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Michèle de Chazeaux, née en à Toulon, est une enseignante et journaliste télé et radio. Elle vit à Tahiti depuis 1966. Elle est membre de l'équipe du Festival international du film documentaire océanien de Tahiti depuis sa création en 2003. Présente dans les médias polynésiens depuis plusieurs décennies, elle est considérée comme la « mémoire vivante » de ce territoire.
Michèle de Chazeaux naît en 1932 à Toulon. Après le lycée, elle suit une classe préparatoire littéraire puis devient professeure de lettres classiques. En 1966, elle décide de partir vivre à Tahiti. C’est son frère, officier de marine, qui lui a vanté la Polynésie où il a séjourné deux ans. Elle trouve un poste au lycée Paul Gauguin. Elle dit avoir été bien accueillie par la population polynésienne, dont elle apprécie la tolérance. Deux ans après son arrivée, elle lance et anime une télévision scolaire. C’est ainsi qu’elle est repérée par le directeur de l’ORTF Télé Tahiti, qui lui propose un jour de remplacer une présentatrice tombée malade. En 1976, ne pouvant plus enseigner sur le territoire polynésien, elle prend une année sabbatique et présente le jeu Tahi rua toru, qui la rend célèbre en Polynésie. Elle intègre ensuite l'enseignement privé et travaille au collège-lycée Pomare jusqu'à sa retraite en 1994. En tant qu'enseignante, elle contribue notamment au Dictionnaire illustré de la Polynésie en 1988.
En parallèle, elle continue à travailler pour la télévision publique tahitienne. À partir des années 1970, elle travaille également pour la radio. Elle anime l'émission Rencontres, grâce à laquelle elle a l'occasion de s'entretenir avec de nombreuses personnalités. Plus tard, elle lance l'émission C'était hier, considérée comme un des programmes phares de Polynésie la Première, et est chroniqueuse sur la même chaîne. Elle présente ponctuellement d'autres émissions culturelles. Elle quitte les médias en 2018, après 48 ans sur Polynésie la Première.
Depuis 2003, elle participe au Festival international du film documentaire océanien de Tahiti (FIFO), dont elle est membre du comité de sélection. Elle accompagne également le FIFO « hors les murs » dans les archipels polynésiens,.
Elle est l'autrice de plusieurs livres de contes pour enfants parus entre 1997 et 2018 et d'un ouvrage sur le tifaifai, patchwork traditionnel polynésien,.
Entre 2002 et 2006, elle publie quelques articles dans la revue littéraire Littérama'ohi. En 2013, avec Chantal Spitz, Ariirau Richard-Vivi et Rai Chaze, elle fait partie des autrices qui inspirent à Miriama Bono son exposition Te Mau Parau, qui mêle écriture et peinture. En 2015, elle fait partie du jury du concours de poésie du salon Lire en Polynésie.
En 2013, elle est faite chevalier de l'ordre national du mérite pour son travail pour la culture et le patrimoine.