sur pause » de la province prend place à minuit le . Du au , un déconfinement progressif se met en place. Face à la deuxième vague, le gouvernement du Québec remet en place des restrictions s'apparentant à un confinement partiel le dans certains régions. Le , une grande partie des régions du Québec sont reconfinées. Le , la province en entier se reconfine, avec des exceptions régionales, et un couvre-feu est mis en place entre 20 h et 5 h.

Le confinement de la population espagnole désigne l'ensemble des mesures d'hygiène et de distanciation sociale, dites « barrières », définies au niveau national et local en réponse à la pandémie de Covid-19 en Espagne.
Il est ordonné par le gouvernement espagnol à compter du dans le cadre des mesures d'urgence (état d'alerte) pour lutter contre l'épidémie de coronavirus dans le pays,. Tous les habitants sont tenus de rester dans leur logement, sauf pour acheter de la nourriture et des médicaments, travailler ou se rendre aux urgences,. Les restrictions de la quarantaine ont rendu obligatoire la fermeture temporaire des magasins et des entreprises « non essentiels », y compris les bars, restaurants, cafés, cinémas, commerces et commerces de détail.
L'annonce est intervenue après une augmentation significative du nombre de cas confirmés de COVID-19 en Espagne, passant de 3 146 cas à 5 232 cas dans la journée du .
Cette « décision extraordinaire », selon le président du gouvernement d'Espagne, Pedro Sánchez, est nécessaire car l'Espagne fait face à une « crise sanitaire, sociale et économique ».
Les confinements liés à la pandémie de Covid-19 en France sont plusieurs phases non consécutives d'interdiction de déplacement mises en place par le gouvernement (Philippe II puis Castex) afin de freiner la propagation du virus SARS-CoV-2 dans le pays :
Après une campagne sanitaire de recommandation des « gestes barrières » hygiéniques et de distanciation physique, la décision d'un premier confinement national est annoncée au soir du par le président de la République, Emmanuel Macron, lors d'une adresse à la nation. Il indique à plusieurs reprises que la France est en « guerre » contre le Covid, alors que le pays, au « stade 3 » des mesures sanitaires gouvernementales, est en pleine expansion épidémique.
Le confinement national implique la restriction des déplacements au strict nécessaire (courses alimentaires, soins et travail quand le télétravail n'est pas possible), des sorties près du domicile (activité sportive individuelle, hygiène canine), ainsi que la pénalisation des infractions liées à cette nouvelle règle, la fermeture des frontières de l'espace Schengen et le report du second tour des élections municipales.
Le confinement de 2020 en Italie désigne l'ensemble des mesures d'hygiène et de distanciation physique, dites « barrières », définies au niveau national et local en réponse à la pandémie de Covid-19 en Italie.
Il est ordonné le par le gouvernement italien, au cours d'une intervention télévisée du président du Conseil des ministres Giuseppe Conte. La mesure imposée à l'ensemble du pays désormais placé en zone rouge a pour but de restreindre les mouvements de population pour limiter la propagation de la pandémie de maladie à coronavirus de 2020 en Italie, pays comprenant soixante millions d'habitants. Seuls les déplacements nécessaires, pour le travail, pour des soins de santé ou pour acheter de la nourriture, sur justificatifs téléchargeables sur Internet sont autorisés sous peine d'amende et de trois mois de prison. Tous les rassemblements publics ou privés sont interdits. Cela fait suite à une quarantaine similaire imposée la veille pour seize millions de personnes du nord de l'Italie, en Lombardie et quatorze provinces du Piémont, de Vénétie, d'Émilie-Romagne et des Marches, ainsi que onze municipalités de la province de Lodi déjà confinées depuis la fin du mois de février.
Le confinement de la population britannique (en anglais : lockdown in the United Kingdom) désigne l'ensemble des mesures d'hygiène et de distanciation sociale, dites « barrières », définies au niveau national et local en réponse à la pandémie de Covid-19 au Royaume-Uni.
Il est ordonné par le gouvernement britannique à travers le Premier ministre Boris Johnson à compter du pour une durée initiale de trois semaines dans le cadre des mesures d'urgence (état d'urgence) pour lutter contre la pandémie de Covid-19 au Royaume-Uni.
Tous les habitants sont tenus de rester dans leur logement, sauf pour acheter de la nourriture et des médicaments, travailler ou se rendre aux urgences. Les restrictions de la quarantaine ont rendu obligatoire la fermeture temporaire des magasins et des entreprises « non essentiels », y compris les bars, restaurants, pubs, cafés, cinémas, théâtres, salles de gyms, commerces et commerces de détail.