| Naissance | |
|---|---|
| Nom dans la langue maternelle |
Milo Hanrahan |
| Pseudonyme |
Milo Andreas Wagner |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités | |
| Période d'activité |
Depuis |
| A travaillé pour |
Breitbart News (- |
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| Idéologie |
Anti-islamisme (d), antiféminisme |
| Mouvement | |
| Condamnation |
Deportation (d) () |
| Lieu de détention | |
| Site web |
(en) trnt.la |
Milo Yiannopoulos (/jəˈnɒpələs/, grec moderne : Μίλω Γιαννόπουλος), de son vrai nom Milo Hanrahan, occasionnellement connu sous son nom de plume Milo Andreas Wagner, né le à Chatham (Kent), est un journaliste, éditorialiste, entrepreneur et polémiste d'extrême droite britannique. Il est le fondateur de The Kernel, un magazine en ligne sur les nouvelles technologies qu'il vend au Daily Dot en 2014. Il gagne en notoriété après ses passages dans les médias et son rôle de commentateur sur la controverse du Gamergate.
Ancien éditeur pour Breitbart News, Milo Yiannopoulos est classé à deux reprises parmi les 100 personnes les plus influentes de l'économie numérique britannique par le magazine américain Wired. Il dénigre notamment l'islam, le féminisme et le politiquement correct dans ses tribunes.
Milo Yiannopoulos est élevé par sa mère et son beau-père. Ce dernier est architecte. D'après le magazine américain Tablet, il a des origines juives allemandes du côté de sa mère et irlandaises et grecques du côté de son père. Proche de sa grand-mère paternelle, il adopte à sa majorité le nom de famille de celle-ci, Yiannopoulos, abandonnant son nom de famille de naissance, Hanrahan,,.
Milo Yiannopoulos étudie à l'université de Manchester mais abandonne sans obtenir de diplôme. Il a ensuite étudié au collège Wolfson de Cambridge, où il a commencé l'étude de la littérature anglaise, qu'il a abandonnée après deux ans,.
Il est à partir de 2014 l'un des contributeurs du site web d'actualité américain Breitbart News, une figure de la droite alternative américaine et un grand soutien de Donald Trump. La controverse du Gamergate en 2016 lui permet de gagner en popularité, dans un contexte de montée de l'alt-right. En , il est rattrapé par un ancien podcast dans lequel il tient des propos sur la sexualité jugés par certains comme défendant la pédophilie. Il démissionne le . À partir de 2021, Yiannopoulos soutient les thérapie de conversion et fait partie du mouvement ex-gay,.
Le , il entre légalement aux États-Unis et s'y installe. Proche de Kanye West, il entre cependant en rivalité avec d'autres figures d'extrême droite telles que Laura Loomer. Il soutient publiquement les actions de l'Immigration and Customs Enforcement (ICE, police anti-immigration américaine) durant la seconde présidence de Donald Trump, appelant à une « immunité totale » de ses agents.
Après avoir dépassé la durée légale de son séjour et ne pas s'être présenté à une audience judiciaire, Milo Yiannopoulos reçoit un ordre d'expulsion le . Il est arrêté par l'ICE à l'aéroport de La Nouvelle-Orléans le et placé en détention en attendant son expulsion, qui a lieu le lendemain.
Il décrit sa détention comme « épouvantables, humiliantes et dégradantes sur le plan physique ». Yiannopoulos déclare avoir « très honte » de son soutien envers de Donald Trump. Il déclare qu'il ne l'aurait jamais soutenu s'il avait su que sa propre expulsion eut été possible, estimant que personne ne devrait subir ce qu'il a connu,.
Homosexuel, Milo Yiannopoulos s'est établi à Los Angeles avec John McKinley Campbell, son petit-ami américain de longue date. Le couple s'est marié le à Hawaï, durant une cérémonie privée. Yiannopoulos affirme ne plus avoir de rapports sexuels avec son mari depuis 2021,, date à laquelle il est devenu catholique, et décrit Campbell comme son colocataire.
En , Campbell lance une procédure de divorce devant la Cour supérieure de Los Angeles, déposant aussi une demande de protection contre Yiannopoulos. Il l'accuse de violences conjugales, notamment de violences physiques, d'injures racistes et de contrôle économique constant. Yiannopoulos aurait déclaré s'être servi de son mariage pour régulariser sa situation et avoir la « carte verte ». Celui-ci nie l'authenticité des échanges SMS présentés comme preuves. Ils ont toutefois servi pour déterminer son expulsion des États-Unis,.
Sous le pseudonyme de « Nero », (référence à l'empereur romain Néron), Milo Yiannopoulos se fait connaître par ses remarques politiques sur les réseaux sociaux, dont Twitter. Il se fait certifier son compte Twitter, avant que le réseau social ne lui retire sa certification.
En , Milo Yiannopoulos caractérise le remake du film SOS Fantômes comme un film « destiné à aider les femmes entre deux âges solitaires à mieux supporter le fait d'avoir été laissées en plan ». Après la sortie du film, des trolls s'en prennent sur Twitter à l'actrice afro-américaine Leslie Jones avec des insultes racistes et des commentaires intolérants. Milo Yiannopoulos rédige trois tweets publics au sujet de Jones dans lesquels il déclare : « SOS Fantôme recueille tellement peu de succès qu'ils ont envoyé Leslie Jones jouer les victimes sur Twitter », avant de décrire la réponse qu'elle lui adresse comme « quasiment illettrée » et de l'appeler un « mec noir »,,. De nombreux médias décrivent les tweets du polémiste comme des encouragements au harcèlement de Jones,.
Milo Yiannopoulos est ensuite banni à titre permanent de Twitter, pour ce que la société décrit comme « inciter ou s'engager dans le harcèlement ciblé de tiers »,,. De son côté, il affirme qu'il a été banni à cause de ses convictions conservatrices. Après son bannissement de Twitter, le hashtag #FreeMilo (#LibérezMilo en français) commence à obtenir du succès sur le site auprès de ceux qui s'opposent à la décision prise par Twitter. Dans une interview donnée à l'occasion de la convention nationale du Parti républicain de 2016, il remercie Twitter pour l'avoir banni en faisant valoir qu'il pensait que cela avait renforcé sa célébrité.
Le ministère de l'Intérieur australien décide de faire annuler les conférences que Milo Yiannopoulos devait donner dans le pays à la suite de ses commentaires controversé au sujet des attentats de Christchurch. Il avait notamment affirmé que les attentats s'étaient produits en raison de la tolérance des autorités vis-à-vis du « gauchisme extrémiste » et des « cultures religieuses barbares », poussant les gens à se radicaliser.